
L'âme des animaux
Dans ce texte pionnier publié en 1926, Piero Martinetti, soutient que les animaux, de l'insecte aux « mammifères supérieurs », possèdent tous sans exception une intelligence et une conscience. L'éthique ne peut donc se limiter à la régulation des relations entre les hommes, mais doit s'étendre à la recherche du bien-être et du bonheur de toutes les formes de vie qui, comme l'homme, sont capables de ressentir la joie et la douleur, et d'inventer l'aménagement de la part du monde qui leur revient. Martinetti est loin de s'en tenir à la thèse devenue classique de la souffrance animale et, comme chez Kant, des devoirs qu'elle nous impose au titre de notre propre humanité. Dans la fidélité à ce que l'on pourrait appeler chez lui une « religion de la raison », il s'étonne notamment du scandale moral que représente l'indifférence des grandes religions occidentales à la souffrance infligée par les hommes aux animaux : ces êtres doués d'une forme d'intelligence et de raison nous sont proches et nous pouvons déchiffrer en eux l'unité profonde qui nous lie à eux. Pour Martinetti, on ne peut exclure la possibilité qu'à l'avenir, l'humanité découvre « un règne spirituel plus vaste que le règne humain » et qu'elle étende « à tous les êtres vivants ces sentiments de charité et de justice qu'elle considère aujourd'hui comme réservés aux hommes ».
| Nombre de pages | 107 |
|---|---|
| Date de parution | 06/03/2026 |
| Poids | 160g |
| Largeur | 134mm |
| EAN | 9791097497835 |
|---|---|
| Auteur | Martinetti Piero ; Clément Arnaud |
| Editeur | CONFERENCE |
| Largeur | 134 |
| Date de parution | 20260306 |
| Nombre de pages | 107,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Socrate
Martinetti Piero ; Carraud Christophe ; Clément ArQu'est-ce que fonder en philosophie, ou fonder la philosophie ? La figure de Socrate n'a jamais cessé d'être décisive : c'est à proportion de ce caractère que Martinetti l'interroge, en menant une enquête inséparablement historique et philosophique, et c'est là sans doute sa nouveauté. Si en effet nous nous pensions philosophes dans le même sens que Socrate, sa figure ne ferait pas mystère et l'enquête ne porterait pas sur la question : quel philosophe était Socrate ? Mais s'il y avait entre lui et nous une rupture radicale - par exemple, dans le fait qu'il était un homme tout occupé de vivre, tandis que la philosophie actuelle s'apparente à une activité théorique abstraite de la vie -, nous cesserions de vouloir nous reconnaître en lui. Ce paradoxe, qui a pour cause l'inadéquation principielle de ce qui est fondé à sa fondation, soit l'impossibilité de faire coïncider la philosophie telle que la pratiquait Socrate et la tradition qu'il a fait naître, est au coeur de l'interrogation de Martinetti : la philosophie, nous dit-il, est une tradition monumentale, vivante et riche ; elle est une grande et belle chose, peut-être la plus grande des réalisations humaines ; Socrate, qui en est le fondateur, doit avoir été un homme d'une valeur exceptionnelle, à la hauteur de l'histoire qui s'est bâtie sur sa vie et sa pensée ; donc le Socrate idéal et le Socrate réel doivent en partie coïncider. Socrate devient donc une pierre de touche pour Martinetti : la métaphysique de Socrate n'est pas seulement une vague intuition, mais bien sa foi la plus profonde et son plus grand mérite : celui de communiquer au monde entier l'existence dans l'homme d'un " principe transcendant" vers lequel tendre. La parole socratique ne se comprend pas sans la volonté d'ouvrir à l'individu une conscience plus profonde de la dimension spirituelle de l'homme et d'en faire valoir l'exigence morale. Traduit de l'italien par Christophe Carraud - Préface d'Arnaud ClémentSur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

