Les chants de Spoon River sont ceux des habitants du village de Spoon River (Illinois), enterrés sur la colline au-dessus d'une rivière, qui forment une constellation de fantômes ferraillant de leurs passé, de leurs commerces, de leurs ambitions et de leurs amours... Spoon River Anthology (1915) est un classique aux Etats-Unis, mais aussi en Italie, où ce titre fait figure de best-seller et a même été adapté en chansons par le Gênois Fabrizio de Andrea dans son disque Non al denaro, non all'amore, né al cielo. Il a été traduit à deux reprises en français : une première fois par Michel Pétris et Kenneth White sous le titre Spoon River (Champ Libre, 1976), une deuxième fois par Patrick Reumaux sous le titre Des voix sous les pierres. Les épitaphes de Spoon River (Phébus/Elisabeth Brunet, 2000). C'est une troisième version que vous lirez ici, même si l'intégrité du texte n'est pas toujours exactement préservée : certains textes ont été tronqués, d'autres recréés. Ces poésies libres ont intéressé le Général Instin, qui s'est attelé à la tâche de les traduire dès leur parution.
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Nombre de pages
246
Date de parution
17/06/2016
Poids
295g
Largeur
210mm
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EAN
9791095244035
Titre
Spoon River. Catalogue des chansons de la rivière
Auteur
Masters Edgar Lee
Editeur
OTHELLO
Largeur
210
Poids
295
Date de parution
20160617
Nombre de pages
246,00 €
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Edgar Lee Masters (1868-1950), élevé dans l'Ouest à l'époque des dernières guerres indiennes, mais grand lecteur d'Ovide et d'Anacréon, nous a laissé ce recueil de poèmes (1915), constamment réédité outre-atlantique, qui fait entendre la chanson grinçante, désenchantée, des rêves inaboutis. Un cimetière au bord d'une rivière de l'immense Prairie. 244 tombes. 244 épitaphes qui racontent l'histoire d'un bourg, de ses habitants - et de leurs ambitions déçues. Chacun y va de son couplet rageur, mélancolique ou futile : forgerons, arracheurs de dents, pécheurs et pasteurs, punaises de sacristies et franches traînées, rescapés du grand rush vers l'Ouest, soûlards et abstinents, fermiers et trimardeurs, spoliateurs et spoliés, tous bernés par leurs semblables, et plus encore par l'histoire. Où la poésie rivalise avec le roman pour célébrer ce qui reste d'humanité après les désastres.
Résumé : Entre les allées du cimetière de Spoon River, une rumeur gronde : c'est la voix des morts. Chaque habitant enseveli revient décrire sa vie, parfois la cause de son décès et ses déboires, sous la forme d'un texte bref. Toute une ville se dessine ainsi outre-tombe, en une allégorie de l'Amérique. De la femme trompée au juge déchu, passions et rancoeurs animent ce microcosme. Chef d'orchestre de ces voix, Edgar Lee Masters signe là un recueil inédit dans sa forme, au ton férocement satirique. Les morts règlent leurs comptes. Les monologues se répondent et se renvoient en écho au moyen d'allusions croisées. Ces épitaphes d'un genre nouveau sont du même coup de véritables poèmes en vers libres, proches de l'épigramme. Ces confessions posthumes demeureront de toute éternité. Et c'est foudroyant.
Lee Masters Edgar ; Reumaux Patrick ; Giacomelli M
Résumé : Tu as levé les yeux et vu Jupiter Trônant à la cime du pin géant. Et puis tu as baissé les yeux et vu Mon fauteuil vide se balancer au vent sous le porche solitaire. Courage, mon amour. Edgar Lee Masters Edgar Lee Masters (1868-1950), élevé dans l'Ouest à l'époque des dernières guerres indiennes, mais grand lecteur d'Ovide et d'Anacréon, nous a laissé ce recueil de poèmes (1915), constamment réédité outre-Atlantique, qui fait entendre la chanson grinçante, désenchantée, des rêves inaboutis. Un cimetière au bord d'une rivière de l'immense Prairie. 244 tombes. 244 épitaphes qui racontent l'histoire d'un bourg, de ses habitants - et de leurs ambitions déçues. Chacun y va de son couplet rageur, mélancolique ou futile : forgerons, arracheurs de dents, pécheurs et pasteurs, punaises de sacristies et franches traînées, rescapés du grand rush vers l'Ouest, soûlards et abstinents, fermiers et trimardeurs, spoliateurs et spoliés, tous bernés par leurs semblables, et plus encore par l'histoire. Où la poésie rivalise avec le roman pour célébrer ce qui reste d'humanité après les désastres.
Général Instin, c’est d’abord un visage. Un portrait photographique sur verre, effacé par les ans, dans la sépulture du Général Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert au hasard d’une balade au cimetière Montparnasse par l’écrivain Patrick Chatelier. Un portrait rongé par des taches formant à leur tour des silhouettes et des paysages. Général Instin, c’est donc l’absence d’un visage. Ou ses ramifications, sur d’autres modes. La dérive, la chose militaire, l’effacement de la mémoire, l’ombre d’un ancêtre universel, la création collective d’un personnage. Le portrait dilué du Général est devenu depuis vingt ans le moteur d’un projet accessible à tout et à tous - tous les supports, tous les arts, tous les hasards. Ainsi va la prolifération du u GI « (Général Instin) : sous forme d’écrits, vidéos, performances, objets, bruits, questions, échos, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut une archive, parmi mille autres possibles. Un livre ouvert et une aventure collective.
Un soldat part à l'aventure bâtir un mur en terre étrangère. Un mur qui doit marquer la puissance et la limite de son Empire. Il croit apporter à cette terre inconnue, vierge peut-être, la culture et la civilisation. Mais son horizon change à la rencontre des hommes bleus, et au terme de son voyage, il bascule : c'est le vide qui appelle. De ce voyage initiatique, témoigne une série de notes recueillies par l'aide de camp du général Instin, qui interroge le soldat revenu fou pour comprendre. C'est le résultat de cette enquête que vous tenez entre les mains.
Résumé : Trois femmes décidées à partir, à tenir jusqu'au bout du voyage. Toujours en mouvement, écrasées les unes contre les autres, échouées, échouant, Madame Pépite, Sambre, Sissi la Starine sont les Samothraces. Trois voix de tête dans une foule en route vers un meilleur aussi abstrait que lointain. Leur récit obstiné claque tel un cri, traversée du désordre, épopée absurde dont le tragique ne masque pas le trivial. Ce texte épique, dynamitant la langue, dialogue ici avec une oeuvre photographique de six mètres de long conçue par Eric Caligaris, Nuée, composant à partir de 1166 miniatures photos de migrants "surphotographiées" une foule de silhouettes troubles auxquelles le flou donne un caractère fugace.