La Charente-Maritime n'eut qu'un lointain écho des combats à nos frontières. Relativement peu touchée par les bombardements, elle ne connut de la défaite que l'exode des populations de l'Est et l'arrivée, somme toute pacifique, par une belle journée d'été, des premiers éléments allemands. Le drapeau à croix gammée remplaça le pavillon tricolore, un lourd silence s'abattit sur nos villes et nos campagnes. La résignation, l'attentisme et le repli sur soi-même furent le lot commun de nos concitoyens. On attendit en vain le retour des prisonniers de guerre, on apprit à se méfier les uns des autres, on s'habitua à la pénurie et à l'absence de liberté, on s'attarda parfois à croire les partisans du renoncement et à écouter les péroraisons de ceux qui nous prêchaient la résignation et le repentir. Le régime de Vichy, ce n'était pas seulement le fait de collaborateurs notoires, de fascistes et de partisans, du retour à la terre et autres billevesées rétrogrades, c'était aussi l'action quotidienne d'une administration au détestable et tellement reposant devoir d'obéissance aux ordres reçus. On continua souvent d'acclamer le vainqueur de Verdun et d'oublier le même homme qui livra les juifs à l'occupant nazi. [... ] Bien peu entendirent l'appel d'un général inconnu à la radio de Londres. Et pourtant, accompagné d'une poignée de Français libres, il portait à nouveau la voix de la France. Ici, comme partout dans le pays, se rencontraient celles et ceux qui ne se résignaient pas. Les premiers contacts se nouaient, les adversaires politiques d'hier se rencontraient dans la clandestinité, les premiers réseaux se formaient, bientôt en liaison avec les forces alliées et les autorités de la France libre. Les premiers résistants tombaient. La répression se faisait de plus en plus lourde. Mais au fil des mois, le grain de la révolte et du patriotisme ne tardait pas à lever. C'est cette histoire, avec ses héros, ses traîtres, ses victimes et ses spectateurs attentistes que retracent Jean Combes et Albert-Michel Luc, avec leur talent et leur intelligence des hommes et des choses ".
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Date de parution
15/03/2025
Poids
572g
Largeur
158mm
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EAN
9782846546942
Titre
La Charente-Maritime dans la guerre. 1939-1945
Auteur
Luc Albert-Michel ; Combes Jean
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
158
Poids
572
Date de parution
20250315
Nombre de pages
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Ré au XVIIIe ? siècle est d'abord partagée entre baronnie et seigneuries, puis passe sous obédience royale. Autour du quartier maritime de Saint-Martin, elle a pour mission officielle d'être la sentinelle des pertuis. Pourtant ses habitants, nombreux et laborieux, vivent surtout de la terre, grâce au vin et au sel. Mais négociants et marchands savent tirer parti de leurs petites embarcations et des courants commerciaux qui animent le port de La ? Rochelle. Gens de mer, gens de terre ?? Un étonnant brassage... Les marins connaissent les affres de leur métier, fait de périls et de naufrages, mais de retour au foyer, ils bénéficient de l'invalidité, seul point qui les différencie des Rétais de la terre. Pour les laboureurs, les sauniers, voire les gens de la ville, la mer reste leur horloge ? : tantôt elle gronde et ravage le littoral, tantôt elle nourrit les hommes et leur sol. Bienfaits parfois, contraintes souvent, c'est le sort de toutes les îles basses.
Jean-Luc Albert est professeur agrégé de droit public à l?université d?Auvergne. Ancien doyen de la Faculté de droit de l?université Lumière ? Lyon 2, il est l?auteur d?ouvrages et publications intéressant les finances publiques et la fiscalité et a dirigé un certain nombre de thèses de doctorat et d?ouvrages collectifs intéressant les questions financières.
Fruit de la collaboration entre professeurs d'université et des professeurs de classes préparatoires aux grandes écoles, cet ouvrage est destiné à la fois aux étudiants de CPGE suivant l'option informatique et aux étudiants des premiers cycles universitaires. Toute personne désireuse d'acquérir une formation de base en informatique théorique sera également intéressée par ce livre. Il constitue à la fois un manuel d'initiation au langage Caml, un cours d'algorithmique, de structures de données, de théorie des automates et de logique formelle. Il comprend 135 exercices corrigés et couvre, avec de nombreux approfondissements, le programme de l'option informatique des classes préparatoires MPSI et MP ; les textes officiels sont aussi donnés en annexe. Les enseignants trouveront dans ce livre une base de cours, d'exercices et de travaux dirigés.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.