Elle porta, avec assurance et autorité, le titre et le nom de marquise du Châtelet de Breteuil, en femme de condition - comme on disait au XVIIIe siècle - et en femme savante, soucieuse d'être considérée pour elle-même. Quelques persifleurs l'affublèrent du surnom de Madame Newton-Pompon-du-Châtelet tant sa passion scientifique s'accommodait de toutes les extravagances. Mais, pour nous, elle est la " divine Émilie " de Voltaire, sa compagne des heureux et des tristes jours, son inspiratrice, sa consolatrice et souvent sa protectrice. Quinze années durant, elle a tout partagé de ses triomphes et de ses luttes, dans une intimité non exempte de déchirures mais chaque fois retrouvée. Adam-Voltaire et Ève-Émilie, comme ils se considéraient dans leur Félicité de Cirey-sur-Blaise, en Champagne, formèrent le couple le plus étonnant de leur époque, au centre d'une fresque peuplée de personnages à leur mesure : le séduisant duc de Richelieu, l'énigmatique Maupertuis, la curieuse Madame de Graffigny, le très surprenant roi de Prusse, Frédéric II - qui se posa ouvertement en rival d'Émilie -, l'attachant roi de Pologne, devenu duc de Lorraine, Stanislas Leszczinski, près de qui s'acheva dans la tragédie le roman de Madame Voltaire, morte d'avoir trop aimé...
Nombre de pages
474
Date de parution
27/10/2004
Poids
226g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782253111443
Titre
MADAME VOLTAIRE
Auteur
Mercier Gilbert
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
226
Date de parution
20041027
Nombre de pages
474,00 €
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Résumé : Tout à la fois roman historique, roman d'amour et roman d'initiation, cet ouvrage dont l'action se situe au haut Moyen Age, sous le règne du roi mérovingien d'Austrasie Dagobert II, possède tout le charme des contes. Comme eux, il nous invite à retrouver notre âme d'enfant, comme eux il nous ouvre un accès privilégié à un monde enchanté et pourtant réel qui baigne de son atmosphère poétique tout le récit. Mais il s'agit en l'occurrence d'un conte pour adultes, l'art consommé de Gilbert Mercier n'étant pas destiné à des lecteurs débutants. Un texte d'une rare originalité, qui intéressera aussi bien les amateurs férus d'histoire que les passionnés de récits à rebondissements.
Résumé : Cette biographie retrace l'extraordinaire ascension d'Agnès Berthelot de Pléneuf (1698-1727), fille d'un fermier général des poudres et épouse d'un aristocrate normand désargenté, le marquis de Prie, à la cour de Louis XV. Belle et intelligente, et devenue la maîtresse du puissant duc Louis-Henri de Bourbon-Condé, cette jeune marquise incarnera ce mélange d'ambition effrénée et de distinction mondaine qui caractérisa la Régence. Après être entrée en relation avec le roi de Pologne détrôné, Stanislas Leszczynski, elle organisera le mariage de sa fille Marie avec Louis XV. Pendant deux ans, son amitié avec la reine Leszczynska fera d'elle la femme la plus puissante de la cour, mais sera source de jalousie qui la conduiront à une semi-disgrâce qui l'obligera à quitter Versailles pour s'isoler en son château normand de Courbépine et y mourir du tétanos. A l'instar de sa Madame Voltaire, Gilbert Mercier construit une biographie à l'architecture subtile : l'échange épistolaire propre à cette époque lui permet de raconter la vie à la cour du Régent, alors que nous sommes avec Mme de Prie à la cour de Savoie. Un livre au charme certain qui déroule la vie de la marquise de Prie comme un menuet ou une pièce de clavecin.
A priori, tout oppose Arthur Rimbaud (1854-1891) et Thérèse de Lisieux (1873-1897). Et pourtant, leurs biographies croisées sous la plume de Gilbert Mercier révèlent d'insoupçonnables passerelles entre le poète et la sainte en quête de "la vraie vie". Apparaissent chez l'un la pureté du fond à travers les hardiesses de l'expression et, chez l'autre, le trouble du fond à travers la pureté de l'expression. Ce ne sont pas des contemplatifs mais des combattants d'un même refus, celui du monde réel, et d'une même guerre, celle de la liberté dans un "Ailleurs" interrogé avec acharnement: "Si Tu es là, réponds"! Aux prises avec le doute, Thérèse trouvera son échappatoire, sa grâce dans la poésie et le théâtre, les fameuses "récréations" du carmel. Et aujourd'hui c'est, semble-t-il, moins vers la petite sainte que l'on se tourne que vers la soeur des coeurs fragiles, ceux qui interpellent désespérément le ciel et parfois l'enfer. Quant à Arthur, son bateau ivre ayant été englouti par le maelström de l'Inconnu, il ira se réfugier "dans l'horreur des pays lunaires" (d'Aden à Harar) comme dans un couvent. Finalement, c'est en empruntant un commun chemin de souffrance, lui avec une jambe en moins, elle avec des poumons dévastés, qu'ils atteindront "l'Ailleurs" tant désiré. Avec leurs soupirs et leurs cris, leurs doutes et leurs interrogations, mais aussi leur soif d'amour, Arthur et Thérèse ne seraient-ils pas les inventeurs de notre sensibilité? Ainsi s'expliquerait le grand courant qui continue de porter les foules à Lisieux comme à Charleville.