Sous les tropiques de Kinshasa est un recueil de récits où prose et poésie s'additionnent allègrement, afin d'obtenir d'une peinture sociale où divers domaines de la vie font irruption sur scène : la politique, l'économie, la religion, le social, l'éducation, etc. L'ouvrage dénonce "l'irrationnel kinois" : ses ramifications (la bouffonnerie et la dramaturgie politique, le marasme sociétal, la mise aux enchères de la Parole de Dieu par des vendeurs d'illusion armés d'une bigoterie hystérique), ainsi que ses mochetés burlesques (le déguisement de la prostitution juvénile, la loi du moindre effort marqué du sceau de l'instinct de survie, les rivalités tribales, l'immigration clandestine, la pollution sonore, etc.). Par-delà la dose de fiction et d'humour dont il est marqué à certains endroits, le présent livre plonge le lecteur dans le train-train vital de la capitale de la République démocratique du Congo, où la majeure partie de la population vit au taux du jour" et reste juchée sur le mât de la débrouillardise.
Grâce Mawete est une jeune Congolaise qui vit une vie paisible mais assez morne à Kinshasa. Alors qu'elle a perdu presque tout espoir de voir les choses s'améliorer, elle va faire la rencontre de David Brice, qui va lui faire un enfant et l'abandonner. Mais désormais, Grâce a décidé de se battre pour se créer une vie et ne plus seulement la subir. Elle va donc changer de ville, aller à Lubumbashi et se fonder un nouvel avenir pour elle et sa fille.
De la période de l'exploitation primitive par Léopold II à la colonisation par la Belgique, de la désintégration de l'Etat au lendemain de l'indépendance à l'échec des plans ambitieux de Mobutu, puis des deux grandes guerres sous Kabila père et Kabila fils à la tentative de création d'un nouvel Etat, ce livre analyse les facteurs explicatifs du contraste au Congo entre les riches dotations en ressources et l'étendue de la pauvreté humaine. L'ouvrage met en évidence le mal zaïrois, cette forme d'incapacité innée de l'Etat congolais à mettre en oeuvre les politiques publiques annoncées.
La liberté d'accès à la commande publique procède des principes constitutionnels d'égalité des citoyens devant la loi et de la libre concurrence. La liberté d'entreprendre, l'égalité de traitement des candidats, la transparence de la procédure..., tels sont les principes fondamentaux qui gouvernent tout processus de passation des marchés publics en République démocratique du Congo et s'imposent aux acheteurs publics. Ils concourent à éradiquer le fléau qui gangrène les marchés publics et, en général, la gestion des finances publiques : la corruption. En ce qui les concerne, interdiction est faite aux entrepreneurs, aux fournisseurs et aux prestataires de services, de commettre certains actes, qualifiés d'improbes, dans la passation ou dans l'exécution des marchés publics, sous peine des sanctions administratives et ce, sans préjudice des peines prévues par la loi pénale. Dans le présent ouvrage sur le Droit congolais des marchés publics, il est fait l'autopsie de tous ces principes fondamentaux, et l'auteur livre au lecteur une analyse prospective de l'ensemble de la réglementation consacrée dans ce secteur capital de la vie nationale, depuis la réforme opérée par la loi n° 10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics. Loin d'être uniquement un essai théorique, l'ouvrage analyse également quelques cas pratiques dont la prise en compte suggère de nouvelles perspectives pour un éventuel réajustement de la réforme ainsi opérée.
Avec la mondialisation, le monde est devenu un système globalisé où interagissent dans la complémentarité et la complexité divers acteurs pour l'intégration qui est cependant l'oeuvre des puissants capitalistes anciens et nouveaux ou émergents, avec comme défi la réduction de la souveraineté de l'Etat-Nation au profit notamment des ONGs et IFI. La souveraineté est devenue relative suite au droit international et selon la puissance (politique, économique, militaire, diplomatique, ...) d'un Etat. L'auteur fait le bilan des effets de la mondialisation dans le contexte africain et congolais et se pose la question de sa pertinence. Pour Junior Kabuika, l'Etat-Nation reste l'unité fondamentale et irremplaçable du système-monde qu'il faut par contre renforcer pour faire face aux enjeux planétaires et aux dérives de la mondialisation.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...