Révolution & compromis. Invention d'une solution aux incertitudes de la transition démocratique en T
Nachi Mohamed
NIRVANA
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EAN :9789938940022
Au-delà de la diversité socioculturelle et de la variété des valeurs au sein de la société tunisienne, une question centrale se pose : comment construire un monde pluriel, mais commun ? Comment faire cohabiter des visions divergentes : "moderniste" et "islamiste" ? Comment rendre les différences idéologiques compatibles ? Comment préserver le pluralisme politique et culturel ? En somme, comment garantir le vivre-ensemble, organiser des institutions ; comment gouverner la vie des individus, des groupes sociaux et celle de la Cité en tenant compte de leur diversité et en reconnaissant leur spécificité ? Depuis la révolution de 2010/2011, de nombreuses questions se posent aussi bien pour les Tunisiens que pour les observateurs avertis : pourquoi la Tunisie est le seul pays, dudit "printemps arabe", à avoir "réussi" sa "révolution" ? Pour quelles raisons le processus révolutionnaire n'a pas dégénéré en violence, malgré les assassinats politiques et le développement du terrorisme ? Dans quelle mesure le compromis constitue un rempart contre la violence ? Est-il pertinent de parler d'"exception tunisienne" ? En réunissant les meilleurs spécialistes en la matière, cet ouvrage collectif a l'ambition de développer une réflexion sociohistorique transversale et comparative à partir du prisme de l'idée-force de compromis. Le champ d'investigation est centré sur la société tunisienne, mais un regard comparatif sur d'autres expériences nationales de compromis permet d'alimenter le débat. D'où l'intérêt porté à des pays occidentaux - Allemagne, Belgique, Italie et Etats-Unis - mais aussi à d'autres pays arabes - Algérie, Liban, notamment.
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Nombre de pages
471
Date de parution
01/03/2017
Poids
615g
Largeur
150mm
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EAN
9789938940022
Titre
Révolution & compromis. Invention d'une solution aux incertitudes de la transition démocratique en T
Auteur
Nachi Mohamed
Editeur
NIRVANA
Largeur
150
Poids
615
Date de parution
20170301
Nombre de pages
471,00 €
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Cet ouvrage inaugure une réflexion nouvelle sur la place du compromis dans les sociétés démocratiques. Celles-ci sont de plus en plus confrontées au défi du pluralisme et des revendications de différences politiques, religieuses, culturelles, ethniques etc. Pour relever ce défi, elles doivent inventer des formes de régulation permettant de construire un monde commun, apaisant les conflits, les tensions et les violences ; ce qui passe immanquablement par la mise en place d?une multitude de figures de compromis. Cela ne peut se faire sans une construction politique de la différence basée sur le respect de l?Autre et la reconnaissance mutuelle. Le compromis apparaît à cet égard comme une réponse juste pour l?édification d?un monde commun permettant aux individus et groupes de cohabiter dans la différence, mais sans indifférence. Il véhicule une certaine utopie qui se révèle à travers la volonté d?un vivre-ensemble dans un monde pluriel, mais commun. Cet ouvrage a l?ambition de jeter les bases d?une philosophie sociale et politique adaptée à cette diversité. Il vise à repenser les fondements d?un pacte politique, d?un contrat social approprié aux sociétés pluralistes. Les contributions des meilleurs spécialistes, de renommée internationale, sont réunies dans cet ouvrage innovant et unique qui propose une perspective singulière pour penser le compromis.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
L'enjeu de cet ouvrage collectif est de tenter de reprendre à nouveaux frais les questions d'émancipations et de révolutions. Les auteurs du " Sud " et du " Nord ", venant d'horizons différents et se réclamant de disciplines diverses – sociologie ; anthropologie, économie, histoire, philosophie – partagent une même ambition : appréhender les nouveaux enjeux de l'émancipation et des révolutions en partant des expériences révolutionnaires récentes et des nouvelles formes de contestation sociale et " nouveaux mouvements sociaux " qui, au cours des dernières années, ont marqué et même transformé les espaces sociaux et politiques de nos sociétés. En mobilisant les outils théorétiques et méthodologiques des sciences sociales, les auteurs esquissent des analyses nouvelles et mettent en chantier des perspectives novatrices pour penser autrement les émancipations et des révolutions.
Qui contourne la loi et pourquoi ? - Comment analyser ces contournements avec le légal ? En mobilisant la notion foucaldienne d'illégalismes en lien avec la question de la transgression et du contournement de la loi et des normes, ainsi que des pratiques d'arrangement, les auteurs nous offrent un panorama actualisé "du jeu avec la loi" . Il apparaît que les pratiques illégales et les arrangements sont parfois l'expression d'une forme de dissidence vis-à-vis de l'autorité de l'Etat, de la société officielle et des institutions qui prétendent l'incarner. Ces pratiques constituent pour les "acteurs faibles" , les "sans-parts" (Rancière) des manières de faire-avec combinant des formes de négociation, de mobilisation et de "résistance" (Scott). Peut-on, dès lors, considérer certaines formes d'illégalisme et d'arrangement comme des "arts de faire" ou des "ruses subtiles" (de Certeau) et des pratiques légitimes de "résistance" (Scott) ? Comment peut-on considérer la "justesse" de telles pratiques : relèvent-elles d'une "économie morale" des pauvres (Thompson), d'une "pathologie du social" (Honneth) ou encore d'une dérive des conduites anomiques liée à la situation de crise et au "désordre" (Balandier) que traversent nos sociétés ?
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions démocratiques ou bien plutôt des obstacles à leur réalisation ? Question qu'on ne peut éviter, qui montre les dilemmes du rôle des partis au sortir de l'autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la démocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la démocratie alors qu'ils sont eux-mêmes et simultanément en voie de construction ? Il est vrai que les transitions démocratiques peuvent se faire par des institutions, mêmes improvisées, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu démocratique et pluraliste.