Santé et territoires en Afrique. Inégalité de besoins de santé et d'accès aux soins
Nguendo Yongsi H.Blaise
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782343140711
Les pays africains connaissent dans leur ensemble une transition démographique, une transition économique, voire une transition épidémiologique. Toutefois, cette transition épidémiologique s'effectue en même temps que la persistance des maladies infectieuses liées au sous-développement et ceci de manière différenciée selon les territoires. Dans ce changement rapide de la structure sociale rapportée aux territoires, on a abouti à des différences qui se traduisent par des inégalités ressenties comme une injustice. Ces disparités de santé, que ce soit de mortalité ou de morbidité, sont documentées par de nombreuses recherches en santé publique : de plus en plus de travaux de géographes, de sociologues ou d'économistes montrent l'importance des déséquilibres entre les hommes, en termes d'occupation ou d'appropriation des espaces et d'accès aux services de soins. Cependant, en Afrique, peu d'études interrogent les constructions sociales et territoriales qui participent à ces inégalités de santé. Ce constat est à l'origine du deuxième atelier du Réseau Africain de Formation et de Recherche en Santé et Territoires (RAFORST) tenu en mai 2016 à Constantine (Algérie), proposant de questionner l'articulation entre "Territoires et Santé".
Nombre de pages
266
Date de parution
27/02/2018
Poids
410g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343140711
Titre
Santé et territoires en Afrique. Inégalité de besoins de santé et d'accès aux soins
Auteur
Nguendo Yongsi H.Blaise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
410
Date de parution
20180227
Nombre de pages
266,00 €
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Au Cameroun, l'urbanisation n'est plus un phénomène marginal, mais une force majeure qui redéfinit les groupes sociaux, les économies et les environnements. La croissance urbaine rapide présente un potentiel de développement économique considérable, et les villes peuvent devenir des moteurs de création de richesse, d'innovation et de dynamisme social. Certaines le sont même déjà. Cependant, le risque d'une urbanisation non maîtrisée, marquée par la prolifération de l'habitat informel, la dégradation du cadre de vie et l'aggravation des inégalités socio-spatiales, est bien réel. En cela, cet ouvrage invite à un nouveau regard sur les traits de l'urbanisation du Cameroun, sur les villes, non pas comme des établissements humains à l'écart, mais comme des espaces pleinement inscrits dans les dynamiques de la mondialisation et de l'histoire contemporaine, et sur les systèmes urbains, compris comme l'ensemble des infrastructures, services et réseaux qui permettent le fonctionnement efficace des villes, incluant les transports, l'eau, la santé, l'énergie et les communications.
Priso D. Dickens ; Nguendo-Yongsi H. Blaise ; Main
La ville camerounaise contemporaine est en crise. La crise de l'eau qui en est une déclinaison est d'une actualité brûlante dans les principales villes du Cameroun et soulève une incompréhension : comment les citadins peuvent-ils connaître un difficile accès à l'eau courante alors que le pays dispose de nombreuses potentialités en eau ? Cet ouvrage essaie de décrypter les mécanismes d'un tel paradoxe en mettant un accent sur les conséquences sanitaires du non-accès à l'eau, à savoir le péril fécal, remarquable par la résurgence des maladies d'origine hydrique dans les villes. Un fait majeur à retenir est que la ville camerounaise, ou ce qui en tient lieu, est à la croisée des chemins. Elle paie le prix fort d'une construction urbaine sans urbanisation du fait de l'absence d'une vision managériale prospective qui aurait établi une adéquation entre la croissance démographique et celle des infrastructures socio-urbaines de base. Face aux dysfonctionnements relevés, un changement de paradigme de gestion de la ville s'impose et requiert entre autres l'adoption de la gouvernance territoriale pour une construction urbaine durable au Cameroun.
La vie dans la ville présente d'énormes potentiels pour la santé en ceci qu'elle assure un accès à une diversité de services et de commodités aux citadins, et offre des ressources matérielles (économiques et sociales) favorables à leur épanouissement. Toutefois, l'urbanité n'est pas sans répercussions défavorables sur la santé. En effet, la vie dans les grandes zones urbaines pose certains risques à la santé. Du fait d'une urbanisation rapide et brutale, ces risques semblent élevés dans les villes en développement (VED) dont le paysage épidémiologique est dominé par les maladies infectieuses comme les maladies diarrhéiques. Actuellement, les diarrhées sont encore responsables d'une mortalité infantile élevée dans les VED, et ce malgré les progrès importants effectués au cours des deux dernières décennies dans leur contrôle et prise en charge thérapeutique. A Yaoundé, où elles sévissent sur un fond endémique, les diarrhées infectieuses s'expriment de façon inégale dans l'espace urbain. Les disparités intra-urbaines relevées, tant du point de vue de la prévalence générale que de celui des types de diarrhées, montrent qu'elles constituent un problème majeur de santé publique. Puisque la santé d'une population est un phénomène complexe, caractériser la santé d'une ville exige de considérer divers éléments. Dans cet ouvrage, nous décrivons les facteurs de risques de maladies diarrhéiques en regard du processus d'urbanisation différenciée de la ville. La détermination des facteurs de risques associés à ces maladies diarrhéiques, et l'identification des espaces/populations à risques, peuvent servir aux aménageurs comme aux professionnels de la santé, d'outils de réflexion, pour une nouvelle approche de la politique de santé urbaine centrée sur des stratégies de prévention plus efficaces.
Avec près de deux naissances sur cinq survenant encore à domicile en l'absence d'un personnel quali é, le Cameroun est l'un des pays d'Afrique où les progrès sont les plus mitigés. Cet ouvrage vise à mettre en évidence les facteurs qui sous-tendent la survenue de l'accouchement à domicile au Cameroun. Au terme de l'analyse explicative, le nombre de CPN, le niveau de vie du ménage, le groupe ethnique, la zone de résidence, la religion, le degré de modernité sont les facteurs qui in uencent signi cativement la survenue de l'accouchement à domicile. A l'aune de ces résultats, il est recommandé que soient effectuées, surtout en milieu rural, des campagnes de sensibilisation et de causeries éducatives à base communautaire sur les questions de prise en charge de la grossesse et de l'accouchement. Il est en outre important de renforcer les programmes d'autonomisation nancière des femmes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...