A priori, tout oppose Arthur Rimbaud (1854-1891) et Thérèse de Lisieux (1873-1897). Et pourtant, leurs biographies croisées sous la plume de Gilbert Mercier révèlent d'insoupçonnables passerelles entre le poète et la sainte en quête de "la vraie vie". Apparaissent chez l'un la pureté du fond à travers les hardiesses de l'expression et, chez l'autre, le trouble du fond à travers la pureté de l'expression. Ce ne sont pas des contemplatifs mais des combattants d'un même refus, celui du monde réel, et d'une même guerre, celle de la liberté dans un "Ailleurs" interrogé avec acharnement: "Si Tu es là, réponds"! Aux prises avec le doute, Thérèse trouvera son échappatoire, sa grâce dans la poésie et le théâtre, les fameuses "récréations" du carmel. Et aujourd'hui c'est, semble-t-il, moins vers la petite sainte que l'on se tourne que vers la soeur des coeurs fragiles, ceux qui interpellent désespérément le ciel et parfois l'enfer. Quant à Arthur, son bateau ivre ayant été englouti par le maelström de l'Inconnu, il ira se réfugier "dans l'horreur des pays lunaires" (d'Aden à Harar) comme dans un couvent. Finalement, c'est en empruntant un commun chemin de souffrance, lui avec une jambe en moins, elle avec des poumons dévastés, qu'ils atteindront "l'Ailleurs" tant désiré. Avec leurs soupirs et leurs cris, leurs doutes et leurs interrogations, mais aussi leur soif d'amour, Arthur et Thérèse ne seraient-ils pas les inventeurs de notre sensibilité? Ainsi s'expliquerait le grand courant qui continue de porter les foules à Lisieux comme à Charleville.
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Nombre de pages
318
Date de parution
08/09/2011
Poids
436g
Largeur
150mm
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EAN
9782876233065
Titre
Arthur & Thérèse. L'illumination des coeurs
Auteur
Mercier Gilbert
Editeur
MICHEL DE MAULE
Largeur
150
Poids
436
Date de parution
20110908
Nombre de pages
318,00 €
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Résumé : Tout à la fois roman historique, roman d'amour et roman d'initiation, cet ouvrage dont l'action se situe au haut Moyen Age, sous le règne du roi mérovingien d'Austrasie Dagobert II, possède tout le charme des contes. Comme eux, il nous invite à retrouver notre âme d'enfant, comme eux il nous ouvre un accès privilégié à un monde enchanté et pourtant réel qui baigne de son atmosphère poétique tout le récit. Mais il s'agit en l'occurrence d'un conte pour adultes, l'art consommé de Gilbert Mercier n'étant pas destiné à des lecteurs débutants. Un texte d'une rare originalité, qui intéressera aussi bien les amateurs férus d'histoire que les passionnés de récits à rebondissements.
Résumé : Cette biographie retrace l'extraordinaire ascension d'Agnès Berthelot de Pléneuf (1698-1727), fille d'un fermier général des poudres et épouse d'un aristocrate normand désargenté, le marquis de Prie, à la cour de Louis XV. Belle et intelligente, et devenue la maîtresse du puissant duc Louis-Henri de Bourbon-Condé, cette jeune marquise incarnera ce mélange d'ambition effrénée et de distinction mondaine qui caractérisa la Régence. Après être entrée en relation avec le roi de Pologne détrôné, Stanislas Leszczynski, elle organisera le mariage de sa fille Marie avec Louis XV. Pendant deux ans, son amitié avec la reine Leszczynska fera d'elle la femme la plus puissante de la cour, mais sera source de jalousie qui la conduiront à une semi-disgrâce qui l'obligera à quitter Versailles pour s'isoler en son château normand de Courbépine et y mourir du tétanos. A l'instar de sa Madame Voltaire, Gilbert Mercier construit une biographie à l'architecture subtile : l'échange épistolaire propre à cette époque lui permet de raconter la vie à la cour du Régent, alors que nous sommes avec Mme de Prie à la cour de Savoie. Un livre au charme certain qui déroule la vie de la marquise de Prie comme un menuet ou une pièce de clavecin.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
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