La Constitution de la Vème République
Martinetti FrançoiseLoi fondamentale de la République, la Constitution règle les rapports entre gouvernants et gouvernés et définit l'organisation des différents pouvoirs. Elle est adoptée par le peuple et ne peut être révisée que par lui ou par ses représentants élus. Selon le principe de la hiérarchie des normes, toutes les lois doivent être en conformité avec elle. Grâce à une présentation chronologique des articles essentiels et à de nombreux exemples contemporains, le présent ouvrage vise à rendre plus familier ce texte fondamental. Les commentaires de Françoise Martinetti ancrent les articles dans la réalité de la France d'aujourd'hui et permettent de comprendre ce qu'ils signifient concrètement dans notre vie quotidienne. L'auteur consacre ses chapitres à la souveraineté, au président de la République, au Gouvernement, au Parlement, au Conseil constitutionnel et à la JusticeAugmenté du texte intégral de la Constitution de 1958 et des textes qui lui sont afférents, ce document indispensable permet de saisir la nature, les enjeux et les limites de notre système politiqueEpuiséVOIR PRODUIT3,00 € -

Géopolitique de la Corse
Martinetti Joseph ; Lefevre MarianneParticulièrement complexe, le cas corse constitue un véritable défi pour l'analyse géopolitique. En retour, l'apport de celle-ci n'est pas inutile pour combler les fossés d'incompréhension qui entravent l'avenir de l'île de Beauté. L'émergence d'un nationalisme régional dans les années 1960 s'est traduite par le retour de la violence au coeur des pratiques politiques et sociales. La revendication d'autonomie, voire d'indépendance, justifie pour une minorité une lutte armée qui s'acharne à mimer le schéma décolonisateur du milieu du XXe siècle. La voie de la démocratie se révèle ainsi bien étroite pour cette microsociété qui peine à s'émanciper des logiques de solidarité clanique. Quant au pouvoir central, pris par le goût des combinaisons obscures, il n'a pas toujours poussé... à la démocratie. Prisonnière d'un paradoxe qui consiste à la fois à réclamer moins d'État et plus d'État, la société corse s'inscrit dans un monde à part dont les sociétés du Mezzogiorno italien sont l'élément principal. Mais elle exacerbe par cela même les tensions d'une société française qui, entre intégration européenne, mondialisation et affirmations communautaires, tente de redéfinir le rôle de l'État pour assurer la cohésion de la nation.Mariane Lefevre est maître de conférences à l'université de Perpignan. Joseph Martinetti est professeur à I'IUFM de Nice.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,90 € -

Peuplement et territoire en Russie
Martinetti JosephCet ouvrage est construit autour d'une problématique spécifique au plus vaste pays du monde. Pour saisir l'identité de la nouvelle Fédération de Russie, il faut accorder une place majeure à son territoire - immensité, contraintes naturelles - et à son peuplement - diversités des peuples et cultures entre l'Europe et l'Asie, poids d'une histoire impériale. L'auteur explique les défis que suscite la maîtrise d'un si vaste territoire pour une population déboussolée par une douloureuse transition vers l'économie de marché. Au moment où l'ensemble des pays de l'Est redécouvrent la " force des lieux ", ce livre présente l'espace russe, son territoire et son peuplement, constituant ainsi un outil indispensable pour comprendre cette nation.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER14,50 €
Du même éditeur
-

