Se voir/Se voir. Modèles et circuits dans l'oeuvre de Paul Valéry
Magrelli Valerio
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782747583794
Qui me regarde du miroir tandis que je me regarde dans le miroir ? Qui est ce " monsieur " qui a l'inadmissible prétention d'être moi ? C'est à partir de ces questions que Valéry commence une recherche qui l'occupera sa vie durant. Le thème du regard est notamment lié dans son œuvre à une exploration des procédures de la représentation identitaire. Pour affronter celle-ci, et reconstruire cet incessant questionnement sur le statut du sujet, Valerio Magrelli étudie dans ce livre trois modalités de la vision dans la façon dont elles s'élaborent à travers l'écran de la vitre, l'action du miroir et l'espace du portrait photographique. De cette manière, au fil de la multitude de variations auxquelles sont soumis le mythe de Narcisse et la notion de " se voir se voir ", l'œuvre de Valéry, profondément ancrée dans la psycho physiologie du XIXe siècle, révèle de surprenantes ouvertures vers la philosophie et la psychanalyse, la neurobiologie et la cybernétique, la psychologie et la zoosémiotique cognitive, s'affirmant ainsi comme un point de référence incontournable dans le panorama du XXe siècle.
Nombre de pages
296
Date de parution
02/05/2005
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747583794
Titre
Se voir/Se voir. Modèles et circuits dans l'oeuvre de Paul Valéry
ISBN
2747583791
Auteur
Magrelli Valerio
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20050502
Nombre de pages
296,00 €
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La poésie de Valerio Magrelli, paradoxalement, acquiert un poids existentiel d'autant plus évident qu'elle semble se borner à décrire des présences la plupart du temps inertes, des objets. Elle évolue entre une justesse méditative, parfois un peu rêveuse, et ce qu'on pourrait, en se démarquant de Freud, appeler une " inquiétante familiarité " : le poète découvre en effet la matière et son propre corps de façon frontale et décalée, dans une lumière qu'on a comparée à celles des toiles de Morandi. La précision de l'écriture et son strict contrôle ne font pas de cet hyperréalisme apparent un univers déshumanisé, mais provoquent chez le lecteur hésitation et trouble : c'est que le regard advient à la surface des choses tel un convalescent qui apprendrait à nouveau l'usage du monde et qui, dans le temps du poème, s'éprouverait comme un nouveau-né. En outre, la poésie de Magrelli ne se borne pas à restituer le domaine visible qu'elle explore, elle est aussi un écart, une déviance. La brisure, le raté, le malaise et la fièvre, le subtil dérèglement organique, sont les failles par lesquelles elle s'engouffre pour révéler un sens intermittent au c'ur d'une réalité par trop prolifique ou atone.
Magrelli Valerio ; Corona René ; Pozzoli Marguerit
Mon passé est une maladie contractée dans l'enfance. J'ai doncdécidé de comprendre comment. Ce rapport médical, parconséquent, ne se veut pas théâtre anatomique mais plutôtsuccession de photogrammes, où ce qui compte est le flux del'image, le corps fuyant qui vibre en moi, sa forme changeanteentre les formes: vases sanguins, coquilles de mollusques,alvéoles d'abeilles, échangeurs d'autoroutes, pelvis d'oiseaux,cristaux et filetages aérodynamiques. Il n'y a pas de tramemais un trauma: un exercice de pathogenèse. Il n'y a pas dethéorie mais le récit de petites catastrophes, qui se sont jouéesdans les espaces inter-stellaires de la chair.
Dans la cour il n'y a plus personne, c'est l'après-midi, la pluievient de s'arrêter et on n'entend que les coups lents de lasphère qui cogne et rebondit, résonnant jusque dans la caged'escalier. Des échos profonds, cardiaques, et le rebond. Monenfance est marquée parce métronome. C'est ainsi que j'aiappris le contrôle du ballon.
Désir de l'évoquer : pourquoi ? Peut-être parce que je me manque. C'est comme si je souffrais de ma propre mort. En effet, à ses yeux, le mort, c'est moi. Je l'ai perdu, de même que lui m'a perdu, moi. C'est comme si j'avais perdu, par un deuil réfléchi, une partie de moi. Et donc, je pleure sur moi-même, bien plus que je ne pleure sur lui. Je me regarde à travers ses yeux : nous sommes morts l'un à l'autre, réciproquement. Avec sa mort, c'est notre couple qui a disparu. Désormais nous sommes dépareillés, définitivement. V. M.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...