Ce livre évoque la naissance du territoire qui va devenir la colonie française, puis la république du Tchad. Avec les braises de son passé, il éclaire le présent de cette région où palpite le coeur de l'Afrique... . j'ai convoqué à Koumra les vieillards les plus renommés des environs, et leur ai demandé, au terme de la palabre que je leur ai tenue, de me dire, en toute sincérité, à moi qui suis de leur race, ce qu'ils pensaient des Européens. Voici ce que tous m'ont répondu, par le truchement de l'un d'eux. "Nous aimons les blancs. Il y en a de bons. Il y en a d'autres qui le sont moins. N'importe. Avec eux, la vie est bonne et belle. " Nous qui te parlons aujourd'hui et qui sommes vieux et chenus, si nous pouvons le faire, si nous avons pu atteindre au grand âge qui est le nôtre, c'est grâce à eux. " Il n'en était pas ainsi, du temps de Rabbi. Si Rabbi était encore de ce monde, il y a beau temps que nous aurions disparu. " Or les blancs sont venus, qui ont interdit toute razzia. Ils ont, ce faisant, supprimé les meurtres inutiles dans lesquels se complaisaient les guerriers du Bornou et ceux du Baguirmi. " Ils ont, de plus, réconcilié les tribus saras entre elles. Maintenant, ce qui nous appartient est bien nôtre. Pourquoi voudrais-tu que nous ne les aimions pas ? " René Maran, Le Tchad de sable et d'or
Nombre de pages
172
Date de parution
24/07/2025
Poids
210g
Largeur
135mm
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EAN
9782336555027
Auteur
Ndjekery Nétonon Noël ; Little Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20250724
Nombre de pages
172,00 €
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C'est une histoire éternelle. Haïtara et Souloulou s'aiment mais l'amour est-il possible, quand il faut survivre dans un Tchad en guerre ou la haine parait tout régir ou d'une minute à l'autre le monde qu'on a connu peut s'effondrer. Ou les puissances étrangères attisent les braises ? Un regard sur le Tchad d'aujourd'hui et sur le bouleversement de ses sociétés.
Dans un Tchad miné par l'impunité, Dendo, une veuve refuse la diya, compensation qu'on veut lui verser pour la mort de son mari. Par contre, elle veut savoir pourquoi et par qui celui-ci a été tué. Pour mener cette quête onéreuse, elle va devoir se prostituer et s'adonner à la contrebande avec l'Europe. Cependant, elle finira, elle-même, en pleine Helvétie, par être ravalée au rang de vile marchandise dans un négoce qu'elle croyait définitivement remisé dans les livres d'histoire: le trafic d'êtres humains. Le Tchad aujourd'hui, vu avec humour; un fait de société, le trafic des femmes, vu avec réalisme.
Avec son idée d'attrape-rêves électronique, Bertrand Zuber est la cible des railleries de ses condisciples. Étudiant à l'École Polytechnique fédérale de Lausanne, il est pourtant persuadé de tenir, avec cette machine capable d'enregistrer puis de restituer les rêves en vidéo, l'idée du siècle. Lorsque deux français s'installent par hasard à sa table un midi, faisant preuve d'un intérêt inespéré, notre narrateur suisse s'empresse de leur expliquer son projet. Maximilien et Rodolphe sont frères, et sont, surtout, de riches héritiers souhaitant se faire un prénom... L'étonnant projet de Bertrand pourrait bien être le tremplin qu'ils attendaient. Mais l'aversion de Bertrand pour les Français en général pourrait bien faire capoter le projet. Cette haine viscérale, il l'a héritée de son ancêtre ? à qui il doit également son prénom ?, Camille-Bertrand Zuber, Garde suisse au service de Louis XVI, qui avait eu la langue tranchée en public pour avoir entonné un chant interdit. Dans une Europe où la Suisse apparaît de plus en plus comme « ce qu'est son trou à l'écrou », l'Hélvète parviendra-t-il à dépasser sa xénophobie ? Pourra-t-il continuer à penser que son village natal est le « milieu de la terre » ? Et surtout, parviendra-t-il à créer son fameux attrape-rêves électronique ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...