Images du Dahomey. Edmond Fortier et le colonialisme français dans la terre des voduns
Moreau Daniela ; Nicolau Parés Luis ; Delannoy Jea
CINQ CONTINENTS
45,00 €
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EAN :9788874398881
Le photographe Edmond Fortier est né dans les Vosges (France) en 1862, mais s'est installé à Dakar, dans la colonie française du Sénégal, en Afrique occidentale, au cours de la dernière décennie du XIXe siècle. Il nous a laissé un corpus de plus de 4 000 images, publiées pour la plupart sous forme de cartes postales. Les négatifs originaux n'ayant pas été retrouvés pour l'instant, l'étude de sa production implique la collecte et la mise en ordre d'objets dispersés, depuis plus de cent ans, sous forme de correspondance. Ce livre s'en tient à une sélection bien précise : les clichés pris en 1908 et 1909 dans ce qui était alors la colonie française du Dahomey. Fortier, qui avait quarante-six ans, était alors un photographe expérimenté. Il avait beaucoup voyagé en Afrique de l'Ouest, visitant même la cité reculée de Tombouctou, aux confins du désert du Sahara, en 1906. Professionnel indépendant, éditeur et petit entrepreneur, il a produit ses cartes postales en France et les a vendues dans sa papeterie à Dakar aux touristes des navires transatlantiques faisant escale en ville et aux Européens vivant en Afrique. En 1908 et en 1909, Edmond Fortier a effectué deux voyages en Afrique de l'Ouest, dans la colonie du Dahomey, aujourd'hui république du Bénin. Accompagnant les autorités coloniales françaises, il quitte la capitale sénégalaise Dakar, où il réside, et se met à photographier la rencontre de la délégation avec les populations du Dahomey, y compris des rois et des ministres ; il enregistre des cérémonies, des célébrations et des scènes de la vie quotidienne. La compilation de ces images, diffusées à l'origine sous forme de cartes postales, se justifie par leur valeur documentaire, du point de vue historique et ethnographique. Bien que Fortier soit un étranger qui n'a passé que quelques jours au Dahomey, ses photographies ... encore peu étudiées ? contribuent à élargir notre connaissance de l'histoire du Bénin au début du XXe siècle. Il s'est probablement souvent immiscé dans les situations représentées, créant des jeux de rôle, car, détenteur d'une technologie de pointe à même de cataloguer et de classer « l'autre », il était un représentant emblématique de la domination coloniale. D'autre part, à l'inverse, intentionnellement ou non, sa façon de travailler a eu pour effet de permettre de documenter les expressions de la culture et de la religiosité africaines, contribuant ainsi à la mémoire collective des habitants de cette région. Comme nous le verrons, grâce à des circonstances favorables, Fortier a pu photographier d'importantes cérémonies du culte vodun. En outre, il fournit des vues de divers endroits comme Cotonou, Uidá, Aladá, Abomé et Sakété. Quant à la vie quotidienne de la population, il a visité de près le marché de Porto-Novo et a documenté le passage d'embarcations traversant le lac Nokué.
Nombre de pages
272
Date de parution
08/10/2020
Poids
986g
Largeur
192mm
Plus d'informations
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EAN
9788874398881
Titre
Images du Dahomey. Edmond Fortier et le colonialisme français dans la terre des voduns
Auteur
Moreau Daniela ; Nicolau Parés Luis ; Delannoy Jea
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
192
Poids
986
Date de parution
20201008
Nombre de pages
272,00 €
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De 1683 à 1694, Antoine Arnauld et Nicolas Malebranche, anciens " amis " et prêtres que leur intérêt pour Descartes, leur révérence pour Augustin et leur commune inquiétude face au " libertinage " semblaient pourtant destiner à s'entendre, polémiquèrent violemment. En insistant sur l'aspect philosophique de ces débats, cet ouvrage propose la première interprétation d'ensemble de cette célèbre confrontation. Y a-t-il de sérieuses raisons philosophiques au désaccord entre Arnauld et Malebranche ? Leur détermination permet-elle d'éclairer certains aspects du malebranchisme ? Existe-t-il une philosophie d'Antoine Arnauld et peut-on en préciser les contenus ? Répondre à ces trois questions amène à éclaircir trois champs de recherche. En premier lieu, la polémique entre Arnauld et Malebranche fut un événement intellectuel. Nombreux furent les grands esprits contemporains qui prirent position et se trouvèrent ainsi impliqués, à des degrés divers, dans l'empoignade. En signalant leurs réactions, on voit apparaître les contours des camps philosophiques des années 1680, ainsi que quelques-unes des lignes de fracture conceptuelles qui contribuèrent à cette " crise de la conscience européenne " dont parlait Paul Hazard. En second lieu, les références à Descartes sont fréquentes chez Malebranche, incessantes chez Arnauld : en interrogeant le statut et les modalités de ces renvois et rapports croisés à une grande figure absente qui hante le débat, on précise le statut de la catégorie " cartésianisme " en histoire des idées. Enfin, Malebranche et Arnauld parlent souvent de Dieu. Au point de fuite de ce travail, on est alors conduit à une nouvelle interrogation : l'impuissance théologique du cartésianisme est-elle congénitale, ou bien peut-on tirer des dividendes théologiques de la philosophie cartésienne sans en faire jouer les structures et en modifier les concepts fondamentaux ?
