Comment concilier nos exigences, démocratiques liées traditionnellement à l'Etat-nation avec la diversité culturelle, ethnique et identitaire observable dans la plupart des sociétés occidentales ? Quelles réponses politiques sont et doivent être données aux revendications identitaires et aux demandes de maintien de particularités culturelles qui se font jour dans les sociétés occidentales ? Une citoyenneté multiculturelle est-elle possible dans les démocraties européennes et nord-américaines ? Peut-on concilier une citoyenneté indivisible basée sur des droits individuels avec la reconnaissance d'identités ethno-culturelles émanant parfois de groupes minoritaires ? Ce type de reconnaissance conduit-il immanquablement à la création de ghettos culturels et à la fragmentation de la nation et de la citoyenneté ? Ce livre tente de répondre à ces délicates questions en montrant que l'apparente contradiction entre diversité culturelle et identitaire et démocratie citoyenne peut être dépassée. L'auteur soutient par ailleurs que l'émergence de systèmes multiculturels et post-nationaux alliant droits individuels forts et reconnaissance collective souple peut constituer un rempart contre les extrémismes.
Nombre de pages
126
Date de parution
21/11/1997
Poids
158g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607307
Titre
Sortir des ghettos culturels
Auteur
Martiniello Marco
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
158
Date de parution
19971121
Nombre de pages
126,00 €
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Les sociétés occidentales sont de facto multiculturelles et pluriethniques. La prise en compte de cette diversité dans les années 1980-1990 a fait place après 2001 à une montée des populismes, à un constat d'échec du multiculturalisme de la part de certains dirigeants européens et au retour à des politiques néo-assimilationnistes. Comment concilier cette diversité inhérente au monde occidental moderne avec les exigences démocratiques propres à l'État-nation ? Quelles réponses politiques apporter aux revendications identitaires ? Est-ce compromettre la notion de citoyenneté que de reconnaître la spécificité culturelle et identitaire des groupes minoritaires ? Sans céder à un multiculturalisme béat, ce livre plaide en faveur d'une citoyenneté multiculturelle partagée au sein d'un système démocratique capable de combiner unité et diversité. Un essai qui questionne l'avenir de nos démocraties.
L'exemple d'une communauté ethnique en Belgique. Une certaine intégration des populations issues de l'immigration est un processus inéluctable et du reste, observable dans les sociétés européennes. En revanche, Fauteur affirme qu'il n'en va pas de même de la répartition équitable du pouvoir entre les différentes composantes du tissu sociétal. A cet égard, la plupart des collectivités ethniques d'origine immigrée se caractérisent par une impuissance politique chronique, quel que soit par ailleurs le degré d'intégration atteint. Quelle est l'influence des leaders ethniques sur la réduction du degré d'impuissance de leur groupe ? Leur promotion sociale individuelle s'accompagne-t-elle d'un phénomène d'ascension sociale groupale et de l'émergence de pouvoirs ethniques sur la scène politique ? Ces questions sont tout d'abord abordées dans un cadre théorique axé autour des concepts de pouvoir, de leadership et d'élite. La seconde partie de l'ouvrage présente les résultats d'un long travail de terrain en Belgique francophone qui met en lumière les barrières posées par les principaux acteurs politiques autochtones (différents niveaux de l'Etat, partis politiques, syndicats, etc.) à l'acquisition de pouvoir politique par des communautés ethniques d'origine immigrée. Dans ces processus multiformes d'exclusion et de marginalisation politiques dont elles sont victimes, les leaders ethniques occupent une position centrale qui est ici analysée en profondeur.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.