Avec son idée d'attrape-rêves électronique, Bertrand Zuber est la cible des railleries de ses condisciples. Étudiant à l'École Polytechnique fédérale de Lausanne, il est pourtant persuadé de tenir, avec cette machine capable d'enregistrer puis de restituer les rêves en vidéo, l'idée du siècle. Lorsque deux français s'installent par hasard à sa table un midi, faisant preuve d'un intérêt inespéré, notre narrateur suisse s'empresse de leur expliquer son projet. Maximilien et Rodolphe sont frères, et sont, surtout, de riches héritiers souhaitant se faire un prénom... L'étonnant projet de Bertrand pourrait bien être le tremplin qu'ils attendaient. Mais l'aversion de Bertrand pour les Français en général pourrait bien faire capoter le projet. Cette haine viscérale, il l'a héritée de son ancêtre ? à qui il doit également son prénom ?, Camille-Bertrand Zuber, Garde suisse au service de Louis XVI, qui avait eu la langue tranchée en public pour avoir entonné un chant interdit. Dans une Europe où la Suisse apparaît de plus en plus comme « ce qu'est son trou à l'écrou », l'Hélvète parviendra-t-il à dépasser sa xénophobie ? Pourra-t-il continuer à penser que son village natal est le « milieu de la terre » ? Et surtout, parviendra-t-il à créer son fameux attrape-rêves électronique ...
Nombre de pages
101
Date de parution
05/04/2024
Poids
82g
Largeur
106mm
Plus d'informations
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EAN
9782376651451
Titre
L'Angle mort du rêve
Auteur
Ndjekery Nétonon Noël
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
106
Poids
82
Date de parution
20240405
Nombre de pages
101,00 €
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C'est une histoire éternelle. Haïtara et Souloulou s'aiment mais l'amour est-il possible, quand il faut survivre dans un Tchad en guerre ou la haine parait tout régir ou d'une minute à l'autre le monde qu'on a connu peut s'effondrer. Ou les puissances étrangères attisent les braises ? Un regard sur le Tchad d'aujourd'hui et sur le bouleversement de ses sociétés.
Ce livre évoque la naissance du territoire qui va devenir la colonie française, puis la république du Tchad. Avec les braises de son passé, il éclaire le présent de cette région où palpite le coeur de l'Afrique... . j'ai convoqué à Koumra les vieillards les plus renommés des environs, et leur ai demandé, au terme de la palabre que je leur ai tenue, de me dire, en toute sincérité, à moi qui suis de leur race, ce qu'ils pensaient des Européens. Voici ce que tous m'ont répondu, par le truchement de l'un d'eux. "Nous aimons les blancs. Il y en a de bons. Il y en a d'autres qui le sont moins. N'importe. Avec eux, la vie est bonne et belle. " Nous qui te parlons aujourd'hui et qui sommes vieux et chenus, si nous pouvons le faire, si nous avons pu atteindre au grand âge qui est le nôtre, c'est grâce à eux. " Il n'en était pas ainsi, du temps de Rabbi. Si Rabbi était encore de ce monde, il y a beau temps que nous aurions disparu. " Or les blancs sont venus, qui ont interdit toute razzia. Ils ont, ce faisant, supprimé les meurtres inutiles dans lesquels se complaisaient les guerriers du Bornou et ceux du Baguirmi. " Ils ont, de plus, réconcilié les tribus saras entre elles. Maintenant, ce qui nous appartient est bien nôtre. Pourquoi voudrais-tu que nous ne les aimions pas ? " René Maran, Le Tchad de sable et d'or
A travers le combat d'une communauté villageoise pour se réapproprier son âme et reconquérir son unité, voici le tableau désopilant de l'Afrique d'aujourd'hui avec ses marchands d'illusions, ses soldats exilés droit du royaume de l'enfance et ses mères qui n'en peuvent plus de fournir de la chair à canon...
L'errance soudaine... Ébloui par le soleil, un homme précipite sa voiture dans un ravin. Il en réchappe, fortement troublé, et se met à marcher, sans idée précise, cherchant à retrouver ses esprits. Ce trouble laisse alors doucement place à une pensée qui, comme un flux de conscience, l'incite à prolonger une marche comme une longue traversée de paysages périurbains. ... d'un personnage énigmatique... Cet homme sans nom a tout oublié. Il apparaît comme étranger à lui-même, perdu, se dirigeant vers un avenir incertain. Comme un grand animal obscur est le récit d'une métamorphose au cours d'un voyage aussi imprévisible que déconcertant, et nous offre un véritable périple sensoriel. ... dans un décor brumeux et inquiétant. Cette traversée, au c'ur des paysages de la rive nord de la Méditerranée devenue la proie des flammes et d'un soleil de plomb, nous bascule dans un monde imaginaire et parallèle où la perception des lieux et du temps semble altérée, et où l'errance est synonyme de survie et de création.
« D'où vient ma passion pour cette langue qui fonctionne pour ainsi dire à l'envers de la nôtre, et pour la civilisation dont elle est le vecteur ? Pourquoi me consacrer à une tâche impossible, paradoxale, consistant à effacer les sons, l'écriture, et jusqu'à l'arrière-plan culturel d'un texte, pour reconstruire à partir de ces ruines avec une langue aux paradigmes si différents ? Pour répondre à ces questions, j'ai entremêlé éléments fondateurs de ma vocation de traductrice et réflexions nées d'une longue pratique. Chemin faisant, j'ai tenté de décrypter les sensations liées à cette activité : frustration de ne pouvoir tout transmettre, joie de la création nichée dans la part du texte original qui irrémédiablement résiste, vertige addictif du décentrement, analogue à celui que procure le voyage? » Corinne Atlan
Sur les berges d'un lac gelé, la narratrice assiste au sauvetage d'une orignale. Touchée par Arden, la femme aux mains d'araignée, et Jeff, l'homme à l??il de verre, qui se démènent l'un et l'autre pour sauver l'animale, elle décide de les accompagner dans le refuge dont ils s'occupent. Au c'ur d'une nature marquée par les saisons, où humains et non-humains tentent de cohabiter, notre narratrice apprivoisera ses propres fêlures tout en apprenant à soigner les bêtes sauvages, et à interpréter les sons et les odeurs de la forêt et de la rivière. Dans ces lieux qui façonnent les êtres qui les peuplent, comment exister sans empiéter sur ce qui nous entoure ?
Un soir de février 1973, des flammes s'élèvent par-dessus les arbres du parc des Buttes-Chaumont. C'est le collège Pailleron qui brûle, alors qu'à l'intérieur, des élèves et des professeurs du conservatoire de musique tentent de s'enfuir. Il n'aura fallu que quelques minutes pour que le bâtiment s'embrase totalement et ne laisse aucune chance aux pompiers d'intervenir et aux victimes de s'échapper... Si les causes de l'incendie sont criminelles - il a été déclenché par deux collégiens -, le drame vient surtout pointer du doigt les manquements graves à la sécurité constatés lors de nombreuses constructions de bâtiments scolaires dans les années 1960. C'est bel et bien la responsabilité de l'Etat qui est remise en cause. S'emparant de ce fait divers tragique, Corinna Gepner livre un récit tout à la fois personnel, poétique et documentaire, questionnant les traces que peuvent laisser - sur les lieux et en nous - des événements aussi traumatiques. Comment le passage du temps agit-il sur la mémoire et l'oubli ? La vie et la nature reprennent-elles toujours leurs droits ...