Des doctrines et des hommes. Perspectives psychanalytiques anthropologiques
Nadal Jean
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782336473154
Sur les parois des grottes de Lascaux, de Chauvet ou de Tassili-n-Ajjer, nos ancêtres, dans leurs oeuvres picturales, maîtrisaient profondeur, ronde-bosse, utilisaient fissures, diverticules ou mouvements de la roche pour mettre en perspective, déjà, leur rapport symbolique au monde animal, à la vie et à la mort. Pourquoi faut-il attendre le Quattrocento en Italie pour que l'Occident redécouvre la perspective ? Pourquoi ce trou vertigineux de quelques milliers d'années pour retrouver et reconsidérer - à partir de doctrines et de savoirs "constitués" sur l'anatomie, la physiologie de l'oeil et la géométrie - que la perspective n'est pas réductible à la perspective linéaire, mais permet d'affirmer un point de vue sur le monde : la naissance du perspectivisme ? Comment s'effectue ce virage épistémologique radical, considérant que notre intelligibilité du monde est influencée par nos points de vue individuels à partir de nos expériences, croyances puis, avec Freud, que l'humain est déterminé par l'inconscient ? Aussi sommes-nous conduits à un point de vue perspectiviste intéressant les liens que l'homme établit dans ses différents investissements et simultanément, à réinterroger les invariants fondateurs des mythes, des cultures et des sociétés. Considérations qui ont permis à Freud d'établir que la psychanalyse est une anthropologie ouverte sur une anthropologie psychanalytique.
Nombre de pages
174
Date de parution
05/07/2024
Poids
209g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336473154
Titre
Des doctrines et des hommes. Perspectives psychanalytiques anthropologiques
Auteur
Nadal Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
209
Date de parution
20240705
Nombre de pages
174,00 €
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Cézanne, Picasso, Miró, Kandinsky et Malévitch s'emparent de l'espace pictural et révolutionnent la peinture. Tout en refusant d'être des sujets captifs peuvent-ils, pour autant, échapper à l'influence de la psychanalyse, aux découvertes de la physique atomique et de la mécanique quantique qui lui sont contemporaines ? Révolution de la pensée conduisant à concéder, qu'au-delà des apparences, sont mises à jour des lois bouleversant les notions de « réel », de « réalité », de « visible » et « d'invisible ». La division de l'atome, la lumière qui peut se comporter comme onde ou corpuscule, l'irreprésentabilité des particules, infiltrent le « continuum hallucinatoire » nourri par l'expansion d'un « imaginaire quantique », influencent d'une manière déterminante cette nouvelle génération de peintres. En rupture avec le pouvoir des institutions, ils s'emparent du champ de la création, aspirent à rompre avec l'art figuratif, à modifier le monde pour atteindre l'abstraction, l'art conceptuel, voire le virtuel. « Peintres et scientifiques partageraient-ils le même processus créatif ? Ne nous engagent-ils pas à admettre une connaissance où s'entremêlent le sensoriel et l'intelligible, le savoir conscient et inconscient, cette « pensée de la complexité » ouverte sur la transdisciplinarité et le champ anthropologique ...
Impulsion, propulsion, expulsion, pulsation, tension, instinct, envie, désir violent autant de termes que des créateurs, et en particulier des peintres aussi différents que Léonard de Vinci, Munch, Rothko, Klee, Delacroix, Matisse, Monet, Dubuffet, Soulages, Picasso, Malevitch, Bacon, Beksinski ou Christin, avancent pour traduire l'énergie pulsionnelle qui les anime dans leur désir de créer. Comment un psychanalyste peintre envisage-t-il cette "pulsion de peindre" dans le cadre de la théorie analytique ? Cet ouvrage s'adresse autant au créateur, à l'amateur, au critique et à l'historien de l'art qu'au psychanalyste.
L'aphorisme "à quoi bon en rire quand on peut en pleurer" opère un renversement paradoxal du dicton populaire selon lequel "il vaut mieux en rire que d'en pleurer". Plus qu'une pirouette ironique, c'est une provocation à penser que le choix entre le rire et le pleur est un marqueur dans la clinique psychanalytique, la pensée philosophique, et nourrit la recherche en sciences sociales et en anthropologie psychanalytique. C'est ce chemin de crête virtuel, menant à Tipasa, où surgira Kamel Daoud, que nous invitent à emprunter Sigmund Freud, Friedrich Nietzsche, Albert Camus et Jacques Derrida, ce fil ténu où s'entrelacent pulsion, affect et sens, joie et détresse, ouverture et vulnérabilité.
Freud considérait "? la psychanalyse comme une anthropologie ? ", révélant toute la complexité de l'être humain. Longtemps centrée sur la thérapeutique de la névrose, elle s'ouvre à d'autres dimensions ? : le social, le politique, la création... Les postfreudiens ont ainsi mis en lumière l'importance du sensible et des émotions dans l'identité. Cet ouvrage revisite la construction du Sujet à travers les dynamiques de Fondation et de Refondation d'une anthropologie psychanalytique, reliant singularité et collectif. Grâce à une approche audacieuse du perspectivisme, les auteurs nous invitent à repenser les relations interculturelles, à interroger les tensions et les ruptures dans les invariants et à découvrir de nouveaux prismes d'analyse. Voyage fascinant qui bouscule nos certitudes et redéfinit notre perception du réel ? !