Le monde des maisons de retraite est mal connu, sinon par ceux qui le côtoient quotidiennement, personnels des établissements, soignants ou proches des résidents qui viennent y finir leur vie. Les représentations sociales ont tendance à faire des personnes hébergées dans ces établissements soit des vieillards isolés et démunis, soit des individus placés, en raison de handicaps lourds, par les services sociaux ou par leur famille. La maison de retraite apparaît comme un lieu contraignant à l'extrême, qui limite fortement la liberté des résidents, voire leur autonomie, en raison des exigences de la vie collective, et qui de ce fait accélère le vieillissement. A partir d'une enquête auprès de personnes âgées résidant dans huit établissements d'hébergement collectif, cette recherche propose de porter un autre regard sur la vieillesse et le vieillissement en institution. S'attachant, à travers le point de vue des résidents eux-mêmes, à analyser ce que les personnes âgées font de l'institution, plutôt qu'à ce qu'elle leur fait, elle montre qu'il est possible, à certaines conditions sociales, de créer une vie équilibrée en maison de retraite. Certains résidents parviennent à y construire leur dernier "chez-soi", selon des modalités variées, même si d'autres peinent à retrouver un équilibre dans cette vie très collective. Outre les différentes formes de vie possibles dans ces institutions, elle décline également les différents processus de vieillissement qui y sont à l'oeuvre. Au-delà de la maison de retraite, cette enquête propose donc une réflexion globale sur la vieillesse, le vieillissement, et la place que notre société ménage aux plus vieux d'entre nous. Biographie de l'auteur Isabelle Mallon est maître de conférences en sociologie à l'université Lumière Lyon II. Elle est membre du GRS (Groupe de recherche sur la socialisation, CNRS-université Lyon II).
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Nombre de pages
288
Date de parution
06/01/2005
Poids
401g
Largeur
154mm
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EAN
9782868478597
Titre
Vivre en maison de retraite. Le dernier chez-soi
Auteur
Mallon Isabelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
401
Date de parution
20050106
Nombre de pages
288,00 €
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L'allongement de la durée de vie et le poids démographique croissant des personnes âgées au sein des sociétés occidentales ont constitué la vieillesse et le vieillissement comme des problèmes politiques et sociaux majeurs. Les regards sociologiques sur la diversité de la vieillesse et du vieillissement rassemblés dans cet ouvrage partagent une perspective commune : substituer au problème social et politique de la vieillesse entendue comme un fardeau un questionnement sociologique qui déplace le regard habituellement porté sur la vieillesse et sur les vieux, et déconstruire les représentations majoritairement négatives de la dernière partie de l'existence. Les différentes contributions rappellent ainsi que la vieillesse est une construction sociale et politique, dont les caractéristiques et les catégorisations varient selon les sociétés. Elles proposent également une image plus complexe et moins unifiée des personnes âgées, en mettant en évidence les variations sociales de leurs pratiques et de leurs modes de vie. Enfin, elles s'attachent à rendre compte des expériences différenciées de l'avancée en âge à la fin du parcours de vie, c'est-à-dire des formes variées que prend le vieillissement selon les appartenances et les trajectoires sociales des individus. Cet ouvrage propose ainsi un panorama des acquis de la recherche sociologique francophone sur les vieillesses et les vieillissements tels qu'ils sont socialement structurés dans nos sociétés. Ce faisant, il cherche à ouvrir des perspectives de réflexion et de recherche, tant aux étudiants qu'aux chercheurs ou aux praticiens intéressés par ces thématiques.
L'enfance du peintre et sculpteur Paul Gauguin (1848-1903) a été peu étudiée par la critique, si ce n'est pour reprendre ce que l'artiste en a dit dans son manuscrit Avant et Après, rédigé aux Marquises, peu de temps avant sa mort. Prenant appui sur certaines pages de ce carnet, celles consacrées aux premières années de Gauguin au Pérou puis en France, cet ouvrage a tenté de prêter l'oreille à un désir enseveli dans le substrat de l'inconscient : l'attachement obsédant à la mère du narrateur, seule figure parentale auprès du garçonnet après le décès de son père. Derrière certaines remarques, certains mots de ce manuscrit, filtre en effet une teneur sensiblement anxiogène prouvant le jaillissement de cette pulsion incestueuse inavouable, indicible en l'état, car ressentie comme une fixation coupable sur le premier objet d'amour, dérobé par la mort. Mais, par le biais de cet aveu tardif, précipité par la venue d'un trépas dont Gauguin sent l'approche, ne s'agit-il pas aussi de dévoiler à demi-mots un autre secret : un amour clandestin que sa mère taisait, et que jamais le fils jaloux ne toléra ?
Oscar Brenifier est Docteur en philosophie, formateur et consultant philosophique, il travaille depuis de nombreuses années, en France et à l'étranger, sur le concept de "Pratique philosophique", tant sur le plan pratique que théorique. Il est l'un des principaux promoteurs de la philosophie dans la cité: cafés-philo, ateliers philosophiques avec les enfants et les adultes, ateliers et séminaires en entreprises... Il a publié de nombreux ouvrages en ce domaine, dans plus de vingt-cinq langues. Il a cofondé l'Institut de Pratiques Philosophiques dont il est le président. Il est également l'un des auteurs du rapport de l'Unesco "La philosophie, une école de la liberté". Isabelle Millon est philosophe-praticienne, spécialisée en pratique philosophique avec les enfants et les adolescents. Elle a travaillé dans de nombreux pays, a cofondé l'Institut de Pratiques Philosophiques dont elle est la directrice, forme enseignants et personnes diverses à la pratique philosophique et organise des ateliers philosophiques hors les murs. Elle est aussi l'auteur de livres pour jeunes adultes et adultes, et collabore avec Oscar Brenifier sur de nombreux ouvrages.
Résumé : Chacune des grandes religions est porteuse de sagesse. C'est le point de départ de cette collection qui propose 20 méditations pour penser sa vie et donner du sens à son existence. Faut-il chercher à tout savoir ? Sommes-nous responsable de ce qui nous arrive ? Peut-on maîtriser ses émotions ? Doit-on souffrir pour se réaliser ? L'essentiel est-il urgent? Pour répondre à l'ensemble de ces questions, les auteurs sélectionnent 20 contes de la tradition bouddhiste, qu'ils présentent en trois temps : la narration, une analyse et des pistes de réflexion.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.