Quel voleur accepte qu'on le vole ? Capitalisme et propriété privée
Bon Nicolas
PONTCERQ
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EAN :9782919648061
Si les objets du monde sont bel et bien des poissons perdus, des res nullius ou des corps comme Nicolas Bon le montre dans cet essai effréné en forme de harangue publique, citant pêle-mêle Rousseau, Melville et saint Augustin, alors les individus qui s'en emparent sont eux-mêmes des inventeurs d'objets trouvés, c'est- à-dire des batteurs de grèves, des écumeurs d'eau douce, des « ravageurs » - c'est- à-dire encore des voleurs susceptibles de se faire voler à leur tour à tout moment. Simplement l'humanité se divise entre ceux qui s'efforcent de trouver là l'occasion de leur liberté, en renonçant aux chimères de la propriété privée, autrement dit en se laissant voler aussi souvent qu'ils volent, et tous les autres, ceux qui voudraient pouvoir voler sans jamais être volés eux-mêmes. Et ce n'est peut-être que ça, le capitalisme : cette supercherie ontologique concertée visant à organiser les conditions de monopole du vol légitime, en naturalisant le statut fallacieux et scélérat de poisson attaché, de res in patrimonio ou de corps-mort ; cet appareil de capture à grande échelle visant à s'approprier tyranniquement tous les vergers de la planète, sans admettre qu'on vienne y cueillir un seul de leurs fruits - car quel voleur accepte qu'on le vole ?
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Nombre de pages
128
Date de parution
01/01/2012
Poids
100g
Largeur
110mm
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EAN
9782919648061
Titre
Quel voleur accepte qu'on le vole ? Capitalisme et propriété privée
Auteur
Bon Nicolas
Editeur
PONTCERQ
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110
Poids
100
Date de parution
20120101
Nombre de pages
128,00 €
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Né en 1926, Jacques Villeglé est l'une des grandes figures de l'art contemporain français et l'un des membres fondateurs du Nouveau Réalisme. Son ?uvre prolifique témoigne des évolutions de la société française, depuis le début des années cinquante, et dresse un panorama essentiel des formes, des couleurs et des signes des XXe et XXIe siècles. L'affiche lacérée, son médium privilégié, qu'il arrache dans la rue puis contrecolle sur toile, constitue le fondement de sa pratique artistique et garde la mémoire de nos réalités collectives. Marcheur et observateur infatigable, Jacques Villeglé est l'auteur d'une ?uvre, à la fois politique et esthétique, d'une cohérence et d'une force fondamentales.
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L'homme a toujours mesuré le monde, pour mieux l'appréhender et l'explorer, y vivre et interagir avec ses semblables. Mais il lui a fallu inventer un système valable pour tous. C'est à Paris, en 1960 et 1971, qu'ont été définies sept unités de mesure fondamentales - le mètre, la seconde, le kilogramme, le kelvin, l'ampère, la mole et la candela - grâce auxquelles nous quantifions tout, de l'infiniment petit à l'infiniment grand. En sept chapitres remplis d'anecdotes, c'est toute l'histoire de cette fascinante aventure scientifique qui défile sous nos yeux, des théories d'Einstein à la haute technologie numérique.
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Dans cette petite diatribe ad hominem, le lancement à Rennes d'une campagne de publicité moralisatrice et diffamatoire sur les dangers de la consommation d'alcool ("A ta santé ! ") est l'occasion de distribuer quelques già une tripotée de rabats-joie municipaux, plus soucieux de nettoyer en grand leur capitale de région et de la vider de ses populations indésirables, ade pouvoir la vendre ensuite aux investisseurs privés et aux touristes d'affaires, que de santé publique et de franche rigolade - comme on en jugera ici.
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