Une histoire des mentalités religieuses aux XVIIème et XVIIIème siècles. Mille rétables de l'ancien
Ménard Michèle
BEAUCHESNE
59,00 €
Epuisé
EAN :9782701010144
C'est un livre sur les systèmes d'images des retables construits du XVIe au XIXe siècle dans les églises paroissiales de l'ancien diocèse du Mans. Ne laissant pas dans l'ombre les retables détruits, ne méconnaissant pas l'histoire toujours perturbée de chacun des monuments d'autel, ce livre privilégie le millier de retables conservés qu'aujourd'hui encore le regard peut saisir. Ces archives de bois, de pierre, de marbre et de terre cuite, appartiennent à un système de communication dont est remarquable la cohérence interne. Le retable manceau est rarement lieu de tension entre deux cultures : il est plus souvent lieu de rencontre. Devant le retable paroissial, ont pu se rejoindre, en une commune écoute, en un commun geste, hommes de l'oral et hommes de l'écrit, suffisamment instruits en leur religion pour avoir une commune intelligence de la foi. "Les Mille retables manceaux s'inscrivent déjà dans l'histoire de l'histoire. L'histoire est mémoire et, comme la mémoire, elle trie, elle ordonne, elle oublie. Longtemps l'histoire a oublié le geste des humbles, longtemps elle a négligé le rapport à l'essentiel, quand ce rapport à l'essentiel était rapport des humbles. Il y a eu une histoire de la vie matérielle, il y avait une histoire religieuse au niveau des élites. Mais, en vieille terre de chrétienté, qui se souvient de la piété de ceux qui n'avaient pas accès aux sommets de la pensée, de la contemplation ou de l'ascèse ? De ceux qui ne laissent d'autres traces que les trois actes des registres des paroisses ? Comment les saisir ? ... Michèle Ménard lit les retables, le discours collectif de l'image retablière, comme nous lisons les testaments du Minutier parisien. L'histoire telle qu'elle la conçoit et telle qu'elle la réalise a vocation à déborder, donc à unir le passé et le présent, dans une même quête de l'essentiel. Empressez-vous de lire. Vous ne serez pas déçu. (Extrait de la Préface). MICHELE MENARD, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay, est maître-assistant à l'Université du Maine. Son ouvrage, qui a reçu le prix du Conseil Général de la Sarthe et de l'Académie du Maine, aura pour premiers lecteurs ceux qui aiment la Province du Maine. Mais ce livre, qui parle de notre patrimoine, sera aussi le livre de tous ceux qui perçoivent que l'intensité de notre vécu est tributaire de notre mémoire collective, est tributaire de la qualité de notre relation avec tout ce qui a été conservé.
Nombre de pages
528
Date de parution
01/04/1997
Poids
1 090g
Largeur
214mm
Plus d'informations
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EAN
9782701010144
Titre
Une histoire des mentalités religieuses aux XVIIème et XVIIIème siècles. Mille rétables de l'ancien
Auteur
Ménard Michèle
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
214
Poids
1090
Date de parution
19970401
Nombre de pages
528,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage réunit les contributions des spécialistes ayant participé au cycle 1991-1992 des leçons publiques consacrées à la « Sagesse » organisé par l'Institut de Recherches sur l'Orient chrétien rattaché à l'Ecole des Langues et Civilisations de l'Orient ancien de l'Institut catholique de Paris. Spontanément, et avec raison, le concept de sagesse (sophia) renvoie à la Grèce : chacun a en mémoire les « sept sages » et les célèbres maximes. Plus tard, à la période hellénistique, le problème fondamental est celui de la sagesse. Ainsi, à côté de la conception classique, pragmatique de la sophia, la littérature vétéro-testamentaire souligne aussi que la Sagesse est ce par quoi Dieu a créé l'Univers et qu'Il l'a donnée ensuite en partage à l'homme. La sagesse constitue une des valeurs majeures du christianisme, souvent représentée avec éclat dans l'art paléo-chrétien ; elle occupe aussi une place importante dans le gnosticisme. Le Christ, logos divin incarné, est la Sagesse de Dieu, le sage par excellence en ce monde; par extension, Marie est vénérée comme sedes sapientiae. Il s'avérait donc intéressant d'analyser, éventuellement avec un souci comparatif, des étapes du vécu sapiential dans certains de ces pays de vieille civilisation du Proche- et du Moyen-Orient au sein desquels, plus tard, vint s'épanouir le christianisme naissant: la Palestine, la Turquie, la Syrie, l'Egypte ...
