Il y en a trois, des mains. La première est la plus belle, elle a entrelacé ses doigts aux miens, chaude, forte. Une main à la Michel-Ange, aux ongles bien dessinés. C'est une histoire uniquement de gestes où les paroles privées de sens sombrent dans le néant. Et le désir reste impossible à combler, enfantin et adulte à la fois comme s'ils appartenaient, ces gestes, à une petite fille mais aussi à son contraire. Une petite fille solitaire et qui a faim de gratifications, et une adulte ingénieuse, experte. Même les odeurs sont des vagues qui vont et viennent et portent en elles tendresse et ténèbres, les narines les suivent comme si elles marquaient une piste pour s'orienter dans cette forêt de silences. L'amour est au centre de ce récit. Paris, Rome, Venise, les années se superposent, mais le regard de la petite fille est le même que celui de la femme qu'elle est devenue. Si aiguisé, si précis, si intuitif, si vrai. Pour la première fois, Rosetta Loy, figure majeure de la littérature italienne contemporaine, publie en France un texte inédit dans sa langue maternelle. Elle peut enfin dire, en toute liberté, toutes les choses enfouies et les restituer dans l'éclat où elles lui sont apparues. Avec violence et nécessité, sans jamais tricher. Rosetta Loy signe ici un grand livre en tressant sa vie intime avec celle de l'Italie.
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Nombre de pages
189
Date de parution
10/01/2008
Poids
350g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782715227897
Titre
La première main
Auteur
Loy Rosetta ; Brun Françoise
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
350
Date de parution
20080110
Nombre de pages
189,00 €
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L'amour est au centre de ce récit, largement autobiographique. Paris, Rome, Venise, les années se superposent ? l'Italie de la fin des années 1930, puis des années de guerre ? mais le regard de la petite fille est le même que celui de la femme qu'elle est devenue. Aiguisé, précis, intuitif, vrai. Elle peut enfin dire, en toute liberté, des choses enfouies depuis toujours et les restituer dans l'éclat où elles lui sont apparues. Avec violence parfois, sans jamais tricher. Mêlant le récit de sa vie intime à l'évocation de l'Italie fasciste, Rosetta Loy signe ici un grand livre. Biographie de l'auteur Rosetta Loy est née à Rome en 1931. Journaliste et traductrice, elle publie en 1974 son premier roman, La Bicyclette, suivi de La Porte de l'eau (1976). En 1987, Les Routes de poussière, une vaste fresque, obtient plusieurs prix parmi lesquels les prestigieux prix Viareggio et Campiello.
La vie d'une famille de la haute bourgeoisie, en Italie, dans les années de la guerre et de l'après-guerre. Le thème essentiel est celui de l'adolescence. Il est vrai que les personnages, adolescents au début, sont des hommes et des femmes à la fin. Nous saisissons le rythme rapide du temps, le brassage confus des heures et des saisons. Mais ces mêmes êtres, à la fin et bien des années plus tard, apparaissent étrangement identiques à ce qu'ils étaient quand nous les avons rencontrés...
Le bel appartement romain, les vacances à la montagne, les doux souvenirs d'une enfance innocente côtoient d'autres souvenirs, plus inquiétants, qui affleurent peu à peu dans les visages et les silhouettes de ces personnes devenues du jour au lendemain "autres" par décret, et persécutées pour cela. Rosetta Loy retrouve les signes mystérieux et ambigus d'un quotidien vécu à l'abri de l'Histoire, et elle cherche derrière les faits - en s'attachant aux silences du pape Pie XII - les moments cruciaux d'une période pendant laquelle nul ne fut capable de s'opposer à la folie nazie. Elle trace ainsi les contours de cette zone "grise" dans laquelle mémoire individuelle et mémoire collective se superposent pour le pire, découvrant la trame d'un dilemme historique et moral toujours d'actualité.
