Le premier dossier de ce nouveau numéro concerne la formation sacerdotale. La formation sacerdotale comprend un part philosophique importante : dans la perspective de l'année de la foi, la deuxième rubrique s'intéresse donc à la philosophie de la religion, c'est-à-dire à ce que les philosophes, à la lumière de leur raison, exposent sur le fait religieux. La troisième rubrique de cette revue est une nouveauté : un cahier d'Ecriture sainte entièrement consacré à l'année de la foi. La quatrième rubrique est un dossier de théologie concernant la vertu de foi. La cinquième partie est également une rubrique nouvelle, consacrée à la liturgie comme expression de la foi. Le premier article concerne un sujet débattu durant le pontificat de Benoît XVI : le pape avait demandé de changer certaines traductions des paroles de l'institution prononcées par le célébrant sur le vin, versé pro vobis et pro multis. La traduction française, pour vous et pour la multitude, est très proche du texte originel latin, mais la plupart des langues européennes ont traduit par : pour vous et pour tous. Or, cette formule n'est pas sans implication théologique. L'étude de cette question est suivie d'un commentaire de la première prière eucharistique, dite canon romain. La rubrique des travaux de l'année s'ouvre par deux conférences données par le père Jean Miguel Garrigues sur le thème des anges. Enfin, un dernier cahier offre quelques conseils de lectures en philosophie, Ecriture sainte, théologie, spiritualité et histoire de l'Eglise.
Nombre de pages
200
Date de parution
10/10/2013
Poids
625g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9791090819719
Titre
Charitas n°3. Les raisons de la foi
Auteur
Moreau François-Régis
Editeur
AD SOLEM
Largeur
162
Poids
625
Date de parution
20131010
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nous croyons en un Dieu qui s'est révélé, c'est-à-dire qui s'est fait connaître aux hommes, et cette caractéristique met la foi chrétienne tout à fait à part des autres religions, qui sont une recherche de Dieu. Cet ouvrage cherche à comprendre ce qu'est la Révélation à travers la présentation qu'en donne la Bible, afin de saisir ce que signifie « croire », qui est l'acte essentiel du disciple du Christ. Dans une perspective qui s'intéresse aux fondements de la foi, nous verrons ensuite comment cette Révélation peut aujourd'hui nous toucher, et aussi ce qu'est la compréhension de la foi, ou « théologie », et pourquoi elle est indispensable au croyant s'il veut progresser dans la foi. Prêtre de la communauté Saint-Martin, docteur en théologie, l'abbé François-Régis Moreau est directeur de l'école supérieure de philosophie et de théologie de la maison de formation de la communauté à Évron. Dernière publication : Guide de lecture du concile Vatican II, 7 volumes, Perpignan, Artège, 2014.
Les médecins, les soignants, les thérapeutes écoutent leurs patients.Mais qu'est-ce que l'écoute psychosomatique ? Peut-on écouter l'inconscient et le traumatique à travers la souffrance d'un corps qui donne peu à penser ? Comment rendre intelligible ce corps qui parle d'un mal-être qui se dérobe à la conscience ? Ce livre à caractère pédagogique présente deux situations cliniques menées par Pierre Martyr sur un mode associatif mettant à jour l'élaboration mentale des patients qui, tous deux, présentent une maladie grave.Chaque entretien fait l'objet de commentaires destinés à faciliter la compréhension de la technique de l'anamnèse associative. Dans la troisième partie François Moreau envisage les difficultés de cette approche qu'il restitue dans le temps de l'histoire du sujet mais aussi au moment où se déroule l'entretien. L'attention est portée sur l'économie narcissique du couple soignant-soigné qui orientera de façon décisive la suite de la relation et la possibilité d'une écoute globale, c'est-à-dire véritablement psychosomatique.
Quel est le point commun entre Adecco, Engie, le groupe G7, la Grameen bank, Michelin ou le cuisiniste Schmidt ? Leurs dirigeants, qu’ils aient créé ou transformé leur organisation, incarnent une nouvelle forme de leadership : entrepreneurs bâtisseurs de sens, magiciens du désir d’agir, et prophètes d’un avenir plus incertain que jamais…Entrepreneurs, magiciens et prophètes, pour reprendre la célèbre typologie du charisme de Max Weber, ils le sont en effet chacun à leur manière : tous les dirigeants sur lesquels nous avons enquêté (24 personnes sur 3 continents), cherchent à construire du sens à travers un grand dessein. Il s’agit de bien plus qu’un simple artefact : leur vision est la base d’un processus interactionniste qui conduit à l’émergence de la nouvelle organisation. Et, comme par magie, ils suscitent l’engagement – souvent enthousiaste – de leurs employés. L’examen approfondi de l’activité langagière de ces dirigeants permet de jeter les bases d’un nouveau modèle organisationnel à l’ère numérique qui a de nombreuses conséquences, opérationnelles autant que conceptuelles, et pas seulement pour les entreprises.« Rien n’étant plus pratique qu’une bonne théorie », ce livre formule en conclusion les « 10 commandements » mis en œuvre au quotidien par ces nouveaux « leaders 4.0 ».
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.