
Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l'idéologie allemande
Hitler, le nazisme et le Troisième Reich ne firent pas preuve d'une grande originalité intellectuelle. C'est en étudiant les fondements idéologiques de l'hitlérisme que l'historien américain George L. Mosse a mis en lumière combien le romantisme allemand, dans son culte du Volk, de la terre et du sang, avait constitué le terreau d'une pensée raciale et ethniciste (völkisch) qui fit plus tard l'armature intellectuelle du régime national-socialiste. La foi germanique en un peuple aryen et vierge de tout héritage biblique, l'exaltation des anciens Germains, le culte de la race enfin, avaient dès la seconde moitié du XIXee siècle ouvert la voie à une idéologie d'exclusion. Bien avant 1914, la pensée völkisch avait pénétré les mouvements de jeunesse allemands comme l'essentiel du milieu universitaire. Avec le traumatisme consécutif à la défaite de 1918, elle trouve un relais parmi une fraction importante des anciens combattants comme dans une large partie de la société allemande travaillée par le ressentiment et un antijudaisme fonctionnant ici comme un code culturel et social. Le mouvement hitlérien saura canaliser cette nébuleuse idéologique et traduire ces frustrations en termes politiques. En transformant in fine l'aspiration à une révolution antibourgeoise en révolution antijuive. Enfin traduit en français, ce livre, capital, met en lumière la profondeur de l'enracinement intellectuel du Troisième Reich dans l'histoire de l'Allemagne comme dans celle, plus largement, du Vieux Continent.
| Nombre de pages | 401 |
|---|---|
| Date de parution | 18/10/2006 |
| Poids | 588g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782702137154 |
|---|---|
| Titre | Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l'idéologie allemande |
| Auteur | Mosse George L. ; Darmon Claire |
| Editeur | CALMANN-LEVY |
| Largeur | 150 |
| Poids | 588 |
| Date de parution | 20061018 |
| Nombre de pages | 401,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

De la Grande Guerre au totalitarisme. La brutalisation des sociétés européennes
Mosse George L. ; Magyar Edith ; Audoin-Rouzeau StEn 1914, une génération s'engagea dans la guerre pour ce qu'elle croyait être une cause juste. Quatre ans de conflit entraînèrent la mort de dix millions d'hommes et ébranlèrent, en profondeur, les sociétés et les régimes européens. Une fois la paix retrouvée, les formes de la commémoration occultèrent le souvenir de ce carnage ; en Allemagne, en Italie comme dans les pays vainqueurs, afin d'exorciser le traumatisme de la violence, on préféra exalter le martyre des soldats, en sacralisant leur combat. C'est une telle sanctification que George Mosse étudie dans ce livre, à travers ce qu'il nomme le "mythe de la guerre" : la mémoire déformée du combat, le culte quasi religieux du soldat qu'évoquèrent les monuments aux morts ou les cartes postales. L'auteur montre aussi comment, par un étrange processus destiné à apprivoiser la mort, la guerre devint un objet de commerce : jeux pour enfants, bibelots, souvenirs humoristiques ne traduisaient-ils pas ce besoin de banaliser l'horreur ? Mais exorcisée ou banalisée, l'expérience de la mort massive ne fut pas sans entamer la valeur de l'existence humaine, rendant alors concevable la violence totalitaire. Le mythe de la guerre fut exploité par les partis extrémistes ; il nourrit le nationalisme de revanche. De ce processus de "brutalisation", le nazisme est directement issu. George J. Mosse, récemment décédé, il était professeur à l'université de Madison et à celle de Jérusalem. Son oeuvre, essentiellement consacré à la Première Guerre Mondiale et aux fascismes, est encore méconnue en France.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER30,29 € -

La révolution fasciste vers une théorie générale du fascisme
Mosse George-L ; Sené Jean-FrançoisRésumé : Qu'est-ce que le politique pour les Modernes ? Est-ce une religion civile, est-ce une esthétique ? Et qu'en est-il des fascismes ? George Mosse répond à ces questions dans ce qui est le dernier livre paru de son vivant. Il y rejette l'idée que le fascisme s'est imposé en Europe par la force et la terreur et qu'il s'est maintenu par une propagande glorifiant le leader. L'aspect le plus original de son approche est d'analyser le caractère séducteur (fascism appeal) et attractif des fascismes sans en confondre les différentes versions. En rappelant les origines révolutionnaires des fascismes, la forte charge utopique, la prétention d'offrir une " troisième voie " entre communisme et capitalisme, la célébration de la communauté nationale, la réactivation des mythes romantiques et mystiques, l'exaltation du mouvement et de la vitesse et en expliquant la manipulation des images de la beauté masculine,Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l'idéologie allemande
Mosse George L. ; Darmon Claire ; Audoin-Rouzeau SHitler, le nazisme et le Troisième Reich n'ont pas fait preuve d'une très grande originalité intellectuelle. En étudiant les fondements idéologiques de l'hitlérisme, George L. Mosse montre combien le romantisme allemand du XIXe siècle, dans son culte du Volk, de la terre et du sang, avait déjà constitué le terreau d'une pensée raciale et ethniciste (völkisch) qui servit plus tard d'armature intellectuelle au régime national-socialiste.La pensée völkisch avait ainsi pénétré les mouvements de jeunesse allemands et le milieu universitaire bien avant 1914, et s'était ensuite propagée parmi les anciens combattants et une part importante de la population allemande. C'est cette nébuleuse idéologique et ces frustrations que le mouvement nazi parviendra à canaliser en termes politiques, pour transformer la révolution antibourgeoise en révolution antijuive.Une étude capitale de l'enracinement intellectuel du Troisième Reich clans l'histoire de l'Allemagne comme dans celle du Vieux Continent. Biographie: George L. Mosse (1918-1999). Juif allemand, il s'exila aux États-Unis avec sa famille en 1933. Professeur émérite d'histoire à l'université du Wisconsin, il fut l'auteur d'ouvrages majeurs sur le nazisme, encore peu traduits en France.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,95 € -

LES INSTITUTIONS GRECQUES
MOSSELes Grecs ont inventé la politique et les institutions qui en permettaient le fonctionnement. C'est d'abord à l'intérieur d'un cadre spécifique, la Cité (Polis en grec), que ces institutions se sont développées. Mais, si partout on retrouve assemblée, conseil et magistrats, les conditions d'accès à la citoyenneté et les pouvoirs relatifs de ces différentes institutions ont donné naissance à deux modèles opposés : la démocratie, qui atteint son plein épanouissement au Ve et au IVe siècle à Athènes et où s'affirme, au sein de l'assemblée comme des tribunaux populaires, la souveraineté du démos, de l'ensemble des citoyens ; l'oligarchie qui présente une infinité de variantes, mais qui, au Ve siècle en particulier, se réfère au modèle spartiate où deux rois et vingt-huit gérontes contrôlent les affaires de la cité. Si celle-ci demeure le cadre privilégié de la vie politique grecque, on ne doit pas pour autant négliger les autres formes d'Etat, en particulier les confédérations dont le livre donne un bref aperçu. De nombreux textes illustrent le fonctionnement de ces diverses institutions. Ce livre s'adresse aux étudiants d'histoire et de lettres classiques du ler et du 2e cycle.Sur commandeCOMMANDER14,76 €
Du même éditeur
-

Jusqu'à la rivière. Amour, deuil et liberté
Gilbert Elizabeth ; Barbaste ChristineLorsque Elizabeth Gilbert rencontre Rayya Elias, à New York, au début des années 2000, elle est immédiatement frappée par la verve de cette femme affranchie qui devient sa con dente et amie. Mais en 2016, lorsque Rayya apprend qu'elle est atteinte d'un cancer incurable, leur amour s'impose comme une évidence. Toutefois, la relation - certes, magnifique et passionnée - est loin d'être un conte de fées, et fait ressortir des comportements toxiques qui mettent leur couple à rude épreuve. Après la mort de Rayya en 2018, Gilbert, bouleversée, doit surmonter ce deuil et reconstruire sa vie. Avec Jusqu'à la rivière, Elizabeth Gilbert nous rappelle qu'entre l'amour et la mort, le chagrin et l'espoir, il existe un chemin sinueux vers la lumière.EN STOCKCOMMANDER23,00 €
De la même catégorie
-

