ALLEMANDS ET JUIFS, LA REVOCATION. Des Lumières à nos jours
Mayer Hans
PUF
16,23 €
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EAN :9782130496175
Les destins que retrace Hans Mayer illustrent la faillite irrévocable de la " symbiose " judéo-allemande à laquelle aurait pu conduire le programme d'assimilation inauguré à l'époque de Moses Mendelssohn. Après les portraits de Karl Kraus, Hugo von Hofmannsthal, Otto Weininger, Arnold Schönberg, Walther Rathenau, Theodor Lessing, Ernst Bloch, Kate Hamburger, Anna Seghers, Hanns Eisler, quelques grands " dialogues juifs à propos des Allemands et des Juifs " sont analysés : Max Brod et Franz Kafka, Albert Einstein et Walther Rathenau, Sigmund Freud et Arnold Zweig, Walter Benjamin et Gershom Scholem. Des Lumières, qui estimaient que l'assimilation devait logiquement suivre la phase de l'émancipation, à l'antisémitisme, qui a réinventé " le Juif " sur les ruines du " citoyen allemand de confession juive " pour l'anéantir au lendemain de la " révocation " national-socialiste, Hans Mayer retrace le destin des Juifs allemands et autrichiens jusqu'au temps présent. La RDA, dont Hans Mayer fut un citoyen critique, et la RFA, où il vit depuis les lendemains de la construction du mur de Berlin, ont-elles accompli leur devoir de mémoire et les Juifs allemands et autrichiens ont-ils surmonté cette terrible " révocation " ? C'est la question que pose cette analyse de biographies exemplaires dont l'ensemble forme une autobiographie indirecte. " Je suis très heureux que les Presses Universitaires de France publient aujourd'hui Allemands et Juifs. La révocation. C'est un ouvrage de conception originale, car il n'expose pas de thèse, mais présente des histoires de vie qui donnent substance à ma présentation de la "révocation" survenue le 30 janvier 1933. Pour moi-même, il reste évident que cette révocation fut irrévocable, même si je continue à travailler ici et si je ne peux pas me plaindre des succès que j'ai remportés. " (Lettre de Hans Mayer, de Tübingen, en date du 18 décembre 1998.)
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Nombre de pages
276
Date de parution
26/02/1999
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130496175
Auteur
Mayer Hans
Editeur
PUF
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150
Date de parution
19990226
Nombre de pages
276,00 €
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Dans son étude consacrée à Brecht, dont l'auteur fut l'un des familiers après la guerre, il définit les rapports de celui-ci avec les traditions les plus diverses comme une appropriation critique. Il fait intervenir dans son analyse non seulement l'oeuvre théâtrale, comme dans la majorité des cas, mais aussi l'œuvre romanesque, les poèmes et les essais.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
Résumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.
En Amérique du Nord et en Europe, nous assistons à un assaut inédit contre le statut de la vérité et de la science. Des mouvements politiques se réclament des sciences sociales pour asseoir leur idéologie. Or en démocratie, nul n'est plus éclairé ni plus intelligent que les autres pour voter : un homme, un vote. Et la science ne cesse d'être combattue au nom du " ressenti ", cette vague notion idéologisée. Dans les deux cas, l'objectif est la conquête culturelle de lieux de pouvoir : mairies, places de députés, universités, médias. Les sciences, au premier rang desquelles la biologie, sont exposées à une contestation idéologique sur leurs fondements par des militants aveuglés par leur toute-puissance. Elle leur offre l'illusion de croire qu'ils peuvent être ce qu'ils veulent : homme ou femme, plante ou animal, magicien, initié ou simple bacille...Cette position sape les bases de la rationalité au profit d'idéologies religieuses, politiques et marchandes. L'ouvrage présente une vingtaine de contributions centrées autour des grands enjeux de la pénétration des idéologies décoloniales, des théories de la race et du genre dans les milieux actuels de la recherche en lettres et sciences humaines, en droit et même dans les sciences dures. Ce phénomène de déconstruction de la science et du rapport à la vérité s'accompagne d'un militantisme grandissant de l'islamisme, dont certains acteurs profitent pour imposer leur prosélytisme et leur obscurantisme.
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".