Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l'idéologie allemande
Mosse George L. ; Darmon Claire ; Audoin-Rouzeau S
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EAN :9782757805138
Hitler, le nazisme et le Troisième Reich n'ont pas fait preuve d'une très grande originalité intellectuelle. En étudiant les fondements idéologiques de l'hitlérisme, George L. Mosse montre combien le romantisme allemand du XIXe siècle, dans son culte du Volk, de la terre et du sang, avait déjà constitué le terreau d'une pensée raciale et ethniciste (völkisch) qui servit plus tard d'armature intellectuelle au régime national-socialiste.La pensée völkisch avait ainsi pénétré les mouvements de jeunesse allemands et le milieu universitaire bien avant 1914, et s'était ensuite propagée parmi les anciens combattants et une part importante de la population allemande. C'est cette nébuleuse idéologique et ces frustrations que le mouvement nazi parviendra à canaliser en termes politiques, pour transformer la révolution antibourgeoise en révolution antijuive.Une étude capitale de l'enracinement intellectuel du Troisième Reich clans l'histoire de l'Allemagne comme dans celle du Vieux Continent. Biographie: George L. Mosse (1918-1999). Juif allemand, il s'exila aux États-Unis avec sa famille en 1933. Professeur émérite d'histoire à l'université du Wisconsin, il fut l'auteur d'ouvrages majeurs sur le nazisme, encore peu traduits en France.
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Nombre de pages
509
Date de parution
07/02/2008
Poids
301g
Largeur
110mm
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EAN
9782757805138
Titre
Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l'idéologie allemande
ISBN
2757805134
Auteur
Mosse George L. ; Darmon Claire ; Audoin-Rouzeau S
Editeur
POINTS
Largeur
110
Poids
301
Date de parution
20080207
Nombre de pages
509,00 €
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Mosse George L. ; Magyar Edith ; Audoin-Rouzeau St
En 1914, une génération s'engagea dans la guerre pour ce qu'elle croyait être une cause juste. Quatre ans de conflit entraînèrent la mort de dix millions d'hommes et ébranlèrent, en profondeur, les sociétés et les régimes européens. Une fois la paix retrouvée, les formes de la commémoration occultèrent le souvenir de ce carnage ; en Allemagne, en Italie comme dans les pays vainqueurs, afin d'exorciser le traumatisme de la violence, on préféra exalter le martyre des soldats, en sacralisant leur combat. C'est une telle sanctification que George Mosse étudie dans ce livre, à travers ce qu'il nomme le "mythe de la guerre" : la mémoire déformée du combat, le culte quasi religieux du soldat qu'évoquèrent les monuments aux morts ou les cartes postales. L'auteur montre aussi comment, par un étrange processus destiné à apprivoiser la mort, la guerre devint un objet de commerce : jeux pour enfants, bibelots, souvenirs humoristiques ne traduisaient-ils pas ce besoin de banaliser l'horreur ? Mais exorcisée ou banalisée, l'expérience de la mort massive ne fut pas sans entamer la valeur de l'existence humaine, rendant alors concevable la violence totalitaire. Le mythe de la guerre fut exploité par les partis extrémistes ; il nourrit le nationalisme de revanche. De ce processus de "brutalisation", le nazisme est directement issu. George J. Mosse, récemment décédé, il était professeur à l'université de Madison et à celle de Jérusalem. Son oeuvre, essentiellement consacré à la Première Guerre Mondiale et aux fascismes, est encore méconnue en France.
Résumé : Hitler, le nazisme et le Troisième Reich ne firent pas preuve d'une grande originalité intellectuelle. C'est en étudiant les fondements idéologiques de l'hitlérisme que l'historien américain George L. Mosse a mis en lumière combien le romantisme allemand, dans son culte du Volk, de la terre et du sang, avait constitué le terreau d'une pensée raciale et ethniciste (völkisch) qui fit plus tard l'armature intellectuelle du régime national-socialiste. La foi germanique en un peuple aryen et vierge de tout héritage biblique, l'exaltation des anciens Germains, le culte de la race enfin, avaient dès la seconde moitié du XIXee siècle ouvert la voie à une idéologie d'exclusion. Bien avant 1914, la pensée völkisch avait pénétré les mouvements de jeunesse allemands comme l'essentiel du milieu universitaire. Avec le traumatisme consécutif à la défaite de 1918, elle trouve un relais parmi une fraction importante des anciens combattants comme dans une large partie de la société allemande travaillée par le ressentiment et un antijudaisme fonctionnant ici comme un code culturel et social. Le mouvement hitlérien saura canaliser cette nébuleuse idéologique et traduire ces frustrations en termes politiques. En transformant in fine l'aspiration à une révolution antibourgeoise en révolution antijuive. Enfin traduit en français, ce livre, capital, met en lumière la profondeur de l'enracinement intellectuel du Troisième Reich dans l'histoire de l'Allemagne comme dans celle, plus largement, du Vieux Continent.
Résumé : Qu'est-ce que le politique pour les Modernes ? Est-ce une religion civile, est-ce une esthétique ? Et qu'en est-il des fascismes ? George Mosse répond à ces questions dans ce qui est le dernier livre paru de son vivant. Il y rejette l'idée que le fascisme s'est imposé en Europe par la force et la terreur et qu'il s'est maintenu par une propagande glorifiant le leader. L'aspect le plus original de son approche est d'analyser le caractère séducteur (fascism appeal) et attractif des fascismes sans en confondre les différentes versions. En rappelant les origines révolutionnaires des fascismes, la forte charge utopique, la prétention d'offrir une " troisième voie " entre communisme et capitalisme, la célébration de la communauté nationale, la réactivation des mythes romantiques et mystiques, l'exaltation du mouvement et de la vitesse et en expliquant la manipulation des images de la beauté masculine,
C'est donc bien avant 1914 que ce conflit a pris forme à la fois dans le discours des élites arabes, de la communauté juive séfarade et des sionistes d'Europe orientale. C'est cette genèse complexe et séculaire qui est explorée dans cet ouvrage, dans une démarche aussi objective que possible, en collaboration avec l'historien et spécialiste du Moyen-Orient Georges Bensoussan.
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Qu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie ? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. "
Un roman noir haletant où l'enquête de Konrad l'emporte dans les années 60, sur les traces d'un réseau d'espionnage. Du pur Indridason ! Un teinturier sans histoires, père célibataire, disparaît... Un cadavre est découvert sur la rive du lac Hafravatn et un trafic de Lada d'occasion avec des marins soviétiques est mis au jour. Quand, dans les fondations d'un chantier, on trouve le corps de Skafti, que Natan a avoué avoir noyé quelques années plus tôt, n'y aurait-il que Konrad pour s'inquiéter de tous ces événements étranges ? L'enquête de l'inspecteur à la retraite pourrait bien mener sur la piste des réseaux d'espionnage soviétiques dans les années 70... "Arnaldur Indridason éclaire d'une lumière crue une tranche de l'histoire islandaise". LE PARISIEN Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d'une série dont Les lendemains qui chantent est le sixième opus. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'islandais par Eric Boury