Au début du XXe siècle, trois grands foyers religieux se partagent encore le monde juif: Jérusalem, Vilna "la Jérusalem de Lituanie", Meknès (Maroc) "la Jérusalem de l'Ouest". A cette époque, débute l'influence du courant ashkénaze lituanien sur les séfarades du Maroc, doublée bientôt d'une lutte ouverte entre religieux ultra-orthodoxes et laïcs de l'Alliance Israélite Universelle, pour prendre en mains l'éducation des enfants. Le monde européen des yechivot (écoles d'enseignement de la Tora ou loi de Moïse) a été anéanti dans la Shoah. Après la guerre, des rescapés ultra-orthodoxes ont tenté de le faire revivre en recrutant au Maroc des milliers d'élèves envoyés dans des institutions en France, en Angleterre, et aux Etats-Unis. En Israël, durant la période des grandes vagues d'immigration (1950-1970), une partie des jeunes venus d'Afrique du Nord a intégré l'enseignement scolaire du courant dit "lituanien". En 1984, le rav Chakh (leader ultra-orthodoxe lituanien) organise des séfarades issus de cette mouvance afin de créer le parti Chass qui obtient par la suite un succès électoral notable. Si le groupe concerné a pu acquérir ainsi son indépendance politique, le monde des yechivot séfarades est resté sous l'influence voire sous la domination des "lituaniens". L'auteur éclaire historiquement - et c'est inédit - cette métamorphose culturelle paradoxale qui pose question: comment des juifs séfarades ont-ils pu à ce point devenir ashkénazes? L'étude s'appuie sur des archives locales et des entretiens menés avec des chefs de file du courant ultra-orthodoxe.
Nombre de pages
321
Date de parution
01/12/2006
Poids
335g
Largeur
135mm
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EAN
9782296009929
Titre
Métamorphose ultra-orthodoxe chez les juifs du Maroc. Comment les séfarades sont devenus achkénazes
Baliser la souffrance sociale, symptôme d'une société du profit qui ne sait partager, la repérer sous ses diverses déclinaisons, notamment dans le monde du travail et de ses exclus, l'illustrer d'analyses accompagnées de réponses concrètes, tel est le but de l'approche tant sociologique que clinique proposée ici. Des soignants, des acteurs sociaux et des chercheurs confrontent leurs réflexions pour la résolution éthique d'un impératif catégorique : répondre aux souffrances des laissés-pour-compte de la justice sociale, toujours plus nombreux. Leur objectif est de dégager des voies nouvelles d'aide, de réhabilitation et de promotion, en s'efforçant de contrer les tendances individualisantes et psychologisantes en vogue dans l'action sociale et en prenant en compte ce que ressentent les personnes directement concernées. Pour cela, ils s'efforcent de comprendre les processus " handicapants ", les dynamiques de résistance ou de reconstruction ainsi que les raisons et la nature des difficultés rencontrées par un certain nombre de dispositifs d'aide ou de prise en charge, en particulier le système psychiatrique.
La collection 100% Réussite CAPES, à destination des étudiants de licence, propose des manuels sur les thèmes au programme du CAPES d'histoire-géographie. Dans chaque ouvrage, on trouve : Des cours complets sous forme de chapitres structurés ; Des fiches pour retenir l'essentiel ; Des mises au point épistémologiques, du vocabulaire et des zooms pour découvrir les notions, les acteurs et les exemples ; Des pistes bibliographiques et numériques pour approfondir ; Des méthodes détaillées pour réussir les épreuves ; De nombreux sujets corrigés et des croquis pour s'entraîner. Géographie urbaine et géographie rurale À l'ère de l'Urbanocène, les géographies urbaine et rurale ne sont plus en concurrence mais en « concourrance » (J.-Y. Toussaint). Définir l'urbain et le rural est une gageure tant les frontières entre leurs espaces sont floues, les réalités locales et régionales diverses et leurs objets d'étude de plus en plus concordants. L'urbain se diffuse mais le rural se maintient. Surtout, rural et urbain se recomposent pour faire face à des défis communs : compétitivité des territoires, inégalité, justice spatiale, mondialisation, changements globaux, vulnérabilité, gouvernance, conflits d'usages. Y répondre devient aujourd'hui un incontournable pour les inscrire dans la soutenabilité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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