Figures mythiques et types romanesques. Essai sur les enjeux d'une sociologie du roman
Munier Brigitte
L'HARMATTAN
39,00 €
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EAN :9782747546348
Quelle place notre modernité désenchantée laisse-t-elle à la mythologie et aux rites ? S'appuyant sur des études concrètes (le rôle des symboles en politique, le hasard dans le jeu, les rituels amoureux, le prétendu symbolisme du Coca Cola, etc.), cet essai analyse le statut contemporain de la pensée mythique et symbolique puis en dénonce les exploitations illégitimes. Afin de confirmer la pérennité de la mythologie, il la confronte alors au roman, véhicule moderne de sa transmission. Une genèse du genre romanesque fonde l'existence de deux types littéraires référés à des besoins distincts : le roman réputé classique répond au désir de représentation des conflits et déceptions propres à l'évolution des temps modernes ; les romans d'aventures, policiers, etc., au contraire, reprennent en les travestissant les figures mythiques atemporelles pour satisfaire aux fantasmes d'un monde prévisible. Cette opposition résout une double difficulté : fonder objectivement la différence entre les types littéraires; réconcilier les sociologues (étrangers à la mythologie) et les anthropologues (assimilant structures mythiques et romanesques). L'étude de la mythologie devient ainsi l'outil d'une sociologie du roman.
Nombre de pages
458
Date de parution
01/11/2003
Poids
610g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747546348
Titre
Figures mythiques et types romanesques. Essai sur les enjeux d'une sociologie du roman
ISBN
2747546349
Auteur
Munier Brigitte
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
610
Date de parution
20031101
Nombre de pages
458,00 €
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Capitale mythique pour les Français et les étrangers, Paris, la ville aux cent mille romans , disait Balzac, fut l'héroïne du grand roman français des débuts du XIXe siècle à la Belle Epoque : sans s'être donné le mot, et malgré la différence des tempéraments et des générations, les écrivains ont décrit cette capitale avec un souci de précision sociale et historique exemplaire. Ce phénomène, unique dans l'histoire, a donné à Paris son charme si particulier de cité littéraire. Il n'est pas nécessaire de connaître les romans cités pour lire cet ouvrage : ce n'est pas un essai sur la littérature, mais la mise en scène du roman de Paris ; l'auteur mobilise la parole des écrivains pour restituer leur fraîcheur aux événements du temps : on ira frémir sur les barricades aux côtés d'Hugo et de Louise Michel, s'ébaudir du cancan avec Maupassant ou suivre Léautaud dans la moiteur des passages. Interroger les romanciers permet de retrouver intactes les passions qui enflammèrent leur époque : la Commune, par exemple, ou l'Affaire Dreyfus... Brigitte Munier a conçu son livre comme une invitation à la flânerie dans un Paris alors vécu tel un spectacle joué et contemplé par ses habitants. Elle emmène le lecteur de la face brillante de la capitale, avec ses dandys et ses boulevards, à ses coulisses obscures, vers les apaches et la prostitution misérable de la zone. La flânerie devient promenade quand la vie s'accélère avec l'essor de l'industrie et de l'urbanisme au Second Empire. Le roman de Paris change à la Belle Epoque tandis que la ville cesse d'être l'héroïne du roman pour devenir l'enjeu d'une nostalgie : l'obsession de la vitesse a modifié la conception de la capitale dont cet essai fait l'analyse jusqu'au seuil de la Première Guerre mondiale.
Au XIXe siècle, le patrimoine renvoyait au passé bâti et culturel propre à fonder l'identité nationale. Devenue polysémique, cette notion souffre aujourd'hui d'un engouement accentuant la difficulté de sa définition. Ce second ouvrage de Délits de curiosité concentré sur la notion de patrimoine culturel, national et européen, en interroge le sens, en questionne les us et abus puis en médite les effets sans jamais perdre de vue sa dimension sociale...
L'histoire des parfums, signes de luxe et de richesse, accompagne le récit des grandes découvertes, de la naissance et de la chute des empires. Elle unit l'Orient à l'Occident et mêle l'Inde à la Grèce. Il est des civilisations du parfum, l'Arabie, l'Inde et l'Egypte, gigantesques marchés, foyers de convoitises et de guerres, mais aussi d'échanges culturels féconds. Pittoresques ou techniques, les ouvrages anciens ou récents des parfumeurs, puis des chimistes associent la complexité de leurs formules aux senteurs, en une alchimie étrangement poétique. En ce début de millénaire, l'engouement pour les parfums et ses diverses applications connaît une telle ampleur qu'une réflexion sur leur fonction perd tout caractère anecdotique. Quel sens et quelle portée doit-on donner à ce phénomène? Le voyage de Brigitte Munier à travers l'histoire des parfums explique la passion actuelle pour les arômes: un sésame pour restaurer une convivialité compromise par les exigences de la vie urbaine. Le parfum réconcilie l'individu et le social dans sa relation intime et collective.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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