Si les époques de haute tenue intellectuelle (le siècle de Périclès, la Renaissance, les Lumières) se reconnaissent à la vigueur avec laquelle elles débattent de ce qui est digne d'être étudié, la nôtre se distingue par la pauvreté de sa réflexion sur les contenus d'une culture qui instruit. Certes, le mot culture n'a jamais été autant employé, y compris dans les acceptions les plus surprenantes. Mais s'il en est venu à désigner tout et son contraire, n'est-ce pas l'indication, justement, que notre conception de l'éducation a atteint le point de confusion le plus extrême ? Intarissable sur les modalités psychologiques, sociologiques ou techniques de la communication pédagogique, notre temps semble abandonner à l'état de la culture, au sens anthropologique du terme, c'est-à-dire aux circonstances, le soin de décider de ce qui vaut d'être su. Réduisant finalement la culture de l'esprit à un processus d'acculturation rationalisé, l'éducation contemporaine n'en vient-elle pas alors, au rebours de ses proclamations de foi libertaires, à promouvoir le conformisme intellectuel et social le plus étriqué ...
Nombre de pages
184
Date de parution
01/11/2003
Poids
254g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747533812
Titre
Culture et éducation
ISBN
2747533816
Auteur
Lorvellec Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
254
Date de parution
20031101
Nombre de pages
184,00 €
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Collection dirigée par David Alcaud et Philippe-Jean Quillien.Cette collection est spécifiquement destinée aux personnes préparant les différents concours administratifs, de catégories A, B et C. Chacun des ouvrages de la série propose des méthodes d'entraînement et des épreuves corrigées et commentées. Leur lecture permettra au candidat de préparer le concours aussi efficacement que possible en mettant de son côté toutes les chances de réussite.Contenu: Annales corrigées et commentées pour tous les types d'épreuves du concours + Méthodologie (deux niveaux de méthodologie: 1. des conseils méthodologiques généraux propres au type de concours; 2. une méthodologie propre à chaque type d'épreuves).
Les pédagogues commencent bien mal quand ils s'interrogent sur ce qui convient à l'enfant, car l'enfance n'est pas en elle-même sa propre fin. Que signifie éduquer, en effet, si ce n'est instituer l'homme dans l'enfant ? La question est donc de savoir d'abord ce qui convient à l'homme, et c'est en cela qu'elle concerne le philosophe. L'objet de l'éducation est de nous apprendre à vouloir. C'est pourquoi la valeur d'une connaissance ne se mesure pas à son utilité sociale mais à ce dont elle nous délivre ; et celle d'une pédagogie à ce qu'elle nous apprend de notre liberté. La réflexion d'Alain est d'autant plus actuelle qu'elle est intempestive. Elle nous rappelle opportunément, en ces temps de crise de l'institution scolaire, que ce qui se joue finalement dans le choix des principes, des finalités et des méthodes de l'éducation, c'est l'idée vraie de la République.
En 1930, Ortega y Gasset publie son livre le plus célèbre, La Révolte des masses. Ce texte aura un très grand retentissement dans le domaine de la réflexion politique. Traduit en français en 1937, sa diffusion s'étendra à l'ensemble des pays européens et aux États-Unis. Son analyse du fascisme mussolinien d'une part, et du communisme soviétique de l'autre, tranche, par une lucidité exemplaire, sur le fond des engagements partisans, occupation principale de l'intelligentsia française pendant près de cinquante ans. En voyant la négation systématique et volontaire de tout droit, propre « à l'action directe » qui est la manière d'agir typique de « l'homme-masse », le noyau de l'illégitime et de la violence, il nous invite à reconsidérer et à réévaluer les fondements mêmes du libéralisme politique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...