L'univers de Georges Bernanos (1888-1948) peut paraître démodé à l'heure de la décoloration du christianisme. Et pourtant, ses figures de prêtres gardent un étrange pouvoir de fascination sur les nouvelles générations. Nimbés d'élégance aristocratique, leur aisance à se mouvoir au sein de tous les milieux sociaux, leur langue française superbe d'exactitude et de distinction, ils témoignent d'une doctrine demeurée étonnamment prosélyte. Ce sont eux, avec les curés de campagne, qui suscitent et accompagnent les saints de Bernanos, ces fleurs délicates (Chantal) ou troublantes (Donissan) du roman moderne même si le mal y règne, jusqu'à l'angoisse. Les études ici présentées proposent une lecture méditative de l'oeuvre de Bernanos constamment arrimée aux trouvailles stylistiques de l'écrivain. A côté de la comparaison des faux jumeaux que constituent Sous le soleil de Satan et Le soulier de satin, Dominique Millet-Gérard aborde les écrits du journaliste de combat au service de la vérité. Aux récits hagiographiques mis en perspective de ceux de Huysmans ou de Mauriac s'ajoute la contribution de Claude Barthe à la psychologie surnaturelle de personnages hantés par la peur. Ils sont comme le démontre Emilie Bonnet les représentants d'une "esthétique théologique du Samedi saint" en attente de la "fécondité du chaos'. Quant à leur spiritualité typiquement carmélitaine, Philippe Richard conclut qu'elle trouve sens et salut dans l'oraison thérésienne. C'est donc bien dans ce compagnonnage du laïc et du prêtre que Bernanos transfigure en sacerdoce les aléas de la vie intérieure en berger toujours actuel de l'espérance chrétienne. Biographie de l'auteur Professeur de littérature française à la Sorbonne, Dominique Millet-Gérard s'attache à la mise en évidence des rapports entre esthétique et spiritualité. Avec Émilie Bonnet et Philippe Richard fins connaisseurs de l'oeuvre du cardinal Urs von Balthasar, l'Abbé Claude Barthe, directeur des Cahiers du roseau d'or, elle a réalisé cette étude sans équivalent consacrée au sacerdoce de l'écriture bernanosien."
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Nombre de pages
133
Date de parution
11/03/2009
Poids
225g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782916727479
Titre
Bernanos. Un sacerdoce de l'écriture
Auteur
Millet-Gérard Dominique ; Bonnet Emilie ; Richard
Editeur
VIA ROMANA
Largeur
160
Poids
225
Date de parution
20090311
Nombre de pages
133,00 €
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Les Bucoliques, écrit Hans Urs von Balthasar, sont l'horizon extrême de la vision poétique du monde ". Horizon extrême, parce qu'elles surgissent au moment même où le monde est sur le point de pivoter sur son axe, avec l'apparition du christianisme, et qu'elles portent en elles toute la plus haute mystique du paganisme, en une synthèse telle que nous n'arrivons pas aujourd'hui à en démêler avec certitude tous les fils, en même temps que quelque chose d'à la fois obscur, lumineux et insaisissable, qui a pu en toute bonne foi être interprété comme une prescience, l'indication mystérieuse de toutes les hauteurs et profondeurs de l'être véritable. A travers quelques auteurs choisis qui tous entretiennent un lien avec Virgile, Dominique Millet-Gérard essaie de cerner les constantes thématiques, stylistiques, et surtout d'esthétique spirituelle dans la bucolique, qui trahissent la permanence d'un genre poétique propre à l'homme d'Occident. De Virgile à Francis Jammes, en passant par Prudence, André Chénier, Maurice de Guérin notamment, la bucolique constitue comme la matrice culturelle par laquelle la poésie, après avoir célébré la beauté du monde, devient naturellement théologie pour célébrer la beauté de Dieu. C'est ce travail d'évangélisation des mots, cette rencontre de la culture antique et du christianisme que ce livre nous invite à découvrir à travers le destin des Bucoliques, ?uvre d'un poète au c?ur de franciscain, qui prouve aujourd'hui encore - peut-être surtout aujourd'hui -, que la nature ne se révèle dans la splendeur de sa signification qu'à travers un art achevé, exigeant, et ne se livre que par le truchement et l'éclairage indirect de la culture.
