Le 18 avril 2008, par une résolution, les élus du conseil général de Mayotte délibèrent pour demander au gouvernement français la transformation de l'île française de l'archipel des Comores en département et région d'outre-mer. Au terme de onze mois d'une campagne électorale opaque, la population mahoraise s'exprime par un référendum le 29 mars 2009 à 99,24% en faveur du statut de département. Après avoir été une colonie française, puis une collectivité territoriale sui generis et une collectivité départementale, Mayotte devient à partir du 31 mars 2011, le 101e département français. D'aucuns s'accordent à dire que la départementalisation de Mayotte représente un cadre juridico-institutionnel stable. " C'est l'espoir d'un mieux-être et la fin de toutes les peurs, et de l'antagonisme comoro-comorien " (M. Condro). Mais la matérialisation de ces attentes va dépendre de la manière dont les acteurs politiques locaux traduisent toutes les conséquences du scrutin du 29 mars 2009. Ce livre propose une lecture dialectique de la période écoulée pour tenter de voir comment les hommes politiques actuels s'inscrivent dans ce processus. Quel rapport entretient la classe politique locale avec la jeune génération revenue dans l'île après des formations universitaires ? Comment cette élite s'empare-t-elle des problématiques locales ? Pourquoi la départementalisation de Mayotte a pris tant d'années à se concrétiser ? Peut-on à présent se satisfaire du compromis institutionnel proposé à propos du cas de Mayotte ? Et surtout, l'Etat pourra-t-il à présent tenir ses promesses ? De ces questions dépendra sans doute l'avenir de Mayotte.
Nombre de pages
108
Date de parution
12/04/2011
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296544796
Titre
Mayotte, le 101e département français. Et après ?
Auteur
N'Tro Madi Abdou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20110412
Nombre de pages
108,00 €
Disponibilité
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Dans le canal du Mozambique, la femme de tradition arabo-musulmane de l'Archipel des Comores et de certaines provinces de Madagascar est devenue un corps et un visage obéissant. Loin des velléités politiques, la prostitution, ou la décadence du corps, y revêt plusieurs visages. Visage d'enfant, visage de femme noire aux traits asiatiques, teint mat et regard perdu. Subrepticement, les corps se donnent et les sourires se figent, faisant le bonheur des "vazahas" (les étrangers ou les personnes de races blanches), venus, sans poils, avec nudité décente pour jouir des corps bégayants ; la femme se voit derechef déshabitée par son corps : il y a la femme docile, la femme "nymbawani", la femme argent, la femme a-battue, la femme violée, la femme traîtrise, la femme courroucée, la femme toilettée, la femme de "trottoir", la femme objet, la femme abjecte. Dans cette folle quête pour la chair, nombreux ne se désunissent pas.
Dans une écriture charnelle et polyphonique, le poète revisite un épisode marquant de l'histoire de Mayotte à la fin des années 1960 : le combat de Zéna M'Déré, Zaïna Méresse, Coco Djoumoi, Zakia Madi et de l'ensemble des « Chatouilleuses », ces femmes qui s'en prenaient aux dirigeants comoriens. Dans ces dix-neuf textes qui entrelacent le passé et le présent, le poète « trumbadour » appelle donc son peuple à se remettre en « marche zébu » pour défendre et incarner un destin altier, combinant fidélité et audace, métissages et unité, mémoire et vision.
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Envie de découvrir une véritable cascade magique ? Pour y parvenir, il va falloir traverser une forêt enchantée peuplée de toutes sortes d'animaux fantastiques connus (licorne, minotaure, loup-garou...) ou bien mystérieux (les boulapiks, les myrminis, les ramuriens, etc.). Et certains vous réservent de drôles de surprises… Facile de pénétrer dans ce monde étrange, mais comment en sortir... ? Pour cela, il faudra faire appel à votre sens de l'observation et résoudre 80 énigmes. Aidez-vous de la loupe fournie pour affiner votre regard ! Voilà une aventure collaborative et rejouable plusieurs fois !
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...