L'euthanasie est un progrès social. Ce discours, répété depuis des années, est souvent présenté comme une évidence. Considérée comme un nouveau droit, la mort provoquée est défendue par une partie importante de la gauche. Loin d'être un progrès, l'euthanasie ne serait-elle pas plutôt une régression ? Avatar du libéralisme et de la mentalité capitaliste, la mort provoquée vient percuter de plein fouet nos valeurs communes. Pour Isabelle Marin et Sara Piazza, elle ne rendra pas plus digne celui qui demande à mourir, mais au contraire le confortera dans l'idée que son existence est négligeable, en l'assujettissant à des injonctions sociales et économiques rapportant la dignité des personnes à leurs performances et leur utilité pour la société. Pour elles, il est temps que les forces de gauche arrêtent de se fourvoyer dans ce combat qui leur est contraire pour renouer, enfin, avec un idéal humaniste et social.
Nombre de pages
78
Date de parution
16/09/2023
Poids
104g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782492359163
Titre
Euthanasie, un progrès social ?
Auteur
Marin Isabelle ; Piaza Sara ; Buffet Marie-George
Editeur
FEED BACK
Largeur
150
Poids
104
Date de parution
20230916
Nombre de pages
78,00 €
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Résumé : Le débat sur l'euthanasie revient régulièrement sur le devant de l'actualité. De fait, la mort et la souffrance interrogent crûment chaque personne qui y est confrontée, la société dans son ensemble, mais aussi la médecine elle-même. Ce sont toutes les contradictions de notre système de soin qui sont mises au jour, nous dit le docteur Isabelle Marin, à partir de l'expérience qui est la sienne depuis de longues années dans le domaine des soins palliatifs. On ne trouvera pas ici un simple plaidoyer en faveur de ces derniers, mais une analyse lucide, décapante, sur l'évolution de l'hôpital notamment, sous la double poussée d'une volonté de rationalisation économique et d'une certaine vision de la science, comme toute-puissante. Loin de vouloir donner des leçons, l'auteur expose ses doutes, ses questions, nés d'une confrontation quotidienne avec la mort. Isabelle Marin réfléchit sur les mots que l'on emploie pour en parler, sur les conditions dans lesquelles se prennent des décisions très difficiles, sur la manière dont l'humain est reconnu, pris en compte, y compris dans ses limites, jusqu'au point où il semble totalement défait... Cette façon d'envisager le " mourir " est aussi un regard sur notre monde et ses injustices, qui échappe à tout " prêt-à-penser ".
Résumé : L'aggravation de la précarité et l'augmentation du nombre de SDF interroge la politique menée actuellement. Les LAM sont créés pour désengorger les LHSS (Lits halte soins santé), et surtout l'hôpital, des SDF trop malades sans solution administrative ou d'hébergement. Cette nouvelle structure s'intègre dans le dispositif précarité et est géré par le secteur médico-social associatif. Répond-il à un besoin spécifique non couvert par les structures existantes ? Vient-il pallier leurs manques en termes de places et de difficultés d'accès ? Est-il un "sous-hôpital" regroupant une unité de soins palliatifs et un EHPAD pour pauvres ? Que nous apprend-il sur cette grande précarité et sa prise en charge ?
31 décembre 1946 : le corps d'un garde-chasse criblé de plombs est découvert gisant dans un étang de la Brenne. Trois cours d'assises condamnent pour ce meurtre deux braconniers, Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Au soir du troisième verdict, rendu à Bordeaux en 1950, l'affaire semble close et Maurice Garçon, l'avocat de la partie civile, pense pouvoir archiver son dossier. Trente ans plus tard, plusieurs livres fondés sur des approximations, des hypothèses fantaisistes et des ragots proclament urbi et orbi l'innocence des condamnés. Les médias s'en emparent. Présentant avec complaisance ces hypothèses et ces rumeurs comme l'expression de la vérité, leur jugement est sans appel : Mis et Thiennot ont été victimes d'une erreur judiciaire ! La justice est sommée de présenter ses excuses. Malgré les pressions, la Cour de révision des condamnations pénales sait préserver son indépendance : six requêtes en révision des procès, déposées entre 1983 et 2015, sont rejetées. Pour combien de temps ? Fort du soutien d'une opinion manipulée, une septième requête est annoncée. Comment cela est-il possible ? Comment un "tribunal populaire" fondant ses certitudes sur une ignorance absolue d'un dossier peut-il ainsi prétendre effacer une vérité judiciaire née de débats loyaux et contradictoires ? A l'heure où la Justice déserte les prétoires pour être rendue sur internet et les "réseaux sociaux" , l'affaire Mis et Thiennot incarne les dérives et les dangers qui la menacent. Avocat honoraire, historien, Gilles Antonowicz poursuit avec Isabelle Marin dans cette enquête percutante un travail l'ayant déjà conduit à l'examen approfondi de grandes affaires judiciaires (La Faiblesse des hommes, histoire raisonnable de l'affaire d'Outreau, Max Milo, 2013, L'Affaire Halimi, Histoire d'une dérive, Nicolas Eybalin, 2014, Maurice Garçon, Les Procès historiques, Les Belles Lettres, 2019, Isorni, Les Procès historiques, Les Belles Lettres, 2021)