Homme des Lumières et de la Révolution, chantre de Paris, Mercier a été le témoin de tous les bouleversements qui ont affecté la capitale. C'est pourquoi il est surtout connu pour son Tableau de Paris (1782-1788) et son Nouveau Paris (1798). Ennemi de la routine académique, "hérétique en littérature", il se rendit également célèbre en publiant Du théâtre (1773) et Mon bonnet de nuit (1784-1785) qui illustrent la modernité de ses vues. Du théâtre est un livre solidement construit et argumenté où Mercier ressent, pour une fois, la nécessité de donner un tour systématique à ses pensées. Entre les écrits de Diderot et ceux de Beaumarchais, Du théâtre apparaît comme un ouvrage majeur pour l'histoire des genres dramatiques. Il annonce un renouveau qui s'accomplira pleinement dans le drame romantique. Elle intéresse donc aussi le lecteur d'aujourd'hui, familiarisé avec les théories et les recherches théâtrales les plus contemporaines. Mon bonnet de nuit est écrit dans les marges du Tableau de Paris et se présente pareillement comme une suite de chapitres extrêmement divers. C'est surtout une oeuvre dont la nouveauté réside dans le vif intérêt que Mercier porte alors aux littératures étrangères et aux traductions en général. A travers son activité de "passeur", curieux de tout, il dessine les voies et laisse apercevoir les perspectives inédites de la littérature romantique ultérieure.
Nombre de pages
1881
Date de parution
17/12/1999
Poids
894g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782715220652
Titre
Mon bonnet de nuit. Suivi de Du théâtre
Auteur
Mercier Louis-Sébastien
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
134
Poids
894
Date de parution
19991217
Nombre de pages
1 881,00 €
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Publié en 1771, L'An 2440. Rêve s'il en fut jamais nous entraîne dans un voyage inédit : Louis-Sébastien Mercier, l'auteur du célèbre Tableau de Paris, s'endort un soir à minuit et se réveille quelque sept cents ans plus tard, dans un Paris totalement nouveau. Sorte de Persan dans la capitale, il s'étonne de tout, est lui-même objet de curiosité et tire de sa vision de profondes réflexions tant politiques que sociales et économiques. Le Paris de 2440, " auguste et respectable année ", apparaît comme un songe merveilleux, tout en faisant la description d'une société idéale ; l'auteur, nourri des Lumières, croit en effet en la mission prophétique des philosophes et écrivains.À la fois premier roman d'anticipation, lançant une mode qui s'étendit rapidement à toute l'Europe, et peinture réaliste d'un univers quotidien, ce récit étonnant mêle une critique acerbe du XVIIIe siècle et une description du " Monde comme il va ", selon l'expression de Voltaire. Le Paris futur décrit par Mercier peut nous sembler déjà dépassé. Mais il est un témoignage politique, littéraire et moral essentiel sur les rêves d'une génération qui a voulu et fait la Révolution française, et espéré construire un monde meilleur.Table des matières : IntroductionPremière partie : Comment expliquer l'attitude hostile des écrivains devant la commune de paris1. Conditions historiques, politiques et sociales depuis 18482. Écrivains et classes socialesI. Le bourgeoisII. Le peuple et la bohèmeIII. Aristocratie et conception aristocratique de l'art3. Le refus de l'action politique et le mouvement de l'art pour l'artI. Le refus de l'action politiqueII. Le mouvement de l'art pour l'artDeuxième partie : La réaction personnelle et politique des écrivains1. Réaction à l'annonce de l'événement et signification globale que lui donnent les écrivains2. Jugements portés sur les communards : les dirigeants, la populace, la femme, les étrangersI. Les dirigeantsII. Le peupleIII. La communardeIV. Les étrangers3. L'oeuvre de la Commune4. La Semaine sanglante et les jours qui ont suivi5. L'avenir de la France après la Commune. Les remèdes à la criseTroisième partie : La réaction littéraire des écrivainsConsidérations générales1. Les types dans la littérature anticommunardeI. Le jeune déclassé communardII. Le mauvais ouvrierIII. Le voyouIV. La communardeV. Le soldat versaillais2. Les thèmes et les mythesI. L'orgieII. La fièvre obsidionaleIII. La culture pervertisseuseIV. Famille et travail3. Les procédés littérairesI. Destruction formelle de l'argumentation communardeII. Réduction de la classe ouvrière à un seul personnageIII. Le repentir du communardIV. L'ordre moral prêché par les communardsV. Les personnages antithétiquesVI. La Commune contre la FranceQuatrième partie : Langue et écriture chez les écrivains anticommunards1. Le pouvoir du mot2. Le système d'argumentationI. " Le réel donné sous sa forme jugée "II. Le système analogiqueConclusionBibliographieDes artistes pour la communeL'influence de Charles Fourier sur les artistesDes carrières bouleverséesS'épanouir à l'étranger et y réussir mieux qu'en FranceLa génération d'après.
La Néologie, parue en 1801 et jamais rééditée depuis, est le dernier ouvrage marquant de Louis Sébastien Mercier (1740-1814). C'est avec ce livre très original que l'auteur du Tableau de Paris et du Nouveau Paris quitta la scène littéraire sur une ultime pirouette, peu comprise par ses contemporains. Nous sommes mieux à même, aujourd'hui, de mesurer en quoi cette ?uvre, aux accents si modernes, ouvre la voie au nouveau siècle. Ce "Vocabulaire" apparaît comme le couronnement de toute l'entreprise néologique des Lumières et témoigne, à sa façon, de la néologie révolutionnaire. Il s'agit là d'une ?uvre majeure pour la lexicographie et pour l'histoire de la langue française. Mais il faut également entendre Mercier à la lettre lorsqu'il revendique paradoxalement son dictionnaire comme un de ses livres à part entière et sans doute comme le plus personnel. La Néologie se révèle, en effet, comme l'atelier de l'écrivain et comme un autoportrait en creux. Jean-Claude Bonnet, auquel nous devons la redécouverte des ?uvres de Mercier, dévoile ici toutes les faces d'un ouvrage étonnant et plein d'intuitions fécondes. L'auteur du Tableau de Paris a été, comme il le reconnaît lui-même, "constamment néologue" dans ses écrits et sa néologie créatrice se confond avec sa vocation d'écrivain.
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.