Ce dernier ouvrage s'inscrit dans une série (La Légitimation, La Fonction du libre arbitre, Le don et l'échange, Le pouvoir, L'accès au social) qui envisage globalement la question de la légitimation et de la légitimité sociales et politiques (au sens du politique). La politique apparaît ici, non en position de supériorité, de suprématie, mais d'écart, de distance maximale par rapport au politique, au social et à l'économique. L'auteur s'efforce de montrer comment, à travers des processus et états de légitimation et de légitimité continus et discontinus, nous la mettons toujours en place comme légitimation et légitimité politique (au sens de la politique). Constamment, il rappelle les excès accomplis par excès ou par défaut auxquels les différents types de légitimation et de légitimité sont exposés par ceux et celles, groupes et individus, qui les transgressent.
Nombre de pages
352
Date de parution
21/11/2013
Poids
530g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343010892
Titre
Légitimation. Tome 6, La genèse de la politique
Auteur
Moreau de Bellaing Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
530
Date de parution
20131121
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
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Une nouvelle perspective sur le social, c'est-à-dire sur les rapports sociaux, est proposée ici. Elle fait sa place à la subjectivité collective et individuelle. elle montre également comment l'investissement simultané dans le concret, le matériel, le corps, et dans le symbolique et l'imaginaire noue, dans l'échange réciproque, le social et le lien social. Cet investissement contribue également à créer et à recréer les actes et les oeuvres de la vie quotidienne et politique.
Fondatrice, avec Benjamin Constant, du libéralisme politique, Madame de Staël écrit une oeuvre à multiples facettes : philosophique, littéraire, politique. Dans toute l'œuvre prédomine une idée, celle de l'enthousiasme. Madame de Staël la fait agir comme un projecteur qui éclaire aussi bien les transformations sociales et politiques en 1789 que le renouveau des droits en 1914. L'idée d'enthousiasme révèle l'aspect sociologique de son œuvre, celui qui nous intéresse encore. En ces temps moroses, nous tentons, chez l'auteur, de redonner vie à cette idée, avec l'espoir qu'elle commence à s'opposer à une pensée de la renonciation.
La problématique du pouvoir qui est proposée prend en compte l'inconscient. Elle se refuse donc à donner la moindre primauté au pouvoir politique. Partant des individus et des groupes, elle s'efforce de montrer comment un " pouvoir de " peut apparaître, celui de notre quotidien par exemple, et comment, par un choix du libre arbitre, il peut devenir un pouvoir sur, en s'associant aux formes de l'obligation : agressivité, contrainte, force, violence, puissance, domination. Enfin, " pouvoir de " et " pouvoir sur ", il s'agit de montrer comment le pouvoir s'explicite et se rend agissant dans l'échange. C'est donc le pouvoir social et politique que nous faisons apparaître, réservant à un autre livre le pouvoir du politique et de la politique.
Montrer que Claude Lefort, dans Le Temps présent, a cherché à cerner et à comprendre non seulement la démocratie, mais la société démocratique, c'est-à-dire la démocratie comme mode de vie, tel est l'enjeu de ce livre. On y voit réapparaître la plupart des grands thèmes de son oeuvre, par exemple le totalitarisme et les droits de l'homme, et ses auteurs privilégiés : Machiavel, Tocqueville, Michelet, Marx, Arendt, Merleau-Ponty. Mais Lefort fait voir aussi que la société démocratique se déborde elle-même, positivement par son indétermination, qui toujours la travaille et la transforme, négativement par le risque qu'elle court à céder à l'attrait de l'Un.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...