L'Escalier de cristal, un magasin de grande renommée qui, du Palais- Royal à l'Opéra, s'est maintenu de l'Empire jusqu'à 1923. Il s'inscrit dans une histoire familiale, dont l'un des auteurs de ce livre est l'héritier. L'histoire commence par l'entrée en scène de Mme Désarnaud. En assemblant de façon originale et spectaculaire le cristal taillé et le bronze doré, elle acquiert rapidement une grande renommée. Durant le Premier Empire, elle fait installer un escalier surprenant et féérique dont le nom seul ne pouvait qu'exciter la curiosité du public et des chroniqueurs. Sous la monarchie de Juillet, Emile Pannier reprend le magasin avec brio. Ses deux fils, Georges et Henry, dotés d'une solide formation, deviennent des hommes de goût. Captateurs et créateurs de modes, ils parviennent à maintenir, dans le domaine de la décoration, une tradition de haute qualité, en essayant parallèlement de s'adapter aux modes du jour. Notre ouvrage permettra, nous l'espérons, de faire mieux connaître l'histoire du commerce du luxe, et plus largement celle de la bourgeoisie, de son ascension, de ses conduites, de ses pratiques et de ses goûts.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
344
Date de parution
03/12/2021
Poids
1 924g
Largeur
247mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791096561339
Titre
L'escalier de cristal. Le luxe à Paris 1809-1923
Auteur
Masseau Annick ; Masseau Didier
Editeur
HAYOT
Largeur
247
Poids
1924
Date de parution
20211203
Nombre de pages
344,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Les adversaires de Voltaire et de Diderot ont longtemps été considérés comme des esprits rétrogrades voire médiocres. Récusant cette vision manichéenne, Didier Masseau procède à une analyse socio-historique sans exclusive des milieux intellectuels de la France des Lumières et montre comment les stratégies de carrière révèlent des positions instables et des tensions multiples. Sous le terme général d'antiphilosophie se cache en fait une multitude de courants (jansénistes, jésuites, apologistes...) ayant pour seul point commun la haine des philosophes, ces derniers étant accusés de monopoliser les lieux du pouvoir intellectuel et d'imposer une pensée unique. Mais la principale motivation des antiphilosophes est sans conteste la défense du christianisme : il s'agit, en effet, de rappeler l'existence de Dieu, notion fortement remise en question par les idées nouvelles. Pour être entendus et trouver des lecteurs, les adversaires des philosophes doivent, à leur tour, recourir aux genres littéraires à la mode : dictionnaire, dialogue, roman, théâtre. L'histoire culturelle de la deuxième moitié du XVIIIe siècle est faite de chevauchements, d'interférences, de tensions et de contradictions entre des courants de pensée, même si, à la veille de la Révolution, les philosophes des Lumières finissent par l'emporter parce qu'ils ont su créer l'espace culturel qu'ils ont investi en même temps.
Résumé : Un rire un peu fort, un geste trop brusqué, une intonation, un "Au revoir, messieurs, dames" ou un "Au plaisir" lancés à la cantonade peuvent être perçus comme des marques de "vulgarité" qui classent immédiatement le parleur parmi les réprouvés du "bon goût", quand bien même le sujet s'efforce en toute sincérité d'être civil, poli et attentif aux autres. Afin de cerner ce "bon goût", l'auteur procède à une histoire inédite des codes de distinction du Moyen Age à nos jours. Il témoigne de la permanence d'une civilité qui constitue un enjeu symbolique de première importance pour la mise en scène de soi et qui connaît, après la disparition de l'Ancien Régime, de nouvelles formes de sophistication dans la nostalgie de la société de cour.
Résumé : Le musée Condé de Chantilly conserve deux bureaux créés par l'un des plus grands ébénistes français de tous les temps, André-Charles Boulle. Pour la première fois en France, une exposition et un catalogue, rassemblant les contributions des plus grands spécialistes, lui sont dédiés. André-Charles Boulle enfin célébré en France La vie et la longue carrière d'André-Charles Boulle (1642- 1732) sont aujourd'hui bien connues. A la fois artiste et artisan, l'ébéniste travailla pendant plus de cinquante ans pour le compte des Bâtiments du roi et répondit avec son atelier aux commandes de la famille royale et de la haute noblesse. Il atteignit un degré de perfection technique, notamment dans celle de la marqueterie de métaux et d'écaille, portée au plus haut niveau. Bronzier de génie, il imposa le bronze doré dans le mobilier dont il renouvela les typologies. Ce fut aussi un collectionneur curieux et un dessinateur de talent, soucieux de faire connaître ses productions, notamment par la gravure. Associé à la somptuosité de l'art français sous Louis XIV, il connut la renommée dès son vivant ; cet engouement ne s'est plus jamais démenti depuis. Parmi ses plus prestigieux clients figurait Louis-Henri, prince de Condé et seigneur de Chantilly, plus communément désigné par son titre de duc de Bourbon (1692-1740). Son inventaire après décès montre tout l'intérêt que ce dernier portait aux productions de Boulle. Le bureau comme sommet de l'innovation Boulle tint un rôle central dans l'évolution du mobilier français à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Avec la commode, le bureau plat constitua l'une de ses plus importantes créations à la fin du règne de Louis XIV. Parallèlement à la production de bureaux à six pieds, de bureaux à caissons latéraux sur huit pieds, Boulle inventa en effet un nouveau modèle de bureau, à la ceinture munie d'une seule rangée de trois tiroirs, reposant sur quatre pieds, sans traverse. Ce bureau plat fit sa réputation : marqueterie de laiton et d'écaille, riches appliques en bronze doré, formes élancées et cambrées se mirent au service d'un meuble élégant, symbole du pouvoir par excellence. Les exemplaires se multiplièrent à partir des années 1710 pour culminer dans les premières années de la Régence. Les formules mises en place par Boulle allaient d'ailleurs définir pendant plus d'un demi-siècle, voire plus, la forme du bureau plat français. L'exposition et son catalogue permetent de retracer cette évolution des formes et des décors, en réunissant un nombre significatif de bureaux créés par Boulle. A leurs côtés, d'autres pièces essentielles issues du même atelier permettent de compléter ce stimulant panorama. Un projet servi par de larges recherches techniques Le catalogue s'appuie sur de larges recherches consacrées aux analyses techniques de nombreuses pièces issues de l'atelier de Boulle. Ces études s'attachent à déterminer des repères solides quant au bâti, aux décors de marqueterie et aux bronzes de Boulle. Première somme d'importance consacrée au plus grand des ébénistes français, ce catalogue est le fruit des recherches les plus récentes destinées à asseoir définitivement la gloire d'André-Charles Boulle.