Allez donc mourir ailleurs ! Un médecin, l'hôpital et la mort
Marin Isabelle
BUCHET CHASTEL
20,30 €
Epuisé
EAN :9782283019924
Le débat sur l'euthanasie revient régulièrement sur le devant de l'actualité. De fait, la mort et la souffrance interrogent crûment chaque personne qui y est confrontée, la société dans son ensemble, mais aussi la médecine elle-même. Ce sont toutes les contradictions de notre système de soin qui sont mises au jour, nous dit le docteur Isabelle Marin, à partir de l'expérience qui est la sienne depuis de longues années dans le domaine des soins palliatifs. On ne trouvera pas ici un simple plaidoyer en faveur de ces derniers, mais une analyse lucide, décapante, sur l'évolution de l'hôpital notamment, sous la double poussée d'une volonté de rationalisation économique et d'une certaine vision de la science, comme toute-puissante. Loin de vouloir donner des leçons, l'auteur expose ses doutes, ses questions, nés d'une confrontation quotidienne avec la mort. Isabelle Marin réfléchit sur les mots que l'on emploie pour en parler, sur les conditions dans lesquelles se prennent des décisions très difficiles, sur la manière dont l'humain est reconnu, pris en compte, y compris dans ses limites, jusqu'au point où il semble totalement défait... Cette façon d'envisager le " mourir " est aussi un regard sur notre monde et ses injustices, qui échappe à tout " prêt-à-penser ".
Nombre de pages
226
Date de parution
01/03/2004
Poids
284g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782283019924
Titre
ALLEZ DONC MOURIR AILLEURS
Auteur
Marin Isabelle
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
150
Poids
284
Date de parution
20040301
Nombre de pages
226,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'aggravation de la précarité et l'augmentation du nombre de SDF interroge la politique menée actuellement. Les LAM sont créés pour désengorger les LHSS (Lits halte soins santé), et surtout l'hôpital, des SDF trop malades sans solution administrative ou d'hébergement. Cette nouvelle structure s'intègre dans le dispositif précarité et est géré par le secteur médico-social associatif. Répond-il à un besoin spécifique non couvert par les structures existantes ? Vient-il pallier leurs manques en termes de places et de difficultés d'accès ? Est-il un "sous-hôpital" regroupant une unité de soins palliatifs et un EHPAD pour pauvres ? Que nous apprend-il sur cette grande précarité et sa prise en charge ...
L'euthanasie est un progrès social. Ce discours, répété depuis des années, est souvent présenté comme une évidence. Considérée comme un nouveau droit, la mort provoquée est défendue par une partie importante de la gauche. Loin d'être un progrès, l'euthanasie ne serait-elle pas plutôt une régression ? Avatar du libéralisme et de la mentalité capitaliste, la mort provoquée vient percuter de plein fouet nos valeurs communes. Pour Isabelle Marin et Sara Piazza, elle ne rendra pas plus digne celui qui demande à mourir, mais au contraire le confortera dans l'idée que son existence est négligeable, en l'assujettissant à des injonctions sociales et économiques rapportant la dignité des personnes à leurs performances et leur utilité pour la société. Pour elles, il est temps que les forces de gauche arrêtent de se fourvoyer dans ce combat qui leur est contraire pour renouer, enfin, avec un idéal humaniste et social.
31 décembre 1946 : le corps d'un garde-chasse criblé de plombs est découvert gisant dans un étang de la Brenne. Trois cours d'assises condamnent pour ce meurtre deux braconniers, Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Au soir du troisième verdict, rendu à Bordeaux en 1950, l'affaire semble close et Maurice Garçon, l'avocat de la partie civile, pense pouvoir archiver son dossier. Trente ans plus tard, plusieurs livres fondés sur des approximations, des hypothèses fantaisistes et des ragots proclament urbi et orbi l'innocence des condamnés. Les médias s'en emparent. Présentant avec complaisance ces hypothèses et ces rumeurs comme l'expression de la vérité, leur jugement est sans appel : Mis et Thiennot ont été victimes d'une erreur judiciaire ! La justice est sommée de présenter ses excuses. Malgré les pressions, la Cour de révision des condamnations pénales sait préserver son indépendance : six requêtes en révision des procès, déposées entre 1983 et 2015, sont rejetées. Pour combien de temps ? Fort du soutien d'une opinion manipulée, une septième requête est annoncée. Comment cela est-il possible ? Comment un "tribunal populaire" fondant ses certitudes sur une ignorance absolue d'un dossier peut-il ainsi prétendre effacer une vérité judiciaire née de débats loyaux et contradictoires ? A l'heure où la Justice déserte les prétoires pour être rendue sur internet et les "réseaux sociaux" , l'affaire Mis et Thiennot incarne les dérives et les dangers qui la menacent. Avocat honoraire, historien, Gilles Antonowicz poursuit avec Isabelle Marin dans cette enquête percutante un travail l'ayant déjà conduit à l'examen approfondi de grandes affaires judiciaires (La Faiblesse des hommes, histoire raisonnable de l'affaire d'Outreau, Max Milo, 2013, L'Affaire Halimi, Histoire d'une dérive, Nicolas Eybalin, 2014, Maurice Garçon, Les Procès historiques, Les Belles Lettres, 2019, Isorni, Les Procès historiques, Les Belles Lettres, 2021)
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.