De la roquette aux artichauts, du radicchio à la cima di rapa, du café aux digestifs, l'amertume joue un rôle de premier plan dans la cuisine italienne. Aucune autre cuisine européenne n'a une telle prédilection pour cette saveur qui a d'ailleurs donné son nom à des produits bien connus : les liqueurs comme l'Amaretto ou les variétés infinies d'amari, les vins comme l'Amarone ou le Negroamaro, et même ces délicieuses friandises aux amandes, les fameux amaretti. L'historien de l'alimentation Massimo Montanari puise dans les sources littéraires, les traités de botanique, les traités d'agriculture, les recettes de cuisine et de diététique pour retracer les origines de la prédilection de ses compatriotes pour l'amertume, dont les racines sont à trouver autant dans la paysannerie que dans la noblesse. Le goût amer se retrouve principalement dans les légumes crus, dans les salades et autres herbes, dont la consommation a caractérisé les habitudes alimentaires et l'alimentation des classes populaires et rurales au cours des siècles. Il est passionnant de suivre l'auteur et de constater combien « l'adoption de modèles paysans par la haute cuisine est un cas tout à fait insolite, qui caractérise l'histoire de la cuisine italienne comme aucune autre ». Dans l'histoire gastronomique de l'Italie, il existe de nombreuses démonstrations d'une influence « du haut vers le bas », du noble vers le populaire, et inversement. Cette « convergence inattendue », ce « subtil partage des goûts entre banquets aristocratiques et tables paysannes », pour reprendre les mots de l'auteur, nous emmène dans un voyage fascinant aux sources de l'amer.
Nombre de pages
102
Date de parution
16/01/2026
Poids
130g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865891726
Auteur
Montanari Massimo ; Pagan-Dalarun Martine
Editeur
MACULA
Largeur
130
Date de parution
20260116
Nombre de pages
102,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'étude sur une très longue durée de l'alimentation au cours de périodes de paix et de guerre, de disette et d'aisance, permet de retracer les évolutions entrelacées de l production, de la consommation et du goût. La lutte contre la faim des pauvres et des humbles, la conservation de leur abondance par les riches et les puissants, la rivalité entre le monde catholique et le monde protestant, le temps de Carême et ce lui de carnaval, le boire et le manger, en particulier le pain et la viande, le vin et la bière délimitent autant d'aspects de l'Europe qui sont analysés et illustrés par une connaissance remarquable des habitudes, des mentalités, des techniques et des moeurs.
Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.
Le manger est culture, parce qu'il a inventé et transformé le monde. Il est culture quand il est produit, quand il est préparé et quand il se consomme. Il est le fruit de notre identité et un instrument pour l'exprimer et la communiquer. Cuire le pain, conserver les fruits, dresser la table... chacun des actes lié au manger - même le plus simple et le plus quotidien - porte avec lui une histoire qui exprime une culture complexe. En préparant un simple plat de spaghettis à la tomate, nous faisons la synthèse (dans un geste qui représente aujourd'hui un signe de l'identité italienne) de l'heureuse rencontre entre une technique de production mise au point dans la Sicile médiévale occupée par les Arabes, et un produit américain importé en Europe par les conquistadors espagnols. A travers les multiples manières de produire, de préparer, de consommer et d'interpréter la nourriture, à des époques et dans des lieux divers, Massimo Montanari nous introduit à un aspect essentiel de la culture humaine.
On dit que les pâtes alimentaires sont nées en Chine ; que Marco Polo les a rapportées d'un voyage épique à Venise, avant qu'elles ne se répandent en Italie et dans le reste du monde... On dit encore que le melon a été introduit en France par Charles VIII revenant de Naples en 1495 ; que Catherine de Médicis raffolait des culs d'artichauts. On assure que la gastronomie française est née des fourneaux italiens, on aime enfin à rappeler que Claude Gellée, dit Le Lorrain, pâtissier avant de devenir le grand peintre que l'on sait, a inventé la pâte feuilletée, qu'Antoine Beauvilliers, cuistot du prince de Condé, officier en bouche, fut le premier restaurateur à Paris à la fin du XVIIIe siècle... Ce sont là quelques-unes des réalités émaillant cette prodigieuse Histoire de l'alimentation. Une histoire universelle qui s'étend de la Mésopotamie dans l'Antiquité aux Byzantins, des grands voyages de découverte à l'irruption du Mac Donald ! Un récit palpitant (dirigé notamment par Jean-Louis Flandrin, universitaire, spécialiste du goût et de l'alimentation) où les données historiques se mêlent aux comportements alimentaires, aux représentations diététiques et religieuses, aux anecdotes drôles, cocasses, toujours étonnantes, toujours colorées, naturellement savoureuses. --Céline Darner
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »