Sous le feu numérique. Spatialités et énergies des data centers
Lopez Fanny ; Cécile Diguet
METISPRESSES
24,00 €
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EAN :9782940711260
Les centres de données se multiplient vertigineusement, offrant une diversité formelle surprenante : des "boîtes" anonymes standardisées, des architectures manifestes dans des campus high-tech, des bâtiments transformés tels d'anciens bureaux, centraux téléphoniques, sites industriels ou zones commerciales en obsolescence. Dans un effet boomerang, cette nappe d'infrastructure de stockage impacte tous les territoires : urbains, périphériques ou ruraux. Les data centers sont cependant un angle mort de l'urbanisme, mais aussi de la gestion des risques environnementaux, des impacts territorialisés de la crise climatique, ainsi que des effets sur l'architecture et le paysage. Pourtant, ils représentent des infrastructures stratégiques dans des économies et des sociétés de plus en plus numérisées. Cet ouvrage s'appuie sur une vingtaine d'études de cas situés et une centaine d'entretiens. Les stratégies de planification spatiales et énergétiques de centres de données sont documentées et analysées : ce sont les bâtiments-machines du coeur de Paris ou de New York, les clusters métropolitains d'Amsterdam, de Dublin ou de Stockholm ; les périphéries numériques de Portland, de la Silicon Valley ou de Paris ; la transformation des territoires ruraux de Prineville dans l'Oregon ou de Gävle au nord de la Suède.
Nombre de pages
176
Date de parution
07/04/2023
Poids
340g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782940711260
Titre
Sous le feu numérique. Spatialités et énergies des data centers
Auteur
Lopez Fanny ; Cécile Diguet
Editeur
METISPRESSES
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170
Poids
340
Date de parution
20230407
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La maîtrise industrielle de l'électricité et l'ordre électrique qui en est directement issu ont façonné nos sociétés depuis plus d'un siècle. Ils ont permis une démultiplication de la croissance et de la consommation, tout en menant à l'appropriation des milieux de vie. Aujourd'hui, un mouvement de profonde reconfiguration des territoires-ressources est à nouure, remettant en question nos modes de vie ainsi que la nature et l'échelle des infrastructures et des territoires qui nous permettent de subsister, alors même qu'un grand nombre de ces derniers sont fortement dégradés. La quête d'un sol et de l'autosuffisance ria cessé de bousculer l'ordre électrique. Cet ouvrage propose une histoire critique de ses infrastructures, depuis leur avènement a la fin du 19e siècle, suivi par leur rapide développement à grande échelle ? les monuments du capitalisme électrique ?, jusqu'aux crises récentes et aux transformations qui ont conduit à l'émergence d'une diversité infrastructurelle et d'une gouvernance plus locale. Les territoires à énergie positive, les micro-réseaux électriques de Londres, de Berlin ou de New York, les mini-centrales urbaines, rurales ou domestiques, qui redessinent des trajectoires productives de plus petite échelle, promeuvent des dynamiques de réappropriation et des nouveaux systèmes d'interconnexion. Ces réalisations bouleversent les hiérarchies sociotechniques héritées du passé et redéploient nos devenirs énergétiques urbains et territoriaux.
Le numérique a un double : l'infrastructure électrique. Le rapport immédiat aux objets connectés (smartphone, ordinateur) invisibilise le continuum infernal d'infrastructures qui se cachent derrière : data centers, câbles sous-marins, réseaux de transmission et de distribution d'électricité. Alors que le numérique accompagne une électrification massive des usages, le système électrique dépend lui-même de plus en plus du numérique pour fonctionner. Pour comprendre ce grand système électrique et imaginer comment le transformer, il nous faut aller au bout des flux, là où se révèle la matérialité des machines et des câbles. L'enjeu est immense : réinventer des liens techniques compatibles avec le vivant , repenser les structures et la gouvernementalité des réseaux pour bâtir d'autres communs techniques.
Présentation de l'éditeur Si l histoire de la déconnexion trouve ses racines au XIXe siècle, le mouvement de l autonomie énergétique arrive à maturité entre 1970 et 1980. Fortement impulsée par le contexte de crise de la fin des années 1960 et la contre-culture américaine, l autonomie quittera cet espace-temps pour se propager géographiquement, remontant des filières plus institutionnelles et poussant ses propres limites, de l unité domestique à ville territoire. La curieuse machine autonome de John Adolphus Etzeler, la maison autonome d Alexander Pike, les logements de Sean Wellesley Miller et Day Chaharoudi ou la ville auto-énergétique de Georges Alexandroff attestent de la puissance de ce concept. Cet idéal de déconnexion conjuguait virtuosité technique, projet économique, social et environnemental, dans un renversement critique de l ordre technologique hérité. Dans une configuration idéologique et symbolique complexe, l autonomie énergétique a fonctionné comme une fabrique d idéalité rurale et urbaine. En partant de quelques scénarios énergétiques de la période 1970-1980 et d archives originales, cet ouvrage ambitionne de retracer la généalogie du mouvement de l autonomie énergétique. Sous le prisme du rapport connexion vs déconnexion, la première partie propose une mise en perspective historique du thème, revenant aux origines de la cité câblée au début du XIXe siècle. La seconde, en suivant l évolution des programmes et des échelles analyse, à travers un corpus de projets, la décennie d expérimentations architecturales qui a participé à l éclatement du cadre énergétique moderne.
Le livre En 1923, Deskaheh Levi General fut envoyé à la Société des Nations en tant que porte-parole de la Confédération Haudenosaunee, composée de six nations souveraines nord-américaines : Mohawk, Oneida, Onondaga, Cayuga, Seneca et Tuscarora. Sa pétition est considérée comme le point de départ du mouvement international pour la souveraineté autochtone, qui lutte contre les inégalités structurelles à travers le monde. En 2023, la Confédération Haudenosaunee, la Ville de Genève et le Centre de documentation, de recherche et d'information des peuples autochtones (Docip) célèbrent le centenaire de cette intervention. Deskaheh demanda que justice soit rendue à la Confédération Haudenosaunee, une justice longtemps bafouée. Son appel résonna à travers toutes les nations du monde grâce au peuple et à la Ville de Genève, qui soutinrent la cause des Haundenosaunee (Iroquois). Cette publication vise à célébrer cette action en faveur des Peuples Autochtones ainsi que le rôle que Genève a joué et joue encore à cet égard. Elle réunit nos esprits à la façon dont les rivières se rejoignent pour former un fleuve. La première rivière porte le savoir qui fonda les principes Haudenosaunee ; la deuxième raconte l'histoire d'une justice bafouée ; une troisième rend hommage à cent ans d'amitié entre le peuple Haudenosaunee et ses alliés internationaux ; la dernière souligne la distance autant que l'itinéraire d'une réconciliation entre les systèmes judiciaires autochtone et occidental, en imaginant la création à venir d'un Droit international autochtone.