Pourquoi revenir à Norbert Elias, alors que son oeuvre est désormais canonisée et que le sociologue allemand est inscrit au panthéon des sciences sociales, aux côtés d'Emile Durkheim, de Max Weber, de Talcott Parsons ou de Pierre Bourdieu ? Parce que cette reprise s'impose aujourd'hui comme une nécessité. Celle-ci tient, simultanément, à l'état de la discussion académique actuelle au sein des sciences sociales et à l'état des sociétés politiques dans lesquelles nous vivons. Les deux sont, pour Norbert Elias, inextricablement liés. Ce volume est consacré à l'explicitation de ce nouage auquel sa sociologie apporte une contribution inégalée. Celle-ci ne s'éclaire que si l'on consent à admettre que Norbert Elias effectue le geste sociologique, dans son intégralité, tel qu'il a été conçu et forgé par les fondateurs de la discipline. Et ce geste suppose de replonger les outils conceptuels de la sociologie dans le cadre ample de ce qu'Elias nomme le problème général de l'évolution historique. Trop souvent parcellisée, parfois malmenée, son oeuvre nous offre pourtant des ressources indispensables pour fonder le travail sociologique dans l'objectivité des mécanismes qui travaillent nos sociétés modernes et dans la normativité sociale sous-jacente à l'activité qu'elle génère en s'imposant tel un espace de contraintes et d'opportunités. C'est alors que la sociologie de Norbert Elias se fait politique, science des dynamiques socio-politiques et levier d'émancipation, indissociablement.
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Nombre de pages
310
Date de parution
17/02/2022
Poids
618g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782713229046
Titre
Sociologie politique de Norbert Elias
Auteur
Moreau de Bellaing Cédric ; Trom Danny
Editeur
EHESS
Largeur
150
Poids
618
Date de parution
20220217
Nombre de pages
310,00 €
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Fondatrice, avec Benjamin Constant, du libéralisme politique, Madame de Staël écrit une oeuvre à multiples facettes : philosophique, littéraire, politique. Dans toute l'œuvre prédomine une idée, celle de l'enthousiasme. Madame de Staël la fait agir comme un projecteur qui éclaire aussi bien les transformations sociales et politiques en 1789 que le renouveau des droits en 1914. L'idée d'enthousiasme révèle l'aspect sociologique de son œuvre, celui qui nous intéresse encore. En ces temps moroses, nous tentons, chez l'auteur, de redonner vie à cette idée, avec l'espoir qu'elle commence à s'opposer à une pensée de la renonciation.
La problématique du pouvoir qui est proposée prend en compte l'inconscient. Elle se refuse donc à donner la moindre primauté au pouvoir politique. Partant des individus et des groupes, elle s'efforce de montrer comment un " pouvoir de " peut apparaître, celui de notre quotidien par exemple, et comment, par un choix du libre arbitre, il peut devenir un pouvoir sur, en s'associant aux formes de l'obligation : agressivité, contrainte, force, violence, puissance, domination. Enfin, " pouvoir de " et " pouvoir sur ", il s'agit de montrer comment le pouvoir s'explicite et se rend agissant dans l'échange. C'est donc le pouvoir social et politique que nous faisons apparaître, réservant à un autre livre le pouvoir du politique et de la politique.
Montrer que Claude Lefort, dans Le Temps présent, a cherché à cerner et à comprendre non seulement la démocratie, mais la société démocratique, c'est-à-dire la démocratie comme mode de vie, tel est l'enjeu de ce livre. On y voit réapparaître la plupart des grands thèmes de son oeuvre, par exemple le totalitarisme et les droits de l'homme, et ses auteurs privilégiés : Machiavel, Tocqueville, Michelet, Marx, Arendt, Merleau-Ponty. Mais Lefort fait voir aussi que la société démocratique se déborde elle-même, positivement par son indétermination, qui toujours la travaille et la transforme, négativement par le risque qu'elle court à céder à l'attrait de l'Un.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.