Les yeux d'Oedipe (inutiles, sauvés). Quand le google, face au monde, saura voir et nommer
Metz Frédéric
PONTCERQ
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EAN :9782919648054
Ce petit livre ré?échit aux conséquences qu'aura sur la Vision, sur le Regard, le couplage de nos ordinateurs sur les images du google (monde copié). Il dit que vont s'inverser les rapports entre expérience et connaissance ? celle-ci allant se mettre à précéder celle-làâ?¦ Il prend le regard à son premier commencement : Perceval yeux ?xés sur les trois gouttes de sang laissées sur la neige par l'oie blessée. Puis il dit que le problème de la reconnaissance, au sens où Aristote l'étudie dans la Poétique, va se trouver comme dissout. Que, partant, tragédies et comédies seront comme dissoutesâ?¦ et qu'?dipe, en sacri?ant sa vision, pourra sauver ses yeuxâ?¦ « Il est curieux qu'on n'ait pas pensé au trouble (de civilisation) que cet acte nouveau apporte. Je voudrais une Histoire des Regards. » (R. Barthes) Alors que la quasi-totalité des articles et études portant sur le google s'en tient à la question des mondes virtuels, des mondes parallèles et des effets de déréalisation à venir,
Nombre de pages
32
Date de parution
01/01/2012
Poids
90g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782919648054
Titre
Les yeux d'Oedipe (inutiles, sauvés). Quand le google, face au monde, saura voir et nommer
Auteur
Metz Frédéric
Editeur
PONTCERQ
Largeur
131
Poids
90
Date de parution
20120101
Nombre de pages
32,00 €
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Ce livre est une biographie de Georg Büchner, écrivain : et alors il est, de toutes celles existantes, la biographie la plus complète à ce jour en français - s'appuyant fidèlement sur (pillant de façon éhontée) les plus récentes et passionnantes publications de la recherche allemande , traduisant des témoignages sur Büchner en français pour la première fois , donnant à lire des textes inédits en France. Et livrant tout cela de la manière la plus brute et la plus précise qui soit, afin que le lecteur ait lui aussi sous les yeux, autant que possible, les témoignages au plus près des sources.
Ce livre, sous la forme d'un drame en quatre actes, reconstitue la détention de Ludwig Friedrich Weidig, d'avril 1835 à février 1837, ainsi que celle de quelques-uns de ses compagnons, à la maison d'arrêt de Darmstadt. Il prend la forme d'un drame de théâtre ; mais il est composé exclusivement à partir de sources d'époque ; les répliques sont tirées toutes d'interrogatoires retranscrits et de procès-verbaux contenus dans les dossiers d'instruction. Par conséquent, ce drame n'est pas destiné à la représentation ; il a déjà eu lieu une fois dans le temps réel et tragique de l'Histoire.
Ce livre est le premier « Dictionnaire Büchner » qui soit, en France comme en Allemagne. Il rassemble - et de manière simplement alphabétique ordonne - des relevés biographiques (ou vies) concernant des êtres humains ayant tous été, au cours de leur existence, en relation - précise ou vague, étroite ou lâche, éphémère ou durable, attestée ou rêvée - avec G. Büchner, étudiant en médecine qui se mêla de politique, et écrivit ; ou avec Fr. L. Weidig, pasteur luthérien, qui fut directeur d'école, se mêla de politique, et qui mourut en prison. C'est tout. L'ensemble puise à une quarantaine de sources, à peine plus, qu'à chaque fois, depuis le point de vue nouveau d'une vie nouvelle, on épuise - ou épuise presque. Ce livre est aussi le troisième volume (tome annexe b) de Georg Büchner Biographie générale, qu'il clôt.
« Tout le péché d'aveuglement, comme toute la vertu de la clairvoyance appartenant de plein droit au voir - à l'oeil de l'homme... » C'est le sens de cette phrase d'Althusser, son exergue, que ce petit livre (une sotie) cherche à expliciter, mais en plaçant très bas sa focale : sur la perception même - bien en-deçà, d'abord, des problématiques ouvertement politiques ; dans des situations de la perception la plus quotidienne. Une jeune fille allemande, dans l'église de Lübeck où joua Buxtehude quand Bach vint à pied l'entendre, depuis la Thuringe, est persuadée que cet orgue qu'on lui a montré enfant est le plus grand d'Europe : qu'implique pour sa perception et son avenir ce savoir le plus simple ...
Ulrike Meinhof 68-76 RFA est avant tout une tentative littéraire, un travail sur la voix et sur la langue ; la recherche d'une musique, d'une oralité, via la forme du monologue. Ce n'est pas une biographie d'Ulrike Meinhof, ni un récit sur la RAF, plutôt une « vie de ». En effet, Alain Lacroix éclaire ici le « maillage intellectuel » de l'époque, donne à voir la « scène berlinoise », politique aussi bien qu'artistique : la dispute avec les groupes libertaires, l'arrière-plan que formait la scène underground.
Si les objets du monde sont bel et bien des poissons perdus, des res nullius ou des corps comme Nicolas Bon le montre dans cet essai effréné en forme de harangue publique, citant pêle-mêle Rousseau, Melville et saint Augustin, alors les individus qui s'en emparent sont eux-mêmes des inventeurs d'objets trouvés, c'est- à-dire des batteurs de grèves, des écumeurs d'eau douce, des « ravageurs » - c'est- à-dire encore des voleurs susceptibles de se faire voler à leur tour à tout moment. Simplement l'humanité se divise entre ceux qui s'efforcent de trouver là l'occasion de leur liberté, en renonçant aux chimères de la propriété privée, autrement dit en se laissant voler aussi souvent qu'ils volent, et tous les autres, ceux qui voudraient pouvoir voler sans jamais être volés eux-mêmes. Et ce n'est peut-être que ça, le capitalisme : cette supercherie ontologique concertée visant à organiser les conditions de monopole du vol légitime, en naturalisant le statut fallacieux et scélérat de poisson attaché, de res in patrimonio ou de corps-mort ; cet appareil de capture à grande échelle visant à s'approprier tyranniquement tous les vergers de la planète, sans admettre qu'on vienne y cueillir un seul de leurs fruits - car quel voleur accepte qu'on le vole ...