LEADERSHIP ET POUVOIR DANS LES COMMUNAUTES D'ORIGINE IMMIGRE
MARTINIELLO MARCO
L'HARMATTAN
27,50 €
Epuisé
EAN :9782738415288
L'exemple d'une communauté ethnique en Belgique. Une certaine intégration des populations issues de l'immigration est un processus inéluctable et du reste, observable dans les sociétés européennes. En revanche, Fauteur affirme qu'il n'en va pas de même de la répartition équitable du pouvoir entre les différentes composantes du tissu sociétal. A cet égard, la plupart des collectivités ethniques d'origine immigrée se caractérisent par une impuissance politique chronique, quel que soit par ailleurs le degré d'intégration atteint. Quelle est l'influence des leaders ethniques sur la réduction du degré d'impuissance de leur groupe ? Leur promotion sociale individuelle s'accompagne-t-elle d'un phénomène d'ascension sociale groupale et de l'émergence de pouvoirs ethniques sur la scène politique ? Ces questions sont tout d'abord abordées dans un cadre théorique axé autour des concepts de pouvoir, de leadership et d'élite. La seconde partie de l'ouvrage présente les résultats d'un long travail de terrain en Belgique francophone qui met en lumière les barrières posées par les principaux acteurs politiques autochtones (différents niveaux de l'Etat, partis politiques, syndicats, etc.) à l'acquisition de pouvoir politique par des communautés ethniques d'origine immigrée. Dans ces processus multiformes d'exclusion et de marginalisation politiques dont elles sont victimes, les leaders ethniques occupent une position centrale qui est ici analysée en profondeur.
Nombre de pages
317
Date de parution
01/06/1992
Poids
396g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738415288
Titre
Leadership et pouvoir dans les communautés d'origine immigré
Auteur
MARTINIELLO MARCO
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
396
Date de parution
19920601
Nombre de pages
317,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Comment concilier nos exigences, démocratiques liées traditionnellement à l'Etat-nation avec la diversité culturelle, ethnique et identitaire observable dans la plupart des sociétés occidentales ? Quelles réponses politiques sont et doivent être données aux revendications identitaires et aux demandes de maintien de particularités culturelles qui se font jour dans les sociétés occidentales ? Une citoyenneté multiculturelle est-elle possible dans les démocraties européennes et nord-américaines ? Peut-on concilier une citoyenneté indivisible basée sur des droits individuels avec la reconnaissance d'identités ethno-culturelles émanant parfois de groupes minoritaires ? Ce type de reconnaissance conduit-il immanquablement à la création de ghettos culturels et à la fragmentation de la nation et de la citoyenneté ? Ce livre tente de répondre à ces délicates questions en montrant que l'apparente contradiction entre diversité culturelle et identitaire et démocratie citoyenne peut être dépassée. L'auteur soutient par ailleurs que l'émergence de systèmes multiculturels et post-nationaux alliant droits individuels forts et reconnaissance collective souple peut constituer un rempart contre les extrémismes.
Les sociétés occidentales sont de facto multiculturelles et pluriethniques. La prise en compte de cette diversité dans les années 1980-1990 a fait place après 2001 à une montée des populismes, à un constat d'échec du multiculturalisme de la part de certains dirigeants européens et au retour à des politiques néo-assimilationnistes. Comment concilier cette diversité inhérente au monde occidental moderne avec les exigences démocratiques propres à l'État-nation ? Quelles réponses politiques apporter aux revendications identitaires ? Est-ce compromettre la notion de citoyenneté que de reconnaître la spécificité culturelle et identitaire des groupes minoritaires ? Sans céder à un multiculturalisme béat, ce livre plaide en faveur d'une citoyenneté multiculturelle partagée au sein d'un système démocratique capable de combiner unité et diversité. Un essai qui questionne l'avenir de nos démocraties.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...