Faire parler et faire taire les statues. De l'invention de l'écriture à l'usage de l'explosif
Michel d'Annoville Caroline ; Rivière Yann
ECOLE ROME
39,00 €
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EAN :9782728312443
L'enquête a pris pour point de départ une figure familière aux habitants du quartier de la place Navone, la célèbre statue parlante de Pasquino. Dès sa découverte à la Renaissance et jusqu'à nos jours, ce marbre antique est devenu le lieu d'affichage d'épigrammes et d'autres formes d'expression écrite à l'encontre des autorités religieuses et politiques, les "pasquinades". A partir de ce cas spécifique dont la renommée à l'époque moderne est singulière, l'enquête s'est vite élargie à l'ensemble des manifestations illicites dont les statues ont été le réceptacle depuis l'Antiquité, mais aussi plus largement aux divers signes et manifestations qui leur ont été attribuées, sans négliger le lien unissant la statue elle-même, dès sa conception ou son installation dans un lieu public, et le texte qui l'accompagne officiellement. L'image statuaire, par la vie et les paroles qu'on lui prête, devient alors le lieu d'une expression revendicative, voire d'une contestation violente. Pour en finir avec les forces qu'elle déploie ou qui s'affrontent dans la représentation elle-même, il n'y a qu'un pas à franchir, lorsque la conjoncture s'offre aux manifestations brutales : la destruction ou la mutilation de l'objet lui-même. Ainsi les mécanismes à l'oeuvre pour "faire parler" une statue portent-ils toujours en eux le risque de les "faire taire" un jour. Les travaux réunis dans le présent volume - centrés sur le monde gréco-romain, ils s'ouvrent à d'autres contextes et d'autres périodes - appartiennent donc aux deux volets indissociables d'un même effort d'explicitation, depuis la naissance de l'écriture jusqu'à l'âge de la médiatisation planétaire.
Nombre de pages
515
Date de parution
28/03/2017
Poids
934g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782728312443
Titre
Faire parler et faire taire les statues. De l'invention de l'écriture à l'usage de l'explosif
Auteur
Michel d'Annoville Caroline ; Rivière Yann
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
161
Poids
934
Date de parution
20170328
Nombre de pages
515,00 €
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Pour une nouvelle approche juridique de l'image Cet ouvrage, issu d'une série de colloques, vient interroger l'usage anthropologique des images juridiques, de leur origine à nos jours : que signifie avoir droit à l'image ? Comment les enjeux religieux fondent-ils une partie du droit des images depuis l'Antiquité jusqu'à la période moderne ? Quelle place ont les images non seulement dans la production juridique de l'époque moderne et contemporaine, mais également dans l'économie du texte juridique ? En faisant dialoguer des spécialistes européens issus de plusieurs disciplines et en associant sciences humaines et sciences juridiques, il offre une réflexion diachronique sur le droit des images, des images qui créent du droit, des images objets du droit ou encore des fictions juridiques qu'elles soient anciennes ou actuelles. Il permet enfin d'esquisser les contours d'un droit des images et d'un droit aux images qui demeurent encore aujourd'hui l'objet de luttes et de conflits.
Ce recueil de 170 citations sur la santé est le fruit du travail titanesque entrepris par Michel d'Anielo pour collecter des paroles de sagesse de penseurs et d'écrivains de toutes les époques et cultures sur la santé, l'hygiène de vie, la médecine et le corps. Actualisées et circonstanciées par un commentaire de l'auteur, ces citations se révèlent ainsi dans toute leur intemporalité, leur universalité et leur poésie. Ces maximes proposent également un regard autre sur notre façon d'appréhender la santé aujourd'hui. Comme l'écrit l'auteur dans sa préface, "elles mettent l'accent sur la prévention des maladies et sur la philosophie de la santé" plutôt que sur les traitements, et permettent ainsi de prendre conscience des liens qui unissent le corps et l'esprit et de l'intrication extrême entre le psychisme, l'hygiène de vie et l'état de santé de l'homme. Divisé en neuf parties thématiques, de l'alimentation aux émotions, en passant par le sommeil et le vieillissement, cet ouvrage est un hommage aux Anciens, aux pères de la médecine ainsi qu'à la lucidité de certains auteurs, tous précurseurs de la médecine psychosomatique, redécouverte par la modernité.
Nous ne sommes ? de loin ? pas les premiers à fouler le sentier que nous parcourons ! Ce rappel pourrait être un premier pas sur la voie du bonheur par la sagesse. Et pourtant, aucun ouvrage, aucune carte ne peut nous en indiquer l'itinéraire, car c'est une voie que chacun de nous doit ouvrir pour soi-même. Le présent ouvrage est une passerelle entre ces deux réalités. Il rassemble au jour le jour, au fil des sujets, des mots d'auteurs célèbres ou méconnus qui sont autant de cailloux semés sur la route. Commentées avec simplicité et bon sens par Michel d'Anielo, les pensées des grands esprits s'animent et nous deviennent familières. Nous nous avisons soudain que l'humanité est une et que le temps n'existe pas. Dans cette vaste et réconfortante unité, notre propre destinée trouve des repères et même, parfois, des réponses.
La peau est un organe de communication remarquablement éloquent. Elle est capable d'échanger à la fois avec l'extérieur mais aussi avec l'intérieur, les organes et le psychisme. La dermatologie comporte en effet une pleine dimension psychologique. Démangeaisons et allergies, mélanomes et grains de beauté, acné, vieillissement, maladies cutanées à anomalies immunitaires, couperose, infections parasitaires, IST? font ici l'objet d'une présentation panoramique (symptômes, prévention, traitements?), avant que l'auteur n'ouvre la discussion à l'aide de " questions à creuser avec le psy". Ce livre propose ainsi une synthèse précise de toutes les solutions efficaces pour soigner les maladies de peau, en prenant en compte l'importance de la psychologie. Un vademecum pour être mieux dans sa peau !
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
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L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.