Europes : Une histoire personnelle
Garton Ash Timothy ; Aronson Emmanuelle ; Aronson« Le livre dont l'Europe avait besoin, au bon moment. »Timothy Snyder, auteur de De la libertéDe la reconstruction d'après-guerre et son idéal d'un territoire « entier, libre et en paix » à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, Timothy Garton Ash retrace l'extraordinaire histoire de notre continent.L'auteur, qui a consacré sa vie à cette étude, et conseillé différents présidents et ministres, s'appuie sur un demi-siècle d'expériences vécues ou rapportées : la sienne, celle de son père qui a participé au débarquement, et celles des Européens de toutes nationalités qu'il a interrogés, illustres comme anonymes.Du vent de liberté soufflant sur les chantiers navals polonais à Paris frappée par le terrorisme, en passant par la fondation de l'Union européenne, Europes est la chronique lucide de notre époque, ainsi qu'un cri d'alarme pour sauver ce que nous avons collectivement réalisé.Traduit de l'anglais par Emmanuelle et Philippe AronsonNotes Biographiques : Né à Londres en 1955, Timothy Garton Ash est historien, professeur d?études européennes à l'université d'Oxford, journaliste et essayiste. Auteur d'une dizaine de livres, il a reçu de nombreux prix pour son travail historique et journalistique, dont le prix Charlemagne 2017 qui distingue les personnalités engagées pour l'unification européenne. Europes, son dernier livre, est traduit dans 20 langues.EN STOCKCOMMANDER26,10 € -

Réflexions sur le despotisme impérial de la Russie
Dullin SabineUn despote et une vision impériale : telle est la prison où l'identité russe est enfermée depuis des siècles. Et ce n'est pas Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt-cinq ans et artisan de la guerre en Ukraine, qui le démentira ! Il ne fait pas de doute qu'un régime pluraliste et ouvert ne peut émerger durablement en Russie tant que les Russes ne tournent pas aussi le dos à cette identité impériale qui se drape dans un faux anti-impérialisme et une fausse défense existentielle. Telle est la thèse audacieuse de cet essai qui se poursuit par un choix de textes - pour certains peu connus - d'Européens qui, du XVIe au XXIe siècle, ont interrogé le despotisme impérial de la Russie. Leur actualité est troublante. Car ne nous y trompons pas : fascinés et critiques, ces textes sont également un miroir tendu à l'Europe, lui renvoyant ce qu'elle fut : coloniale, impérialiste et fasciste - et ce qu'elle pourrait bien devenir : antidémocratique.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Ukraine, Kyïv, l'autre berceau de l'Europe. Pour tous ceux qui veulent comprendre
Melnychuk-Viktorsvit OxanaL'Ukraine interroge, questionne, interpelle. Elle a offert son histoire à la Russie ; en retour, celle-ci a cherché à l'effacer. Dès son émergence sur la scène politique européenne, l'Empire russe s'est attaché à détruire l'Ukraine. Pourquoi ? Parce qu'elle demeure le seul pays au monde à détenir la véritable histoire des tsars de Moscou, celle-là même que Pierre Ier et Catherine II ont tenté désespérément de dissimuler. L'Ukraine est la seule à savoir que la puissance de la Russie n'est qu'un mythe. C'est précisément pour cette raison qu'elle ne l'a jamais crainte et lui a toujours opposé une résistance acharnée. Cet ouvrage d'actualité nous convie à un voyage dans son Histoire, pour dévoiler, comprendre et déconstruire les mythes qui l'entourent. Car la grandeur magnifiée de la Russie n'est qu'illusion. Il révèle le grand réveil de l'identité ukrainienne, la prise de conscience d'un peuple aux racines millénaires (plus de 6 000 ans), obstinément ignoré par l'Europe jusqu'en 2022... et le début de la guerre.EN STOCKCOMMANDER23,90 € -

Les Romanov, 1613-1918
Montefiore Simon SebagRésumé : La dynastie des Romanov : vingt souverains, quatre siècles de règne, une destinée hors du commun. Ce livre dévoile le monde secret de la famille impériale, de Pierre le Grand, fêtard despotique, bâtisseur de l'autocratie russe, à Nicolas II, dernier empereur de Russie, dépeint comme un tsar réactionnaire et médiocre ayant précipité la chute de l'Empire, en passant par Catherine II, la plus grande des tsarines, qui multiplia les amants. L'historien Simon Sebag Montefiore nous fait revivre avec une intensité remarquable les moments clés qui ont ponctué la légende des Romanov, pour qui gouverner la Russie fut à la fois une mission sacrée et un cadeau empoisonné.EN STOCKCOMMANDER15,85 €