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
L'exploration sensorielle des rituels de l'opium en Indochine par un médecin collectionneur. Ce compendium conjugue une photographie instinctive et des textes profonds, révélant un rêve évanoui à travers une collection d'objets d'art exceptionnels. Noire Idole est un voyage immersif dans un ensemble sophistiqué tant par le choix des matières et des formes que de l'expression artistique. L'attirail sur le plateau laisse libre cours à l'imagination et à la virtuosité des artisans. Aucun des objets ne triche ; il en émane une perfection naturelle que nous renvoie modestement le miroir de l'image. C'est aussi un voyage sensoriel dans la pénombre, aux côtés du fumeur allongé. Le choix d'un fond noir transforme la réalité. Le signifiant des décors devient flou, la vision se trouble, le présent est suspendu sans limite. C'est encore un voyage mémoriel où la drogue n'est plus qu'un prétexte à la narration. L'Indochine apparaît dans et entre les lignes. L'auteur rend compte d'un double manque : un rituel perdu et un rêve défunt, une passion française inassouvie. Noire Idole est un recueil de textes. Une somme réunie sous le signe de l'émotion, de la confrontation des cultures et de leur fascination réciproque. Cette prose se nourrit d'une iconographie contemporaine mettant en scène une collection de pièces inédites exceptionnelles. - Présente une collection de photographies exceptionnelles et inédites, capturant le savoir-faire complexe et la perfection naturelle d'authentiques objets d'art liés à l'opium en Indochine. - Ecrit et photographié par Ronan Juglard, médecin de marine et collectionneur passionné, dont l'oeil instinctif sait déceler la beauté dans le "détail révélateur" d'objets rares. - Plus qu'une simple étude sur une substance, cet ouvrage se veut un voyage sensoriel à travers la mémoire, explorant le "rituel disparu" de l'Indochine d'autrefois et les passions françaises inassouvies. - Enrichi d'une préface signée par des experts de renom, Emmanuel Pierrat (avocat, bibliophile et commissaire d'exposition) et Alexandre Hougron (expert en art asiatique et antiquaire), apportant ainsi un poids institutionnel et académique significatif.
Kemarre Perkins Hetti ; Petitjean Georges ; Stitfo
L'art de Jackie Giles : un pont entre cosmologie aborigène et monde moderne. Ses peintures dévoilent la profondeur du Rêve et la sagesse d'un guérisseur. Pendant une grande partie de sa vie, Jackie Kurltjunyintja Giles Tjapaltjarri (vers 1935-2010) a mené une existence nomade, au cours de laquelle il a parcouru de vastes étendues de terre et, plus tard, passé du temps dans de petites communautés de la vaste région désertique occidentale de l'Australie. Jackie Giles était réputé en tant qu'homme d'un haut degré d'initiation et que guérisseur, maparnjarra dans sa langue, le ngaanyatjarra. Les pouvoirs de ces guérisseurs traditionnels incluent le don de voir dans le corps et même dans l'esprit des autres. Dans les années 1990, Jackie Giles a commencé à peindre à l'acrylique sur toile. Une connaissance complexe de sa terre et des histoires de rêve qui lui sont associées a inspiré "Mr. Giles" , comme on l'appelait souvent, dans sa création d'un important corpus de peintures célébrant le Tjukurpa, ou Rêve, qui imprègne le pays et constitue la pierre angulaire de son identité culturelle. Sa technique graphique complexe donne lieu à des images dynamiques et rythmées, dominées par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales, qui suggèrent le sens plus profond du sujet hautement secret et sacré du Rêve. Son oeuvre puissante, caractérisée par des compositions intenses et saisissantes, relie deux mondes ; la cosmologie ngaanyatjarra et le monde moderne en rapide évolution. - Jackie Kurltjunyintja Giles (vers 1935-2010) a commencé à peindre à l'acrylique sur toile dans les années 1990, traduisant ainsi ses connaissances traditionnelles en art contemporain. - L'oeuvre de Jackie Giles témoigne de la richesse de la culture aborigène et de sa capacité à s'adapter au monde contemporain. - Son style graphique complexe et dynamique se caractérise par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales suggérant le caractère sacré du Rêve.