Un manuel de Philosophie (voie générale) riche en textes et en activités : Une découverte du questionnement philosophique par des mises en situation concrètes Des choix de textes alliant auteurs fondamentaux et propositions inédites Un appareil pédagogique favorisant l’appropriation et l’autonomie : questions accessibles, repères et vocabulaire en contexte, activités d’oral, débats contemporains, mises en lien des notions De nombreux exercices pour s’approprier les concepts philosophiques et développer son esprit critique Des sujets de Bac guidés pour acquérir progressivement les compétences de l’examen Des synthèses claires pour réviser efficacement.
Ménard Michèle ; Godin Agnès ; Hardt Max ; Harvier
Un manuel de Philosophie (voie technologique) qui place les problématiques philosophiques au cœur des questionnements contemporains : Des activités concrètes et variées pour découvrir et s’approprier les notions : vidéos et photographies, expressions courantes, synonymes et contraires… Des textes philosophiques courts et accessibles Des activités de débat favorisant l’expression personnelle et la réflexion en groupes De nombreux exercices pour comprendre et retenir les concepts philosophiques, trouver des exemples, exercer sa pensée critique… Des pages méthodes fondées sur des exemples commentés pour préparer efficacement les nouvelles épreuves du Bac
1567 à 1675 ; cent neuf années pour écrire à quatre plumes les cinq cents pages du Livre de mes Anciens grand pères. Du sergent royal Jehan à son arrière-petit-fils Charles l'avocat, en passant par le notaire Julian et l'avocat Julien, c'est plus d'un siècle de vie d'une famille de la magistrature mancelle qui s'offre en lecture dans ce manuscrit. L'édition présentée ici, éclairée par les édits, les libelles, les actes notariés et les registres capitulaires, municipaux et paroissiaux des XVIe et XVIIe siècles, tente de tirer le Livre des Bodreau de 1a léthargie des archives. Du tout premier succès scolaire au collège de Saint-Benoît à l'obtention des diplômes de droit in utroque à Bourges, de la réception au présidial manceau à la parution des Coustumes du païs et comté du Maine, se découvre le parcours éducatif des fils Bodreau. Les réseaux d'amitié clientélistes tissés au fil des générations et les unions matrimoniales réfléchies forgent les liens solidaires et indissolubles qui permettent le chemin ascensionnel de ces officiers royaux. Issus d'une famille de marchands ruraux, ils accèdent en un siècle à l'élite de la magistrature d'une capitale de province. Dans le partage du quotidien, non épargné par la violence de la nature et des hommes qui menace l'existence même de la famille Bodreau, se révèle la force de l'individu au c?ur de son groupe social. Et du chaos des luttes religieuses sous Charles IX à l'organisation de l'État sous Louis XIV, c'est aussi l'histoire mancelle du Grand Siècle qui se lit dans l'écriture particulière des quatre chroniqueurs. Manuscrit apparenté à quelques livres de famille d'hommes de loi français du XVIIe siècle, le Livre de mes Anciens grand pères apporte l'originalité de la longévité de sa rédaction et la richesse de la clarté de son écriture. Aucun livre de raison manceau n'offre un regard aussi complet sur ce temps et le Livre des Bodreau constitue l'un des joyaux du patrimoine manceau.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.