L'écriture de Claudel se refuse à la distinction classique entre prose et vers. Prose somptueuse, héritée des effets de la prose d'art antique, elle en est aussi un remodelage profond, ainsi qu'une réflexion sur la métaphysique de la création artistique. Ces vingt études signées par Dominique Millet-Gérard en examinent les sources d'inspiration, tant françaises qu'étrangères, et en dégagent l'esthétique théologique.
Rutilant et obscur, sanglant et pénétré par la Grâce, tonitruant et habité d'étranges silences, Tête d'Or de Paul Claudel est une œuvre qui a stupéfié les contemporains, rebuté les lecteurs (et son auteur lui-même !), fasciné les metteurs en scène jusqu'à ce qu'enfin, une fois disparu le poète qui en redoutait l'incarnation au théâtre, Jean-Louis Barrault la montât en 1959 à l'Odéon Théâtre de France. Boudé par le beau monde, salué au contraire par le public jeune, ce " drame de la jeunesse " a gardé intact son pouvoir de fascination, essentiellement dû à l'intensité poétique de son langage, mais aussi à la violence de la crise qui s'y joue et s'y résout. Diverses lectures d'universitaires et de gens de théâtre permettent ici de projeter quelque éclairage sur les difficultés de ce texte paradoxalement très savant en même temps que très brut, et d'en dégager la saveur littéraire et scénique.
Répartis sur les cinq continents, ils sont encore une trentaine de rois, d'empereurs et de princes, tenant leur couronne de dynasties parfois millénaires comme au Japon et leur autorité d'une investiture temporelle et spirituelle qui confère souvent un supplément d'âme à leurs nations.
La Varende Jean de ; Gaillardon David ; Delon Patr
La Normandie est riche de forêts : Ecouves, Perseigne et Bellême pour n'en citer que quelques-unes. La Varende évoque aussi les landes bretonnes où l'on chassait encore le loup au siècle dernier. Pour un gentilhomme campagnard comme lui, les chevaux, les chiens, la chasse à courre y trouvent leur place. Sans oublier la plaine grasse des labours d'automne d'où jaillissent les vols de l'alouette et de la perdrix rouge, et les grands lièvres hauts sur jarrets qui s'ensauvent droit devant et que le regard poursuit jusqu'à la ligne de l'horizon. Dans ces Contes des plaines et des bois, récits inédits en librairie, l'auteur évoque ses souvenirs de jeunesse, les vieilles demeures où vivaient des personnages originaux et hauts en couleur qu'il a rencontrés durant sa vie à la campagne. Il sait nous faire partager son respect et son amour de la Nature et, si la chasse est présente dans ses récits, il ne prétend pas s'en justifier, mais il la considère comme une école d'endurance et de courage, souvent même comme un certain art de vivre.
Longtemps ignoré, Augustin Cochin (1876-1916) fut redécouvert à la fin des années 1970 par François Furet, qui montra l'intérêt de son analyse des sociétés de pensée, pour la pleine compréhension de la Révolution française. Cochin expliquait la Révolution par les lois de fonctionnement des sociétés et des groupes. Il proposait ainsi une interprétation sociologique de la Révolution, et, au-delà, de la démocratie contemporaine. Cochin est désormais intégré au club des grands historiens de la Révolution, et même des philosophes et des sociologues de la démocratie. Mais cette intégration ressemble à une récupération. Elle est le fait d'une Université républicaine acquise à une conception consensuelle de la Révolution et de la démocratie libérale, expurgée des interprétations idéologiques caractéristiques des temps où l'une et l'autre étaient l'objet de débats passionnés. Avec son analyse distancée du fonctionnement des sociétés de pensée, Cochin favorise la promotion d'une vision dépolitisée de la Révolution et de la République, l'une et l'autre étant ainsi à l'abri de la critique partisane. La présentation qui est ainsi faite de son oeuvre fait oublier qu'il fut avant tout et surtout un contempteur de la Révolution, inspiré par une conception thomiste de l'homme et de la société, et que s'il reconnut l'intérêt heuristique de la sociologie durkheimienne, il en récusa constamment le substrat exclusivement rationaliste et athée. Cochin n'a pas seulement rénové l'étude de la Révolution, il a rénové d'abord l'historiographie contre-révolutionnaire elle-même, en lui donnant un argumentaire moderne, compréhensible pour nos contemporains.
Fille d'un officier de marine héros de la Résistance entré dans les Forces navales françaises libres (FNFL), Michèle Reboul livre un témoignage précieux sur sa vie, son parcours, ses amitiés et sa reconversion au christianisme