Le chant initiatique. Esthétique et spiritualité de la bucolique
Millet-Gérard Dominique
AD SOLEM
31,40 €
Epuisé
EAN :9782940090600
Les Bucoliques, écrit Hans Urs von Balthasar, sont l'horizon extrême de la vision poétique du monde ". Horizon extrême, parce qu'elles surgissent au moment même où le monde est sur le point de pivoter sur son axe, avec l'apparition du christianisme, et qu'elles portent en elles toute la plus haute mystique du paganisme, en une synthèse telle que nous n'arrivons pas aujourd'hui à en démêler avec certitude tous les fils, en même temps que quelque chose d'à la fois obscur, lumineux et insaisissable, qui a pu en toute bonne foi être interprété comme une prescience, l'indication mystérieuse de toutes les hauteurs et profondeurs de l'être véritable. A travers quelques auteurs choisis qui tous entretiennent un lien avec Virgile, Dominique Millet-Gérard essaie de cerner les constantes thématiques, stylistiques, et surtout d'esthétique spirituelle dans la bucolique, qui trahissent la permanence d'un genre poétique propre à l'homme d'Occident. De Virgile à Francis Jammes, en passant par Prudence, André Chénier, Maurice de Guérin notamment, la bucolique constitue comme la matrice culturelle par laquelle la poésie, après avoir célébré la beauté du monde, devient naturellement théologie pour célébrer la beauté de Dieu. C'est ce travail d'évangélisation des mots, cette rencontre de la culture antique et du christianisme que ce livre nous invite à découvrir à travers le destin des Bucoliques, ?uvre d'un poète au c?ur de franciscain, qui prouve aujourd'hui encore - peut-être surtout aujourd'hui -, que la nature ne se révèle dans la splendeur de sa signification qu'à travers un art achevé, exigeant, et ne se livre que par le truchement et l'éclairage indirect de la culture.
Nombre de pages
347
Date de parution
19/06/2000
Poids
525g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782940090600
Titre
Le chant initiatique. Esthétique et spiritualité de la bucolique
Auteur
Millet-Gérard Dominique
Editeur
AD SOLEM
Largeur
145
Poids
525
Date de parution
20000619
Nombre de pages
347,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'écriture de Claudel se refuse à la distinction classique entre prose et vers. Prose somptueuse, héritée des effets de la prose d'art antique, elle en est aussi un remodelage profond, ainsi qu'une réflexion sur la métaphysique de la création artistique. Ces vingt études signées par Dominique Millet-Gérard en examinent les sources d'inspiration, tant françaises qu'étrangères, et en dégagent l'esthétique théologique.
Rutilant et obscur, sanglant et pénétré par la Grâce, tonitruant et habité d'étranges silences, Tête d'Or de Paul Claudel est une œuvre qui a stupéfié les contemporains, rebuté les lecteurs (et son auteur lui-même !), fasciné les metteurs en scène jusqu'à ce qu'enfin, une fois disparu le poète qui en redoutait l'incarnation au théâtre, Jean-Louis Barrault la montât en 1959 à l'Odéon Théâtre de France. Boudé par le beau monde, salué au contraire par le public jeune, ce " drame de la jeunesse " a gardé intact son pouvoir de fascination, essentiellement dû à l'intensité poétique de son langage, mais aussi à la violence de la crise qui s'y joue et s'y résout. Diverses lectures d'universitaires et de gens de théâtre permettent ici de projeter quelque éclairage sur les difficultés de ce texte paradoxalement très savant en même temps que très brut, et d'en dégager la saveur littéraire et scénique.
Reprenant ses travaux sur la direction spirituelle, le père Jean-Pierre Putois les a enrichis de nombreuses références scripturaires, mais également d'une proposition de Jalons propres à former les actes de la vie spirituelle qui sont objets d'un accompagnement. A travers des morceaux choisis, ce livre est une présentation de la grande tradition de direction spirituelle qui a, des siècles durant, illuminé la chrétienté. De manière pratique, cet ouvrage aborde toutes les questions : qu'est-ce que la direction spirituelle ? Quelle est sa fonction spécifique, entre confidence intime et confession sacramentelle ? A-t-elle encore une fonction aujourd'hui, où son rôle semble avoir été usurpé par la psychologie et la psychanalyse ? Cette nouvelle édition présente ainsi un parcours catéchétique, véritable pilote utile à nos contemporains encore conscients du sérieux nécessaire à apporter dans nos rapports avec Dieu : "Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, gardez-vous d'endurcir vos coeurs".
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.