Mutations de l'Etat et protection des droits de l'homme
Lochak Danièle
PARIS OUEST
17,00 €
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EAN :9782840160038
La réflexion sur les mutations contemporaines de l'Etat sert ici de point de départ pour appréhender les transformations qui affectent le contenu, l'effectivité et les modalités de garantie des droits de l'homme: la délégation de fonctions régaliennes ne dilue-t-elle pas les responsabilités étatiques? Comment comprendre les stratégies développées par les Etats face aux mécanismes de protection internationale des droits de l'homme? Quelles sont les conséquences du repli de l'Etat providence sur l'effectivité des droits sociaux lorsque leur garantie est de plus en plus souvent confiée à des personnes privées? Comment analyser le rôle ambivalent des organisations économiques internationales, acteurs clés de la mondialisation libérale et attachées à la liberté des échanges, sur la réalisation de droits aussi fondamentaux que la santé, le travail ou l'éducation? La multiplicité de ces questionnements et la richesse des contributions réunies montrent que les droits de l'homme constituent bien une discipline scientifique à part entière et qu'il y a place en ce domaine pour des analyses juridiques rigoureuses et des réflexions théoriques fécondes. Cet ouvrage est le fruit d'une journée d'étude qui s'est tenue le 8 avril 2005 à l'université de Paris 10 à l'initiative des doctorants du Centre de recherches et d'études sur les droits fondamentaux (CREDOF).
Nombre de pages
250
Date de parution
03/01/2007
Poids
402g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782840160038
Titre
Mutations de l'Etat et protection des droits de l'homme
Auteur
Lochak Danièle
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
155
Poids
402
Date de parution
20070103
Nombre de pages
250,00 €
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La forme qu'ont prise en France les discussions sur la parité, le port de signes religieux à l'école ou les statistiques ethniques, a mis en lumière la dimension idéologique et polémique de la notion d'universalité, les positions en présence étant rapportées à l'opposition irréductible entre les tenants du modèle républicain universaliste et les partisans d'un communautarisme différencialiste.Mobilisant les grands principes constitutionnels comme l'égalité, la dignité ou la laïcité, ces débats ont également montré à quel point l'universalité a partie liée avec le droit.D'où l'intuition, qui est à l'origine de cet ouvrage, que l'universalité ne peut être pensée sans prendre en compte sa dimension juridique et que le droit peut servir d'analyseur pour éclairer la notion d'universalité, pour faire apparaître les tensions et les paradoxes qui la traversent.
Un éclairage sur le traitement juridique des Juifs depuis la Révolution française Un inventaire des textes juridiques concernant les Juifs depuis la Révolution française jusqu'à aujourd'hui, resitués dans leur contexte historique, politique et sociologique De prime abord, la conjonction de ces deux mots : " le droit " et " les Juifs " peut surprendre, voire choquer. Spontanément, en effet, on a tendance à penser que, depuis la Révolution française qui a fait des Juifs des citoyens comme les autres, le droit n'a rien à faire de la qualité de Juif. Sauf sous Vichy, bien sûr, cette sombre " parenthèse " dans l'histoire de la République. Mais la réalité est moins simple. Cet ouvrage fait l'inventaire des textes de nature juridique concernant les Juifs depuis la Révolution française jusqu'à aujourd'hui en les resituant dans leur contexte historique, politique et sociologique.
Une quatrième édition de cette synthèse de référence, par une spécialiste reconnue de toutes les dimensions de ce thème singulier aux multiples facettes. Les droits de l'homme ne sont pas une catégorie intemporelle, un corps de principes qui seraient gravés une fois pour toutes dans le marbre : ils ont une histoire, qui continue à s'écrire en fonction des aspirations nouvelles qui s'expriment, des défis nouveaux auxquels ils sont confrontés, comme le développement des technologies ou la mondialisation. Nés sur le terrain des idées, les droits de l'homme ont été consacrés par le droit positif. Ils ont servi et servent encore d'étendard à des combats politiques. Ce livre accessible et rigoureux, écrit par une spécialiste reconnue de la matière, s'attache à analyser les droits de l'homme dans toutes ces dimensions ? idéologique, juridique, politique ? en se tenant à distance de deux conceptions antithétiques et également simplistes : celle qui appréhende l'évolution des droits de l'homme comme un processus linéaire et cumulatif entraînant l'humanité vers toujours plus de justice, et celle qui, à l'inverse, ne voit dans les droits de l'homme, si inégalement garantis, si souvent violés, qu'un slogan trompeur.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Qu'est-ce qui fait qu'un résultat statistique devient une vraie preuve ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. De l'âge d'or de Bagdad, celui des savoirs qu'Avicenne synthétise, à Cambridge, où Pearson et Fisher ont forgé la statistique moderne, il relie histoire des idées et outils d'analyse. Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou simple curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Favorisant regards obliques et courts-circuits, la comparaison inattendue, dans l'analyse esthétique des films, produit des affinités insoupçonnées, charge les oeuvres d'une nouvelle intensité et bouscule l'histoire des formes filmiques. Dans l'analyse esthétique des films, la comparaison des oeuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d'explorer l'aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l'analyste confronte des oeuvres que rien n'appelait à réunir, ce qu'on appelle en français le "mariage de la carpe et du lapin" . D'où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d'une telle démarche, montre dans quelle mesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s'efforçant d'évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l'ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l'affut des similitudes et affinités inspiratrices d'analyse - une analyse des possibles, mobilisant l'imagination.
Et si la notion de " social ", aujourd'hui incontournable pour penser les phénomènes humains, n'avait pas été configurée dans les grands textes théoriques, comme le Contrat social ou les Leçons de sociologie d'Auguste Comte, mais dans le corpus minoré et souvent fictionnel des études de moeurs ? C'est au sein de cette famille de textes, réunissant des formes aussi diverses que des tableaux, des études ou des romans, et entretenant des liens étroits avec la presse, que le social, ce " mot nouvellement introduit dans la langue " d'après l'Encyclopédie, s'est mis à désigner un nouveau champ de savoir qu'il s'agissait d'explorer à partir de pratiques inédites d'observation. En revenant sur ces corpus du xviiie au xixe siècle, cet ouvrage montre comment une histoire littéraire attentive aux marges du canon peut ouvrir de nouvelles perspectives sur un événement décisif : le passage du " monde " à la " société " et des " sciences morales " aux " sciences sociales ".