L'architecture est trop sérieuse pour être laissée aux architectes
De Carlo Giancarlo ; Carraud ChristopheL'ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique de leur parution, de 1959 à 1993, des textes majeurs de Giancarlo De Carlo (1919-2005), qui n'ont jamais fait l'objet d'une traduction française ? ; il voudrait ainsi faire mesurer l'ampleur de cette oeuvre et son importance pour qui se soucie de l'espace où il vit Le lecteur est ainsi invité à suivre le parcours et le développement d'une pensée qui commence par prendre ses distances avec l'emprise du Mouvement Moderne et s'achève par une "? méditation pédagogique ? " d'une exceptionnelle qualité sur la tâche de l'architecte aux prises avec toutes les dimensions du lieu, par lesquelles jamais la ville ne devrait perdre de vue la qualité du territoire où elle s'insère. La réflexion sur l'architecture, proposée par un esprit soucieux de précision et essentiellement tourné vers la transmission la plus claire possible au public, aux étudiants, à tous ceux qui ont le goût du lieu où vivre, est si peu séparée de celle sur le contexte physique, géographique, historique, qu'elle prend tout ensemble tournure esthétique et politique ? : Giancarlo De Carlo a souci des conditions mêmes de l'architecture et des domaines que celle-ci doit aborder pour exister pleinement comme architecture : c'est ainsi qu'il se penche aussi bien sur l'université où elle s'enseigne, les débats qui agitent cette dernière dès avant 68, l'administration et les plans que son déploiement urbanistique suppose, les formes et les territoires où elle s'inscrit et qu'elle réinvente, que sur le public auquel elle s'adresse, moyennant l'idée de la "participation" , trop souvent mal comprise, retrouvant ainsi sa dimension d'habitation et de négociation avec l'espace réel où vivre et trouver des raisons de vivre.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

Architecture & dignité
Basbous KarimLe prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

L'air se rafraîchit. Journal de guerre italien 1939-1940
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;Guerre dans le Val d'Orcia, livre issu du journal que tient Iris Origo en 1943-1944 (Ed. Conférence, 2011), relatait un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait accueilli dans sa propriété de La Foce des enfants, réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements ? ; mais les Allemands étaient aux portes, étaient dans la propriété même, et il lui fallait conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille faisait rage. Action discrète et courageuse, qui caractérise toute la vie de l'auteur. C'est cette même dignité et cette même discrétion que l'on retrouve dans le journal antérieur, L'Air se rafraîchit ? ; il embrasse les mois qui vont de mars 1939 à juillet 1940. Rien ici qui soit attention à soi-même ou rumination autocentrée ? : qu'il s'agisse de la vie à La Foce, des conversations avec les paysans de ce sud de la Toscane, des déplacements à Rome dans le milieu diplomatique, de la perception inquiète de l'imminence de la guerre, de l'analyse de la situation italienne ou du portrait de quelques-uns des hiérarques du gouvernement fasciste, les pages d'Iris Origo nous offrent, avec une rare élégance et une précision de regard acérée, un document de premier ordre sur la vie italienne de cette période troublée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER19,00 € -

Le peintre et son pays. Peintures, dessins, gravures & monotypes
Gabioud Pierre-Yves ; Clément Arnaud ; Tâche PierrLa peinture de Pierre-Yves Gabioud est une recherche poétique de l'accord entre le coeur et la nature. L'artiste, sensible aux beautés des paysages montagneux comme à celles des choses simples, met son art au service de leur révélation. Ses dessins suivent avec l'élégance des paysages chinois le profil d'un sommet, ses gravures saisissent la forme bigarrée des chalets, ses huiles font généreusement refléter la lumière qui frappe la surface noire des peaux de cerises. Ce choix lucide en faveur de la figuration est fondé sur la conviction que l'art a son lieu véritable dans la rencontre de l'intériorité de l'artiste et de l'altérité du monde. Pierre-Yves Gabioud, dans des fusains ou des monotypes, des aquarelles ou des peintures à l'huile, façonne d'oeuvre en oeuvre le lexique pictural où cet accord s'accomplit, un lexique fait de douceur, de profondeur, de fantaisie aussi. Le peintre et son pays reproduit plus d'une centaine d'oeuvres de l'artiste ? : celles-ci s'accompagnent d'un entretien qui vise à en faire connaître l'esprit, ainsi que de deux textes qui reviennent sur l'esthétique et la poétique si singulières et saisissantes de l'art de Pierre-Yves Gabioud.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 €
