Regards de critiques d'art. Autour de Roger Marx (1859-1913)
Méneux Catherine ; Vaisse Pierre
PU RENNES
20,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753507326
Le principal protagoniste de ce livre est un homme qui a marqué la vie artistique française: Roger Marx (1859-1913). Haut fonctionnaire dans l'administration des Beaux-Arts, collectionneur averti et critique d'art, il s'est intéressé à tous les arts et a encouragé l'émergence des nouvelles esthétiques de la période post-impressionniste. Il a joué un rôle déterminant dans la défense des grands artistes de son époque tels que Puvis de Chavannes, Rodin, Gallé, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Monet, Cézanne et Matisse. Il s'est également distingué pour ses combats en faveur d'un art social. Cet ouvrage engage une réflexion sur certains aspects de la critique et de l'histoire de l'art entre 1880 et 1914, en prenant appui sur l'oeuvre de Roger Marx. Il réunit des études rédigées par des chercheurs français et étrangers à l'occasion du colloque Autour de Roger Marx (1859-1913), critique et historien de l'art, qui a eu lieu à Nancy et à Paris en 2006. Ces études abordent des sujets aussi variés que la critique émotionnelle issue du milieu nancéien, l'impact de l'affaire Dreyfus, le paysage idéaliste, la sculpture et la peinture monumentales, l'ouverture à l'Orient ou le cubisme. L'ouvrage souligne au passage l'importance des revues comme la Gazette des Beaux-Arts, le Mercure de France ou Art et décoration et se penche sur certains réseaux (le cercle méconnu des Têtes de bois). Enfin, la carrière de Roger Marx renvoie à la question de l'art social, évoquée sous divers angles: l'art à l'école, le solidarisme, le mobilier, l'affiche et l'habitation à bon marché. Biographie de l'auteur Catherine Méneux a soutenu en 2007 une thèse d'histoire de l'art sur "Roger Marx (1859-1913), critique d'art" à l'université Paris IV Sorbonne. Elle a assuré le commissariat scientifique des expositions Roger Marx, un critique d'art aux côtés de Gallé, Monet, Rodin, Gauguin... (Nancy, 2006, organisée en partenariat avec le musée d'Orsay); et Critiques d'art et collectionneurs Roger Marx et Claude Roger-Marx 1859-1977 (Paris, INHA, 2006).
Nombre de pages
224
Date de parution
12/02/2009
Poids
501g
Largeur
164mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753507326
Titre
Regards de critiques d'art. Autour de Roger Marx (1859-1913)
Auteur
Méneux Catherine ; Vaisse Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
501
Date de parution
20090212
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Présentation de l'éditeur Les vingt-trois essais rassemblés dans cet ouvrage examinent les discours sur l'"art social", leurs origines idéologiques, leurs tensions, ainsi que l'histoire de la notion et le rôle qu'elle a pu jouer dans les pratiques artistiques. Le désir d'intégrer les arts à une transformation radicale des rapports sociaux et économiques inspire les théoriciens politiques, les philosophes et les artistes (en fait, ceux-là bien plus que ceux-ci) depuis l'époque des jacobins jusqu'à celle des anarchistes. Une telle conception devient plus complexe sous la Troisième république où de nouvelles voix, souvent attachées au maintien des hiérarchies existantes, plaident pour une nouvelle version de l'"art social" plus à même de prendre place dans la politique artistique de l'Etat. Eminemment polysémique et mouvante, l'idée d'art social pose la question de la fonction de l'art dans une société post-révolutionnaire, industrielle et marchande, et interroge l'autonomie et l'originalité supposées de l'art. Elle a pesé d'un poids déterminant dans l'abolition des hiérarchies, l'extension du concept d'art et du développement de l'éducation populaire, dans des domaines aussi divers que la fête publique, le logement social et les arts du décor, dont le rôle parfois attribué aujourd'hui au designer porte l'héritage. Sans prétendre épuiser la question, ni céder à une vision téléologique de son évolution, les contributions au présent ouvrage permettent de replacer l'idée d'art social dans la longue durée et d'en découvrir les acteurs.
En octobre 1886, Nantes organise un grand salon d'art qui expose, cours Saint-André, près de 1800 oeuvres : peintures, dessins, gravures, sculptures. Parmi les artistes, figurent des grands noms académiques de l'époque comme Delaunay, Gérôme ou Merson, mais aussi l'avant-garde qui marquera l'histoire de l'art : Renoir, Sisley, Seurat, Guillaumin, Stevens, Rodin, dont les oeuvres viennent d'être présentées à la dernière exposition impressionniste de Paris. L'ombre de Monet, qui séjournait alors à Belle-Ile-en-Mer, plane sur le salon, et les impressionnistes, se plaisant à déclencher de véritables polémiques dans la presse locale, font scandale. Le public, choqué, accourt alors que les critiques saluent cet événement qui bouleverse les mentalités mais aussi le goût des collectionneurs. L'ouvrage, richement illustré, rassemble plusieurs essais originaux des meilleurs spécialistes de la période, ainsi que des notices détaillées des oeuvres les plus belles et les plus importantes présentées lors de ce salon qui fit date. Montrant de nouveaux chemins esthétiques, il incarne l'irruption tumultueuse de la modernité à Nantes, à partir de laquelle l'académisme laissera progressivement la place à d'autres formes plus audacieuses, comme l'impressionnisme ou le symbolisme.
Libourel Jean-Louis ; Maurel Bernard ; Meneux Muri
Baptisé le " Versailles du cheval " par l'écrivain Jean de La Varende, le haras national du Pin symbolise le cheval en France, de par la volonté royale de Louis XIV. Baptisé le " Versailles du cheval " par l'écrivain Jean de La Varende, le haras national du Pin symbolise le cheval en France, par la volonté royale de Louis XIV. Première véritable architecture équestre édifiée au siècle des Lumières, il est construit sur les plans de Robert de Cotte, premier architecte du roi, entre 1715 et 1730. L'architecte y reprend les principes de composition du château qui reposent sur la noblesse du corps de logis à laquelle il ajoute un féerique effet de transparence au travers duquel le visiteur embrasse le paysage du parc du Haut-Bois. Le haras du Pin s'inscrit dans un écrin de verdure de plus de 1 000 hectares sillonnés de grandes perspectives et d'ordonnances symétriques qui rappellent l'art paysager mis en ?uvre à Versailles. Instaurée par Colbert en 1665, l'administration des haras royaux avait pour vocation le renouvellement des chevaux de remonte pour les besoins de guerre et l'amélioration et la sélection des races équines. Fleuron de la région Normandie, le haras du Pin est le berceau de trois races : le pur-sang anglais, le trotteur français et le percheron. Le haras national du Pin a orienté, aujourd'hui, sa stratégie sur les sports équestres, la filière équine, le tourisme et la formation dans le cadre d'un Grand Projet. Le premier investissement est la réalisation d'un Pôle International de Sports Equestres avant le développement du site touristique basé sur le cheval, la nature et la sérénité.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.