Il y a un mystère Genka. Décembre 1961 : les éditions Julliard publient le premier roman d'un jeune auteur de 24 ans. Marcel Jouhandeau préface le livre. Cocteau lui décerne le prix Enfants terribles. Les critiques littéraires saluent la naissance d'un véritable écrivain. Juillet 1962 : au nom de la protection des mineurs, le ministère de l'Intérieur interdit L'Epi monstre. L'interdiction est étendue aux traductions à l'étranger, alors même qu'en Italie Feltrinelli se proposait de le publier dans une traduction de Pasolini... Pourquoi cette censure ? Parce que ce roman raconte turpitudes et caranges de l'amour humain. Un père, bourgeois déclassé, et ses deux filles, tous trois plongés dans la bouse campagnarde, en milieu d'une population d'ivrognes... Et ce père, Morfay, aime sa fille, Marceline... Que nous dit Genka dans ce roman violent et pudique, et nullement obscène ? Que là où il y a famille, il y a une structure porteuse de crime, d'inceste, de viol, de folie, de mort.... C'est cette vérité, d'habitude refoulée, qui a déclenché l'interdiction du ministère de l'Intérieur.
Nombre de pages
183
Date de parution
05/01/1999
Poids
245g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912969033
Titre
L'épi monstre
Auteur
Genka Nicolas
Editeur
EXILS
Largeur
140
Poids
245
Date de parution
19990105
Nombre de pages
183,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jeanne, Jeanne la pudeur, Jeanne la putain. Jeanne aux robes de Pigalle et aux cigarettes trop longues. Dans le village où elle revient, fière, au bras d'un nègre puis d'un jaune, on la hait. Elle est le scandale, la passion charnelle, la honte. Après le suicide de son père, Jeanne cache sa décrépitude dans la maison de sa naissance. Rongée par ses souvenirs, crucifiée par les hommes du pays, la paria crie son horreur et son désespoir d'être prisonnière d'un corps pourri. Elle est l'amour et la solitude. Un homme encore, pourtant, est sur les traces de Jeanne. Animé par une rage froide, expiatoire, il rendra son honneur à la putain qui va mourir. Les échos de la guerre mêlés à une rumeur de blues, l'ivresse poétique du corps dans un univers d'absolue violence... Une expérience bouleversante et purificatrice.
Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs. " Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement. Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de " progrès " et " d'humanisme "... Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ...
L'Afrique a survécu à tant de choses, l'esclavage, les guerres, la colonisation. Elle survira au développement ! " Terrible industrie du développement : les missions internationales se succèdent, la Banque mondiale et les Nations unies lancent de vastes programmes, les ONG s'arrêtent à des micro-projets ou interviennent dans l'urgence, contre la sécheresse, la famine, l'exode. Chaque expert, après quelques semaines sur le continent, est persuadé d'avoir compris. De nouveau, il réinvente l'Afrique ; " Nous avons fait croire aux Africains que nous avions les réponses, et ils ont oublié les questions ". Voilà pourquoi, sous prétexte de développement un continent est livré à tous les mauvais rêves des occidentaux, au néocolonialisme et à l'ethnocide. Avec la participation parfois enthousiasme de certains Africains. Au-delà des clichés touristiques, au-delà du sensationnalisme des désastres, ce livre est d'abord un regard en récit. Après des années d'études sur le terrain (d'où sera tiré l'ouvrage resté fameux, L'Afrique étranglée, écrit avec René Dumont). Marie-France Motteux passera huit ans sur le continent noir. Elle nous fait vivre la sécheresse en Mauritanie, les mondanités de Dakar, l'arrivée du Président français au Mali... Quelques années plus tard le paysage s'assombrit : Somalie, Libéria, Rwanda, Zaïre... La confusion, l'anarchie, semblent partout présentes. " Tout n'a pas si mal tourné. Il faut nous laisser à notre propre rythme ", explique pourtant Juliennes K. Nyerere, l'ancien président de Tanzanie. Oui, l'Afrique survivra au développement.
O contemporain, m'as-tu détrôné de mon songe? M'as-tu moi aussi rendu esclave de tout ton fourbi d'acier et de pétrole et d'arme absolue?" Poète et métaphysicien, auteur de Desesperanto et de Une Rose dans le crâne de Descartes (Christian Bourgois éd.), Patrice Covo n'avait rien publié depuis vingt ans. Dans ce livre, composé d'aphorismes et de textes lyriques, il entreprend une véritable quête d'identité et trace en creux le portrait d'une époque qui refuse tout art et toute philosophie. Cet essai de gai désespoir est suivi de la correspondance entre E.M. Cioran et l'auteur.