Une intellectuelle juive rassemble les de?bris d’un monde englouti. Tout commence dans le ghetto. Tout commence a? Slonim, en actuelle Bie?lorussie. En un an et demi d'occupation, les nazis y massacrent pre?s de 30 000 juifs. Parmi eux figuraient des tre?s proches d'E?lise Marienstras. Mais comment parler d'un lieu quand il n'existe plus ? d'une e?poque quand elle s'est e?vanouie ? de Slonim quand il n'en subsiste que quelques images qu'il faut exhumer, autrement dit presque rien ? Slonim est ?un symbole plus qu'un objet, une e?vocation plus qu'un souvenir, un mythe plus qu'une re?alite??. Cette re?alite?, E?lise Marienstras tente de la reconstruire au fil du re?cit de sa vie. Derrie?re les souvenirs et les e?ve?nements se de?ploie l'itine?raire d'une intellectuelle juive, du ghetto au neuvie?me arrondissement de Paris, du kibboutz des de?buts d'Israe?l aux amphithe?a?tres de la New York University. Des visages entrevus ? celui d'Elie Wiesel, persuade? d'avoir rencontre?, au de?tour d'une rue parisienne, l'un de ses anciens compagnons de camp ? aux e?ve?nements traverse?s ? mai 68 dans les de?file?s, la ferveur communiste et les de?sillusions ine?vitables ? c'est tout un pan de l'histoire du XXe sie?cle que le lecteur arpente. Sans oublier l'histoire d'un couple : E?lise et Richard. Mais Slonim n'est jamais loin. Ce texte touffu, souvent intime, toujours subtil, se penche sur les blessures que l'Histoire laisse dans son sillage. Les te?moignages e?mergent du brouillard. Ceux qui survivent a? la destruction et a? la ne?gation des hommes portent, malgre? eux, le poids de visages et de mondes engloutis.
Nombre de pages
320
Date de parution
23/10/2025
Poids
300g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782383500339
Titre
Mémoires sans mémoire
Auteur
Marienstras Elise
Editeur
ATLANDE LITT
Largeur
120
Poids
300
Date de parution
20251023
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre raconte «une autre histoire» : parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d'une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d'un peuple à la négation de son existence. Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d'extermination permet d'entendre directement leur parole, de les observer dans l'action, de les retrouver comme les partenaires d'une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle. Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l'anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices - guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l'acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale. Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l'identité, les Amérindiens concrétisent, par l'affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l'exploitation abusive des ressources naturelles, l'enfermement de l'homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.
Les Indiens existent ailleurs que dans nos mémoires. L'Amérique découvre aujourd'hui leur identité, leur obstination à survivre depuis quatre siècles, malgré la guerre et la maladie, les déplacements et la réserve. Ni bons sauvages, ni diables rouges, ni nobles guerriers, ils revendiquent leur histoire pour "continuer à continuer". Cette histoire commence à s'écrire aujourd'hui. Elise Marienstras présente ici les pièces fondamentales d'un dossier qui se reconstitue sous nos yeux : l'héritage retrouvé, les croyances et les actes d'un monde que nous avons failli perdre et qui s'entête à survivre.
A la croisée de l'histoire des mentalités et de l'histoire politique, cet ouvrage présente l'action complexe et novatrice des révolutionnaires américains. Simultanément naissent une république fondée sur le contrat social et sur les principes universels, une nationalité établie sur une idéologie et des institutions plutôt que sur une histoire et une culture, et un nationalisme dont la première fonction est de souder le corps de citoyens et de pérenniser la nation. Ce modèle spécifique préfigure moins aux yeux de l'auteur l'Europe des nationalités qu'il ne s'apparente à l'émancipation des nations nées de la colonisation de peuplement. C'est l'originalité du livre de suivre, dans une quantité de matériaux inédits et variés, la formation du nationalisme américain aussi bien dans l'expérience des colons anonymes que dans la politique de leurs dirigeants. Dans quelle mesure et de quelle manière le sentiment d'appartenance des anciens sujets de la Couronne s'est-il enraciné ? De quoi s'est faite, au quotidien, l'allégeance à la nouvelle nation et à ses institutions ... Le livre montre comment la société américaine, depuis la guerre de Sept Ans jusqu'à l'élection du premier gouvernement des Etats-Unis, s'approprie un sol dont elle fera le territoire national, s'entoure de barrières qui la séparent de deux catégories de populations " étrangères ", et fonde un corps civil qui recouvre le conflit social du manteau idéologique consensuel.
Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question ; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
Comment on devient un e?minent latiniste quand on est le fils d’un “juif de Kippour”Ge?rard Salamon est un enfant de la Re?publique, un de ces hussards qui croit en nos valeurs communes et les a fait vivre au quotidien. Il nous offre ici des lec?ons de vie, une centaine de petite sayne?tes qui, de son enfance aux jurys de concours, parse?ment un parcours hors du commun. Petit garc?on dans les anne?es cinquante du Paris populaire du XVIIIe arrondissement, ne? dans une famille juive ayant surve?cu a? la Shoah, il semble avoir garde? tout au long de sa vie la bienveillance et l'humour caustique qui le caracte?risent. Des vacances en deux-chevaux aux bancs de la fac de Vincennes, du kibboutz a? Normale Sup, des stations huppe?es de sport d'hiver aux campings bucoliques, du service militaire aux ruines de Sicile ou des lyce?es de banlieue aux tatillons services du ministe?re de l'Inte?rieur, Ge?rard Salamon nous plonge dans des atmosphe?res ve?cues et nous confronte a? des situations cocasses re?ve?latrices de nos contradictions et petits travers. On rit et on sourit a? la lecture des pe?ripe?ties de cet homme aussi droit que ge?ne?reux, jamais dupe de lui- me?me et nourri de trois cultures : re?publicaine, juive et latine.
Un adolescent au passé révolutionnaire tente d'échapper à la répression des dictatures.Fredo est un jeune lycéen bercé par les discours de Salvador Allende et sa ?voie chilienne vers le socialisme?. Face à la contre-révolution qui guette, lui et ses amis se mobilisent tant bien que mal pour défendre la gauche au pouvoir. Or, le matin du 11 septembre 1973, alors que Fredo projetait de bloquer son lycée, son monde s'écroule. Le général Pinochet s'empare du pouvoir et plonge le pays dans une guerre civile. L'effervescence d'un rêve d'avenir laisse brutalement place aux sombres heures d'un cauchemar sans fin. Le quotidien de Fredo, comme celui de nombreux militants chiliens de gauche, change radicalement. Délations, intimidations répétées, arrestations arbitraires, voire emprisonnements et tortures, la vie devient un véritable enfer. Considéré comme ?subversif? par la junte, Fredo ne peut se défaire de cette étiquette. Une seule solution s'offre à lui : l'exil. Alfredo Pena-Vega met en récit dans ce livre toute l'ampleur et la difficulté de sa traversée. Fuyant une dictature pour une autre, ce jeune ado n'est à l'abri nulle part. De la tempête de neige des Andes aux nuits hivernales passées dans les rues de Buenos-Aires, Fredo résiste à la dictature comme il résiste au froid. Il apprend à survivre, apatride, en paria. Ses multiples péripéties sont entrecoupées d'épisodes lyriques et de réflexions parfois mélancoliques. Que faire lorsqu'on appartient au camp des vaincus ? Souffrir pour une cause perdue en vaut-il la peine ? À l'heure où la peste brune menace à nouveau de contaminer toute l'Europe, Mes nuits d'exil offre un tragique aperçu des réalités d'une telle épidémie et peut servir d'avertissement pour l'endiguer à temps.