Gilberto Bosques. La diplomatie au service de la liberté, Paris, Marseille (1939-1942)
Malgat Gérard ; Hessel Stéphane ; Mejia Madrid Fab
ATINOIR
18,00 €
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EAN :9782918112334
L'itinéraire de Gilberto Bosques, jalonné par ses combats, commence au c?ur de la révolution mexicaine. Il interrompt ses études pour participer à la lutte armée au nom de la justice et pour la dignité d'un peuple dont les droits à la terre, à l'éducation, à la libre expression sont bafoués. Puis il prend part au combat politique comme député et comme journaliste. Si la plume remplace le fusil, son engagement reste le même. Quand le président Lázaro Cárdenas lui propose de le nommer consul général à Paris en 1939, Gilberto Bosques sait qu'il va être confronté aux agressions totalitaires qui dévastent l'Espagne et menacent de se propager en Europe. Dès sa prise de fonction, il entreprend de venir en aide aux centaines de milliers de républicains espagnols qui, ayant passé la frontière pour fuir la répression franquiste, sont parqués dans des camps d'internement par un gouvernement français qui renâcle à accueillir ces " rouges " suspectés d'inoculer le vers révolutionnaire dans le fruit de la vieille république libérale. A Paris, puis à Marseille et Vichy après la défaite et pendant l'Occupation, les diplomates mexicains consacrent tous leurs efforts à aider les réfugiés. Gilberto Bosques utilise la diplomatie comme un outil efficace pour porter secours à tous les " indésirables " : républicains espagnols, antifascistes allemands, autrichiens, hongrois, italiens, yougoslaves, juifs de la diaspora européenne, tous persécutés.
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Nombre de pages
400
Date de parution
12/06/2013
Poids
402g
Largeur
126mm
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EAN
9782918112334
Titre
Gilberto Bosques. La diplomatie au service de la liberté, Paris, Marseille (1939-1942)
Auteur
Malgat Gérard ; Hessel Stéphane ; Mejia Madrid Fab
Editeur
ATINOIR
Largeur
126
Poids
402
Date de parution
20130612
Nombre de pages
400,00 €
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Résumé : C'est un singulier destin que celui de Max Aub. Né à Paris en 1903, il y passe son enfance. Le père de nationalité allemande n'étant pas naturalisé, le déclenchement de la guerre en 1914 contraint la famille à l'exil : elle s'établit en Espagne, à Valence. Le jeune garçon s'y découvrira une vocation d'écrivain et utilisera sa langue d'adoption, le castillan, pour réaliser son ?uvre. Une ?uvre polymorphe de " poète, romancier, essayiste, cinéaste, homme de théâtre et de radio, peintre également. Presque malgré lui ", ainsi que le résume André Camp, qui figure en bonne place dans ce livre. Une ?uvre marquée profondément par le combat que livre trois années durant le peuple espagnol pour défendre la République avant de subir la défaite en 1939. Max Aub, naturalisé espagnol et militant socialiste, paie de sa personne. Attaché culturel à Paris, il passe commande du "Guernica" à son ami Pablo Picasso ; il est co-scénariste et assistant d'André Malraux sur le tournage de "Espoir. Sierra de Teruel". Il le paiera cher : stigmatisé comme " juif " et comme " communiste ", il ne trouve d'autre refuge dans son pays natal que celui des camps d'internement de la III ème République agonisante et du régime de Vichy. Echappé du camp de Djelfa en mai 1942, il s'exile au Mexique. Il y réalise l'essentiel de son ?uvre jusqu'à son décès survenu en juillet 1972, décès qu'un quotidien de Mexico présente, ironie de l'Histoire, comme celui d'un " écrivain français ". Extrait de la préface de Jacques Maurice.
