Montrer que Claude Lefort, dans Le Temps présent, a cherché à cerner et à comprendre non seulement la démocratie, mais la société démocratique, c'est-à-dire la démocratie comme mode de vie, tel est l'enjeu de ce livre. On y voit réapparaître la plupart des grands thèmes de son oeuvre, par exemple le totalitarisme et les droits de l'homme, et ses auteurs privilégiés : Machiavel, Tocqueville, Michelet, Marx, Arendt, Merleau-Ponty. Mais Lefort fait voir aussi que la société démocratique se déborde elle-même, positivement par son indétermination, qui toujours la travaille et la transforme, négativement par le risque qu'elle court à céder à l'attrait de l'Un.
Nombre de pages
287
Date de parution
19/01/2011
Poids
355g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296542723
Titre
Claude Lefort et l'idée de société démocratique
Auteur
Moreau de Bellaing Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
355
Date de parution
20110119
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
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Une nouvelle perspective sur le social, c'est-à-dire sur les rapports sociaux, est proposée ici. Elle fait sa place à la subjectivité collective et individuelle. elle montre également comment l'investissement simultané dans le concret, le matériel, le corps, et dans le symbolique et l'imaginaire noue, dans l'échange réciproque, le social et le lien social. Cet investissement contribue également à créer et à recréer les actes et les oeuvres de la vie quotidienne et politique.
Fondatrice, avec Benjamin Constant, du libéralisme politique, Madame de Staël écrit une oeuvre à multiples facettes : philosophique, littéraire, politique. Dans toute l'œuvre prédomine une idée, celle de l'enthousiasme. Madame de Staël la fait agir comme un projecteur qui éclaire aussi bien les transformations sociales et politiques en 1789 que le renouveau des droits en 1914. L'idée d'enthousiasme révèle l'aspect sociologique de son œuvre, celui qui nous intéresse encore. En ces temps moroses, nous tentons, chez l'auteur, de redonner vie à cette idée, avec l'espoir qu'elle commence à s'opposer à une pensée de la renonciation.
La problématique du pouvoir qui est proposée prend en compte l'inconscient. Elle se refuse donc à donner la moindre primauté au pouvoir politique. Partant des individus et des groupes, elle s'efforce de montrer comment un " pouvoir de " peut apparaître, celui de notre quotidien par exemple, et comment, par un choix du libre arbitre, il peut devenir un pouvoir sur, en s'associant aux formes de l'obligation : agressivité, contrainte, force, violence, puissance, domination. Enfin, " pouvoir de " et " pouvoir sur ", il s'agit de montrer comment le pouvoir s'explicite et se rend agissant dans l'échange. C'est donc le pouvoir social et politique que nous faisons apparaître, réservant à un autre livre le pouvoir du politique et de la politique.
Ce dernier ouvrage s'inscrit dans une série (La Légitimation, La Fonction du libre arbitre, Le don et l'échange, Le pouvoir, L'accès au social) qui envisage globalement la question de la légitimation et de la légitimité sociales et politiques (au sens du politique). La politique apparaît ici, non en position de supériorité, de suprématie, mais d'écart, de distance maximale par rapport au politique, au social et à l'économique. L'auteur s'efforce de montrer comment, à travers des processus et états de légitimation et de légitimité continus et discontinus, nous la mettons toujours en place comme légitimation et légitimité politique (au sens de la politique). Constamment, il rappelle les excès accomplis par excès ou par défaut auxquels les différents types de légitimation et de légitimité sont exposés par ceux et celles, groupes et individus, qui les transgressent.