Figures mythiques et types romanesques. Essai sur les enjeux d'une sociologie du roman
Munier Brigitte
L'HARMATTAN
39,00 €
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EAN :9782747546348
Quelle place notre modernité désenchantée laisse-t-elle à la mythologie et aux rites ? S'appuyant sur des études concrètes (le rôle des symboles en politique, le hasard dans le jeu, les rituels amoureux, le prétendu symbolisme du Coca Cola, etc.), cet essai analyse le statut contemporain de la pensée mythique et symbolique puis en dénonce les exploitations illégitimes. Afin de confirmer la pérennité de la mythologie, il la confronte alors au roman, véhicule moderne de sa transmission. Une genèse du genre romanesque fonde l'existence de deux types littéraires référés à des besoins distincts : le roman réputé classique répond au désir de représentation des conflits et déceptions propres à l'évolution des temps modernes ; les romans d'aventures, policiers, etc., au contraire, reprennent en les travestissant les figures mythiques atemporelles pour satisfaire aux fantasmes d'un monde prévisible. Cette opposition résout une double difficulté : fonder objectivement la différence entre les types littéraires; réconcilier les sociologues (étrangers à la mythologie) et les anthropologues (assimilant structures mythiques et romanesques). L'étude de la mythologie devient ainsi l'outil d'une sociologie du roman.
Nombre de pages
458
Date de parution
01/11/2003
Poids
610g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747546348
Titre
Figures mythiques et types romanesques. Essai sur les enjeux d'une sociologie du roman
ISBN
2747546349
Auteur
Munier Brigitte
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
610
Date de parution
20031101
Nombre de pages
458,00 €
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Au XIXe siècle, le patrimoine renvoyait au passé bâti et culturel propre à fonder l'identité nationale. Devenue polysémique, cette notion souffre aujourd'hui d'un engouement accentuant la difficulté de sa définition. Ce second ouvrage de Délits de curiosité concentré sur la notion de patrimoine culturel, national et européen, en interroge le sens, en questionne les us et abus puis en médite les effets sans jamais perdre de vue sa dimension sociale...
L'histoire des parfums, signes de luxe et de richesse, accompagne le récit des grandes découvertes, de la naissance et de la chute des empires. Elle unit l'Orient à l'Occident et mêle l'Inde à la Grèce. Il est des civilisations du parfum, l'Arabie, l'Inde et l'Egypte, gigantesques marchés, foyers de convoitises et de guerres, mais aussi d'échanges culturels féconds. Pittoresques ou techniques, les ouvrages anciens ou récents des parfumeurs, puis des chimistes associent la complexité de leurs formules aux senteurs, en une alchimie étrangement poétique. En ce début de millénaire, l'engouement pour les parfums et ses diverses applications connaît une telle ampleur qu'une réflexion sur leur fonction perd tout caractère anecdotique. Quel sens et quelle portée doit-on donner à ce phénomène? Le voyage de Brigitte Munier à travers l'histoire des parfums explique la passion actuelle pour les arômes: un sésame pour restaurer une convivialité compromise par les exigences de la vie urbaine. Le parfum réconcilie l'individu et le social dans sa relation intime et collective.
L'importance des parfums et des odeurs est attestée dès l'âge de bronze en méditerranée orientale, de l'Egypte à la Mésopotamie où l'on trouve trace de l'utilisation d'aromate dans la fumigation pour honorer les dieux. Pourtant l'occident a vite méprisé l'odorat, à commencer par les philosophes grecs : Platon juge les plaisirs olfactifs d' "une qualité hédonique inférieure" et Aristote le qualifie de " sens intermédiaires ". Pendant plus de vingt-cinq siècles les odeurs sont reléguées au second plan alors que Kant fait encore de l'odorat " le dernier des sens de l'intime ". L'odorat était donc inférieur de tous les points de vue, cognitif, hédonique et social. Les sciences humaines, la médecine et les sciences exactes s'accordèrent à leur tour pour le concevoir telle une faculté peu développée et médiocrement utile que le progrès de la culture aurait fait régresser. Les choses commencèrent pourtant à changer à partir des années 1970, Marcel Detienne avec Les Jardins d'Adonis, bientôt suivi par Alain Corbin et son fameux Le Miasme et la jonquille paru au début des années 80 inspirèrent de très nombreux essais et articles qui redorèrent l'image d'un sens jusque-là injustement ignoré. Des progrès considérables furent accomplis en neurobiologie et c'est finalement le prix Nobel de médecine récompensant le travail des américains Linda Buck et Richard Axel en 2004 qui entrainera l'incroyable essor de l'étude de l'olfaction. Longtemps perçu comme le reliquat de l'évolution, le parent pauvre des recherches scientifiques, l'odorat révèle aujourd'hui une richesse exceptionnelle et se prête désormais à des travaux féconds. Dans son essai, Brigitte Munier nous propose une histoire occidentale de la sensibilité à l'odeur et aux parfums mêlée à l'intelligence de leur symbolisme. Le premier chapitre sera consacré au statut de l'aromate dans l'antiquité grecque et romaine, le second étudiera la place du parfum dans la Bible et sa place au moyen-âge, le chapitre III s'arrêtera sur les symboles, les images, la mémoire et le langage attaché au parfum jusqu'au chapitre IV et l'invention de la parfumerie de synthèse. Le chapitre V interrogera la façon dont l'imaginaire moderne du parfum puise à des mythes et des contes archaïques notamment à travers la publicité. L'étude du statut social de l'odeur intéressera le chapitre VI, le dernier chapitre sera lui consacré aux rêves et aux usages d'une osmologie pensée à l'ombre du troisième millénaire.
Voici venu le temps des « technocorps » : l'hybridation technologique du corps humain ne vise plus seulement à le réparer mais à l'améliorer. Des handicapés, amputés et appareillés, défient des athlètes valides à des championnats mondiaux et des technoprophètes théorisent l'avènement prochain d'une posthumanité immortelle? Le rapport NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, information et cognition), publié en 2002 aux États-Unis, affirmait déjà la possibilité d'améliorer les performances humaines par la convergence des technosciences. Pour la première fois de son histoire, l'humanité est confrontée à des choix majeurs concernant le devenir de son espèce.Issus de diverses disciplines ? l'anthropologie, la philosophie, les sciences de l'information et les sciences sociales ?, les contributeurs, ici réunis, offrent une lecture critique de l'innovation technoscientifique : son sens, ses promesses, ses paris et ses risques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...