Mitterrand : Votre culte des morts est-il autre chose qu'une revanche sur les vivants ? Giscard : Vous paraissez surpris que les jeunes beurs ne se marient pas en jaquette. Cresson : Vous avez dit un jour de Fabius : " Il n'a pas de tripes, il n'a que des dents. " Craignez que l'on dise : " Elle n'a pas de dents, elle n'a qu'une langue... " Marchais : Vous interroger, c'est une autopsie ou une vivisection ? Le Pen : Vous hurlez avant que l'on ne vous touche et, si l'on se désintéresse de vous, vous beuglez de telles énormités qu'elles finissent par attirer l'attention. Bérégovoy : Un Pinay de gauche ? Pourquoi pas un Tapie de la Culture ? Barre : " Je ne suis nulle part et j'y tiens beaucoup ", avez-vous dit. Cela peut-il donner envie que l'on vous rejoigne ? Charasse : on aimerait croire que vous n'êtes pas la dupe de votre personnage. Léotard : De votre passage à l'abbaye de La Pierre-qui-vire, c'est surtout le " qui-vire " que vous avez retenu. Fabius : Plus vous avancez vos pions avec une régularité dans l'ascension vers le pouvoir qui pourrait vous valoir le surnom de " Fabius Escalator ", moins vous êtes aimé... Voici, agrémentés de quelques photos inhabituelles qui n'engendrent pas la mélancolie, 29 portraits d'hommes politiques, certains écrits pour la télévision ou la radio et dits par l'auteur en présence de ses modèles, la plupart nouveaux et inédits, tous hilarants et empreints d'une bienveillante férocité. Comme Cyrano de Bergerac, Philippe Meyer a la pointe élégante et juste. Du début à la fin de l'envoi, il touche.
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Nombre de pages
160
Date de parution
08/04/1992
Poids
340g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782020145954
Titre
Pointes sèches
ISBN
2020145952
Auteur
Meyer Philippe
Editeur
SEUIL
Largeur
170
Poids
340
Date de parution
19920408
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : Gustave Flaubert s'amuse à mettre au jour les idées fausses, stéréotypes et ignorances qui habitent le bourgeois. En listant les certitudes qui animent son monde, le romancier révèle la vraie nature du bourgeois : la bêtise. C'est là que réside toute la tension dramatique de ce Dictionnaire : montrer que la bêtise gagne toujours, nous conduisant irrévocablement vers un appauvrissement de la pensée. Une lecture aussi indispensable que jouissive. Postface par Philippe Meyer.
Résumé : La médecine du XXe siècle a accédé au rang d'une science. Sa démarche met en jeu des pensées et des gestes uniformes dont l'efficacité a été démontrée expérimentalement. L'art d'un médecin tend à être remplacé par des études cliniques systématiques, des examens physico-chimiques standard du corps humain et des prescriptions informatisées. Cette évolution victorieuse ne cesse de s'amplifier, mais le paradoxe d'une médecine qui se retourne contre elle-même à mesure qu'elle avance est moins bien connu. L'intense et absolu réductionnisme qui l'atteint, réductionnisme tissulaire et moléculaire, comporte un risque majeur d' " irresponsabilité médicale ". Qu'est-ce que la vie ? Comment appréhender la maladie et la mort ?
De tous les progrès récents de la biologie, ceux qui concernent le cerveau de l'homme comptent parmi les plus fascinants car il en dépend maintes attitudes philosophiques, éthiques et psychologiques. Ce livre s'adresse aux étudiants comme à tous ceux qui aspirent à connaître la véritable portée des progrès neuroscientifiques. La signification du libre arbitre a-t-elle évolué depuis qu'il est établi que l'activité mentale procède à la fois de l'hérédité et de l'apprentissage?La douleur doit-elle être considérée comme une réaction de défense ou comme une sensation influencée par la culture? La découverte de l'activité synthétique cérébrale en manière de réception sensorielle représente-t-elle un argument pour proclamer que la perception sensorielle diffère d'un individu à l'autre?L'éthique en général, l'éthique médicale en particulier, n'échappent pas au débat philosophique qui cherche à reconnaître la part des mécanismes naturels et culturels. Cette avant médecine du cerveau"peut être considérée comme un complément des Leçons sur la vie, la mort et la maladie (Hachette Littératures, 1998). PHILIPPE MEYER est professeur à l'Université René Descartes, directeur de l'enseignement des sciences humaines et sociales à la faculté de médecine de Necker et médecin à l'hôpital Necker."
«En parcourant les étapes et en rédigeant les chapitres de Dans mon pays lui-même..., je savais que mon tour de France ne serait pas bouclé si je ne "montais" pas à Paris. "Je ne suis français que par cette grande cité, surtout incomparable en variété", écrivait Montaigne, et cent auteurs après lui ont parcouru et célébré cette ville qui compte tant de villages et dont tant d'habitants ont d'étonnantes biographies.C'est de cette variété que je suis gourmand et c'est d'elle que j'ai voulu rendre compte à mon tour. Au tournant du siècle, et même du millénaire, j'ai voulu savoir si Paris reste cette espèce d'Amérique où chacun peut espérer donner à sa vie un nouveau départ. Si Paris est bien cette capitale où l'on échappe au regard et au jugement de cet ennemi naturel de l'homme qui s'appelle le voisin. Cette ville riche d'une vie aussi diverse et imprévisible que le sont ses quartiers, ses monuments, ses populations.Paris, me suis-je demandé, est-elle toujours à la hauteur de son mythe ? Mérite-t-elle encore l'affection et la détestation qu'elle suscite depuis tant de siècles ?...»Ph. Meyer.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.