Quand elle se penchait le soir pour me dire bonne nuit, son visage s'approchait des rêves et se pacifiait dans la trame rosée des capillaires". Une enfant reçoit une éducation bourgeoise stricte la destinant à un "avenir catholique apostolique et romain". Mais loin d'écouter les conseils des s?urs ou de la gouvernante qui l'entourent continuellement, l'enfant n'a d'yeux que pour la simple bonne, Anne-Marie, une fille allemande à la peau blanche et charnelle. L'innocence de ses élans, parfois sa cruauté et ses pulsions destructrices, poussent l'enfant à connaître et ressentir dans son c?ur et dans son corps la contradiction du désir. Seule, sans échappatoire aucun, la petite fille se met à se passionner pour une autre enfant, une petite fille juive qui vit de l'autre côté de la rue&La Porte de l'eau de Rosetta Loy a été traduit de l'italien. Un souci d'élégance littéraire constant donne un charme particulier à ce court roman. Les affres de l'enfance y sont revécues intimement. Mieux, avec finesse et acuité, par ce truchement de la subjectivité de l'enfant, l'auteur propose aussi une vision de l'Histoire, celle de la montée implacable du nazisme à Rome, à la fin des années trente. --Denis Gombert
Le centre du monde s'appelle le Central : c'est à cette place que je m'installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd'hui disparue. J'y ai vécu, et continue peut-être d'y vivre, l'imagination n'en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi". F. G.
Jadis objet de luxe, aujourd'hui le livre se prête, se corne, se met dans une poche, se donne, se jette... Il délasse, il enseigne, permet, avec Tocqueville, de comprendre le fonctionnement de la démocratie ou, avec Proust, de plonger dans les arcanes de la jalousie. L'essor du numérique peut-il vraiment mettre un terme au règne de ce très bel objet, matériel sinon sensuel ? Le livre est un monde en soi : du papier, une reliure, des odeurs. Les écrivains sont les premiers à le reconnaître et à lui tresser des lauriers. Lecteur occasionnel ou boulimique, chacun satisfait son goût des livres à sa manière. Lorsque ce goût devient excessif, il peut même conduire à la bibliomanie, à l'obsession, à l'achat compulsif, à la folie. Des bibliophiles aux bibliotoqués, balade parmi les livres en compagnie de Paul Valéry, Albert Cim, Jules Lemaître, Charles Nodier, Gustave Flaubert, Jules Janin, Alain Nadaud, Jean-Jacques Brochier, Philippe Meyer, Eric Chevillard, Jacques Bonnet, François Bon et bien d'autres...
Au XIXe siècle, la bicyclette constitue une révolution et bouscule les conservatismes. Moyen de locomotion, et parfois d'émancipation, elle devient aussi un sport. Le Tour de France, créé en 1903, attire les plus grandes plumes : le vélo se répand dans les classes populaires, qui voient leur quotidien transcendé dans les aventures de "Coppi le charcutier" ou du "mitron Bobet". Aujourd'hui, le vélo n'est plus réservé aux dimanches, aux campagnes ou aux athlètes : il est de plus en plus présent dans les villes. On le pare de nouvelles vertus : il rime avec sobriété, autonomie, responsabilité, convivialité. Balade en compagnie d'Emile Zola, Maurice Leblanc, Jules Romains, Louis Nucéra, Pierre Sansot, Philippe Delerm, Erik Orsenna, Odon Vallet, Alphonse Allais, Jerome K. Jerome, Alfred Jarry, René Fallet, Albert Londres, Antoine Blondin, Paul Fournel, Eric Fottorino et bien d'autres...
Résumé : Cette anthologie propose une large palette d'écritures poétiques, forcément multiple de par la variété de ses formes, la diversité de ses chemins, le registre étendu de ses voix. C'est la langue française qui la gouverne, et non pas la nationalité des poètes. La poésie française présentée ici offre un paysage contrasté, que ce soit une poésie inspirée, habitée de profondeurs sensibles, de vertiges métaphysiques, ou bien de "la poésie qui ne la ramène pas" , pour citer Christian Prigent. Tous les "styles" d'écritures sont mis en présence : vers réguliers ou libres, proses poétiques, minimalisme ou ampleur, oralité ou spatialisme, modernité affichée et militante ou jeu avec les formes fixes héritées de la tradition, écritures fragmentées... Bouquet varié de joies, d'inquiétudes et de beautés en compagnie de Villon, Marot, Ronsard, Racine, Voltaire, Lamartine, Vigny, Hugo, Nerval, Corbière, Rimbaud, Maeterlinck, Segalen, Apollinaire, Reverdy, Aragon, Michaux, Prévert, Senghor, Char, Des Forêts, Du Bouchet, Bonnefoy, Jaccottet, Butor, Venaille, Novarina, Bianu et bien d'autres...