Aux confins du XVIIe et du XVIIIe siècles, au plus obscur des Ardennes obscures, il se trouve un homme absolument seul dans la pensée comme dans l'indignation, dont la colère excède de loin celle de ses plus lucides contemporains. Cet homme s'appelle Jean Meslier. Né en 1664, ordonné prêtre d'Etrépigny, il meurt en 1729, inconnu de tous. Peu de temps avant sa mort, il a eu soin d'envoyer à plusieurs personnes un volumineux " testament " où il avait chaque nuit martelé sa haine de la monarchie, de l'Eglise, de l'aristocratie, de l'injustice, de la cruauté et de toute forme d'oppression, à quoi il n'oppose que la réalité de la nature. Voltaire, qui en entend parler dès 1735, réussit à se le procurer et en publie une version fortement expurgée, dans un sens déiste. Le Curé Meslier est surtout passé à la postérité par une formule qu'on allait retrouver sous différentes plumes jusqu'en mai 68, celle où il souhaitait " que tous les nobles fussent pendus et étranglés avec les boyaux des prêtres ". L'auteur du Mémoire va pourtant droit au but et dénonce l'origine du mal contemporain : l'usurpation des ressources naturelles, la propriété privée, la manipulation idéologique. Philosophe autodidacte et matérialiste, politiquement incorrect, prophète de la révolution, écologiste avant l'heure, le curé Meslier reste un enragé salutaire.
Nombre de pages
134
Date de parution
23/03/2000
Poids
177g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782912969118
Titre
Mémoire. Extraits
Auteur
MESLIER CURE
Editeur
EXILS
Largeur
141
Poids
177
Date de parution
20000323
Nombre de pages
134,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Edition du catéchisme du Curé Meslier, athée du XVIIIème siècle, dont les convictions ne furent révélées qu'après sa mort. Sur un ton corrosif, avec un humour acide, les dogmes de l'Eglise Catholique y sont réfutés méthodiquement, au fil de chapitres reprenant l'architecture d'un catéchisme classique.
Sa vie lui paraissait monotone, son enfance lui manquait... Elle se mit alors à rêver d'aventure ; mais ce qui l'attend est tellement plus que ce à quoi elle aspirait ! En faisant la connaissance de nouvelles personnes dont certaines se révèleront être pour le moins étranges, sa vie va être bouleversée : plus rien ne sera comme avant. Peu à peu, sous ses yeux, vont apparaître de sombres vérités qu'elle n'aurait pu imaginer. Pourquoi le passé, qu'ils avaient toujours essayé de cacher sous les dunes, remonte au clair de lune ? Entre rêves et attentes, aventure et amour, désillusions et rancoeur, ce roman est une véritable promesse d'émotions...
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L'Afrique a survécu à tant de choses, l'esclavage, les guerres, la colonisation. Elle survira au développement ! " Terrible industrie du développement : les missions internationales se succèdent, la Banque mondiale et les Nations unies lancent de vastes programmes, les ONG s'arrêtent à des micro-projets ou interviennent dans l'urgence, contre la sécheresse, la famine, l'exode. Chaque expert, après quelques semaines sur le continent, est persuadé d'avoir compris. De nouveau, il réinvente l'Afrique ; " Nous avons fait croire aux Africains que nous avions les réponses, et ils ont oublié les questions ". Voilà pourquoi, sous prétexte de développement un continent est livré à tous les mauvais rêves des occidentaux, au néocolonialisme et à l'ethnocide. Avec la participation parfois enthousiasme de certains Africains. Au-delà des clichés touristiques, au-delà du sensationnalisme des désastres, ce livre est d'abord un regard en récit. Après des années d'études sur le terrain (d'où sera tiré l'ouvrage resté fameux, L'Afrique étranglée, écrit avec René Dumont). Marie-France Motteux passera huit ans sur le continent noir. Elle nous fait vivre la sécheresse en Mauritanie, les mondanités de Dakar, l'arrivée du Président français au Mali... Quelques années plus tard le paysage s'assombrit : Somalie, Libéria, Rwanda, Zaïre... La confusion, l'anarchie, semblent partout présentes. " Tout n'a pas si mal tourné. Il faut nous laisser à notre propre rythme ", explique pourtant Juliennes K. Nyerere, l'ancien président de Tanzanie. Oui, l'Afrique survivra au développement.
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