Tout au long de l’histoire, les récits des explorateurs, des marchands et des missionnaires ont contribué à remettre en question l’idée que l’humanité entière partage un noyau de normes et de valeurs morales communes. Alors que les membres de chaque groupe culturel partagent certains jugements moraux, ceux-ci varient d’un groupe à l’autre. Pis, ce qui est moralement approuvé dans un groupe est parfois proscrit dans un autre. Devrions-nous alors accepter le relativisme moral – la thèse selon laquelle nous manquons de critères objectifs pour évaluer les jugements moraux de différents groupes culturels ? Les enjeux de cette question sont de taille. Le mélange de cultures différentes est plus que jamais une réalité et provoque inéluctablement des conflits moraux. Peut-on exiger le respect des droits de l’homme auprès de personnes issues de cultures communautaires ou patriarcales ? La condamnation morale des punitions cruelles infligées pour adultère ou pour apostasie n’est-elle qu’une expression de l’impérialisme culturel occidental ? Dans cet ouvrage, Steven Lukes nous introduit aux concepts et aux résultats de recherche en anthropologie, en psychologie et en philosophie qui caractérisent ce débat depuis Montaigne. Il montre pourquoi la simple observation du comportement social ne suffit pas à trancher la question, et comment les jugements moraux sont reliés non seulement aux contextes culturels mais également à la rationalité humaine.
Nombre de pages
287
Date de parution
19/02/2015
Poids
320g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782940427222
Titre
Le relativisme moral
Auteur
Lukes Steven ; El-Wakil Alice
Editeur
MARKUS HALLER
Largeur
130
Poids
320
Date de parution
20150219
Nombre de pages
287,00 €
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L'humanité entière partage-t-elle un noyau commun de normes et de valeurs morales ? Le relativisme moral répond par la négative. Les peuples se distinguent par leurs coutumes et jugements de valeur. Ainsi, la culture serait la seule source de moralité et l'universalisme moral serait un leurre. Des questions épineuses découlent de la position relativiste. Peut-on exiger le respect des droits de l'homme de personnes issues de cultures communautaires ou patriarcales ? La condamnation morale des punitions cruelles infligées pour adultère ou pour apostasie n'est-elle qu'une expression de l'impérialisme culturel occidental ? De quel droit jugeons-nous certaines pratiques "barbares"? Steven Lukes examine la validité des arguments en faveur du relativisme moral. Il présente au lecteur les concepts et les résultats de recherche qui caractérisent ce débat tant en philosophie qu'en anthropologie et autres sciences sociales. Selon lui, si les valeurs et les normes sont ancrées dans la culture, elles ne sont pas pour autant à l'abri de la critique. En effet, les raisons invoquées pour justifier une conduite peuvent être examinées rationnellement.
Au XXIe siècle, la religion prospère dans le monde entier, malgré son déclin apparent dans certaines parties de l'Europe et de l'Amérique. Depuis toujours, les différents mouvements religieux se livrent une concurrence acharnée pour la richesse et le pouvoir. Dans les faits, les religions sont aujourd'hui des acteurs économiques : elles recrutent du personnel, collectent des fonds, gèrent des budgets et des infrastructures, organisent des transports, motivent leurs employés et transmettent leur message. Dans LA DIVINE ECONOMIE, l'économiste Paul Seabright affirme que les mouvements religieux sont une forme particulière d'entreprise. Ce sont des plateformes qui rassemblent des membres en quête d'épanouissement spirituel, de réseaux d'amitié et de mariage ou d'occasions de faire des affaires. C'est la pluralité des services proposés qui a permis aux religions de se consolider et d'exercer leur pouvoir. Souvent bénéfique pour ses membres, notamment lorsqu'elle leur offre une assurance contre les aléas de l'existence ou un sentiment de reconnaissance, la religion peut aussi être utilisée pour nuire : les dirigeants politiques l'instrumentalisent souvent à des fins autoritaires, et les chefs religieux peuvent exploiter la confiance des croyants afin d'abuser d'eux ou de provoquer des violences à l'encontre de personnes extérieures. Sans prendre parti, Seabright s'appuie sur les résultats récents des sciences économiques et sociales pour montrer comment la religion et la société laïque peuvent coexister dans un monde où certains individus ne ressentent pas le besoin de religion, mais où beaucoup répondent encore avec enthousiasme à son appel.
Les puritains se trompent: la recherche du plaisir sexuel est une bonne chose! C'est ce que nous explique le philosophe Simon Blackburn dans cet essai délicieux qui se lit comme un dialogue critique avec les penseurs du passé et les théoriciens du présent, de Platon à Freud et au-delà.
Easterly William ; Hersant Patrick ; Kleiman-Lafon
Depuis les années cinquante, les pays riches ont dépensé 2 300 milliards de dollars pour l'aide au développement - sans réussir à éradiquer la pauvreté. Que s'est-il passé? L'économiste William Easterly analyse cet échec en démontant les mythes de l'aide au développement, souvent dus à l'illusion de l'homme blanc de pouvoir planifier le progrès des pays pauvres. Selon Easterly, les pays pauvres n'ont besoin ni d'une "aide massive" sous la forme d'une injection de capitaux, ni d'une "thérapie de choc" administrée par le Fonds monétaire international, ni d'un paternalisme appuyé par les armées de l'homme blanc. Ils ont besoin de développer leurs propres marchés. Les pays riches devraient les épauler dans leurs efforts concrets, issus de leur propre inventivité, plutôt que leur imposer un modèle économique préconçu. Une analyse qui pourrait servir de base à une critique raisonnée de la pensée figée et du triomphalisme politique d'une partie de la littérature sur le développement économique. Amartya Sen, lauréat du prix Nobel d'économie.
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