Allez, allez... " furent souvent les premiers mots que les centaines de milliers d'Espagnols passant la frontière dans ces jours de " la Retirada " de l'hiver 1939 reçurent en guise d'accueil de la part des gendarmes et militaires français chargés de les canaliser. Condamnée à l'exode pour échapper à l'étau des troupes franquistes et à leur féroce répression, cette immense cohorte d'hommes, de femmes et d'enfants fut parquée dans des camps matérialisés par des barbelés jetés en travers des plages du Roussillon. Remei Oliva en faisait partie. Elle raconte comment elle dut brutalement abandonner sa maison de Badalona pour se réfugier dans une France qui la jeta sur la plage d'Argelès-sur-Mer. Elle témoigne de ses 15 mois de souffrances dans les camps d'Argelès et de Saint-Cyprien, humanisés par le chaleureux séjour à la maternité d'Elne pour la naissance de son fils Ruben. Elle relate le sable et le vent, la gale et les poux ; l'indifférence des uns et la générosité solidaire des autres ; le désarroi face à l'impossibilité de comprendre les ordres des surveillants ; l'angoisse de ne rien savoir ni du lendemain, ni même du présent alors que la guerre s'est arrêtée en Espagne pour mieux se propager en France et en Europe. Son témoignage est nécessaire, parce que nous ne devons pas oublier les événements de cette époque, mais aussi pour notre vigilance aujourd'hui. Des " camps de concentration " - selon les termes alors employés par l'administration française - de 1939 aux " centres de rétention " de 2009, des Républicains espagnols " indocumentados " aux sans-papiers expulsés chaque jour, le récit de Remei Oliva nous invite à ne pas avoir la mémoire courte.
Penser les expériences de l'exil L'exil soulève d'innombrables problèmes politiques et sociaux qu'il faut traiter dans l'urgence : qu'on songe au sort fait aux migrants, aux réactions politiques qu'il suscite, aux tragédies humaines innombrables que causent les déplacements de population contraints par les guerres ou encore les changements climatiques en cours. A côté de cette réalité tragique indéniable, Carlos Pereda fait le pari que l'exil est aussi une expérience de plein droit, susceptible de nous délivrer un certain nombre d'apprentissages, directs et indirects, qui recèlent une portée éthique, mais aussi métaphysique, puisque de fait l'exil dépossède en partie l'individu de ses déterminations culturelles et sociales. Ainsi, les apprentissages de l'exil, parce qu'ils recouvrent une diversité irréductible d'expériences, sont toujours nuancés et paradoxaux, comme l'est notre identité.
En 2004, dans le cadre d'un programme mené par le National Geographic en Méditerranée, Jean Malak et ses amis, Abdel Latif et Majid, eux aussi étudiants en archéologie à l'université américaine de Beyrouth, se soumettent à un test ADN pour connaître leurs origines. Ils sont tous les trois de confession différente et le résultat des tests va encore élargir le fossé. D'autant que l'amitié entre Abdel Latif et Majid est compromise par des différends d'ordre politique et personnel... Grâce à la belle Chams, chercheuse en médecine, Jean obtient, à l'été, un poste de volontaire sur un site de fouilles dans sa ville natale, Byblos, le berceau de l'alphabet. La directrice, Eléni, archéologue crétoise, d'abord distante, se rapproche peu à peu du jeune homme. Ensemble, ils ne tardent pas à découvrir une bague en or, source d'une grande inquiétude pour Jean : Eléni pourrait se servit du bijou pour remettre en cause l'histoire de la Phénicie. Jean en est presque inconsolable... Cette découverte est bientôt balayée par le souffle de l'Histoire. Le 14 février 2005, à Beyrouth, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri est assassiné lors d'un attentat. Face à la violence, Jean et ses amis découvrent que le passé ne fait pas toujours l'histoire et qu'ils devront désormais affronter leur destin en restant fidèles à leurs racines. C'est le début, pour Jean Malak, d'une nouvelle odyssée...
Résumé : Le pays du diable raconte un voyage hallucinant au coeur du désert et l'invétable triomphe de la violence. Sa prose sèche, sa capacité de narrer sans tomber dans les séréotypes ni les maniquéismes que la Patagonie a souvent fait naître, Perla Suez reconstruit une odyssée de rancoeur, de délire et de justice. Les personnages de ce roman vivent entre le courage et la folie, dévorés par une obsession qui va peut-être jusqu'à les consummer.
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Ce roman, sans perdre sa nature de premier roman, est d'une très grande richesse. Je dirais d'abord qu'il se lit avec beaucoup de plaisir et j'ajouterais qu'il se lit passionnément. Les personnages, parfaitement brossés dans leur contradiction, montrent une vitalité débordante de réalité , la reconstitution du petit village frontalier est magnifiquement réussie. Il y a un double engagement dans ce livre : le premier pour défendre le sort des opprimés (ce qui motiva la destruction en 1976 de la première édition en Argentine), le second face à la littérature la plus exigeante, car l'auteur nous donne le meilleur de lui-même sans auto-complaisance ni éclats artificiels. José Agustín