Les ennemis des philosophes. L'antiphilosophie au temps des Lumières
Masseau Didier
ALBIN MICHEL
31,40 €
Épuisé
EAN :9782226116635
Les adversaires de Voltaire et de Diderot ont longtemps été considérés comme des esprits rétrogrades voire médiocres. Récusant cette vision manichéenne, Didier Masseau procède à une analyse socio-historique sans exclusive des milieux intellectuels de la France des Lumières et montre comment les stratégies de carrière révèlent des positions instables et des tensions multiples. Sous le terme général d'antiphilosophie se cache en fait une multitude de courants (jansénistes, jésuites, apologistes...) ayant pour seul point commun la haine des philosophes, ces derniers étant accusés de monopoliser les lieux du pouvoir intellectuel et d'imposer une pensée unique. Mais la principale motivation des antiphilosophes est sans conteste la défense du christianisme : il s'agit, en effet, de rappeler l'existence de Dieu, notion fortement remise en question par les idées nouvelles. Pour être entendus et trouver des lecteurs, les adversaires des philosophes doivent, à leur tour, recourir aux genres littéraires à la mode : dictionnaire, dialogue, roman, théâtre. L'histoire culturelle de la deuxième moitié du XVIIIe siècle est faite de chevauchements, d'interférences, de tensions et de contradictions entre des courants de pensée, même si, à la veille de la Révolution, les philosophes des Lumières finissent par l'emporter parce qu'ils ont su créer l'espace culturel qu'ils ont investi en même temps.
Nombre de pages
451
Date de parution
04/10/2000
Poids
526g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782226116635
Titre
Les ennemis des philosophes. L'antiphilosophie au temps des Lumières
Auteur
Masseau Didier
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
144
Poids
526
Date de parution
20001004
Nombre de pages
451,00 €
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Résumé : Un rire un peu fort, un geste trop brusqué, une intonation, un "Au revoir, messieurs, dames" ou un "Au plaisir" lancés à la cantonade peuvent être perçus comme des marques de "vulgarité" qui classent immédiatement le parleur parmi les réprouvés du "bon goût", quand bien même le sujet s'efforce en toute sincérité d'être civil, poli et attentif aux autres. Afin de cerner ce "bon goût", l'auteur procède à une histoire inédite des codes de distinction du Moyen Age à nos jours. Il témoigne de la permanence d'une civilité qui constitue un enjeu symbolique de première importance pour la mise en scène de soi et qui connaît, après la disparition de l'Ancien Régime, de nouvelles formes de sophistication dans la nostalgie de la société de cour.
Résumé : Les dernières années de l'Ancien Régime en France voient la multiplication des fêtes, publiques ou privées. Les fêtes royales et princières d'abord, se perpétuent dans le faste et le spectaculaire, moyen pour la monarchie d'affirmer un pouvoir en butte à des critiques multiples. Quant aux fêtes privées données chez les nobles et les financiers, elles sont de plus en plus extravagantes. Elles se déroulent souvent dans les folies, ces résidences élégantes et luxueuses répondant aux caprices de leurs propriétaires. Fuyant le sérieux philosophique pourtant en vogue, des sociétés affectionnent des scènes de travestissement et pratiquent à l'envi l'art du canular, de la supercherie et de la mystification. On assiste à des jeux parfois dangereux pouvant même basculer dans la transgression. Une telle frénésie devient le moyen de fuir une réalité qu'on ne peut ou qu'on ne veut percevoir, et dissimule aussi une inquiétude sourde. La hantise du chaos affecte certains esprits, alors même que l'idée de progrès est devenue un lieu commun du discours philosophique. En faisant revivre, à travers ces fêtes mémorables les derniers feux de l'Ancien Régime, Didier Masseau montre toute l'ambivalence de la société française à la veille de la Révolution.