Peindre les mots - Gestes d’artiste, voix de poètes. GESTES D’ARTISTE, VOIX DE POÈTE
Lobet Robert ; Doucey Bruno ; Butor Michel ; Chedi
BRUNO DOUCEY
29,50 €
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EAN :9782362294242
L'atelier de Robert Lobet ressemble à un bateau. Des papiers de création reposent sur des séchoirs a claies comme les cartes des navigateurs. La roue d'une presse à taille-douce paraît un gouvernail. Un lingotier empli de cales en plomb sommeille dans la soute. Une console d'encrage attend son heure comme un navire au mouillage. Dans le carré, des estampes et des livres d'artiste, signés avec Michel Butor, Andrée Chedid, René Pons, Frédéric Jacques Temple, et maints autres poètes contemporains... Cette aventure inédite, vouée au dialogue entre les arts, méritait d'être racontée et mise en images. C'est chose faite. Peindre les mots est une invitation au voyage : dans la topographie organique des territoires qu'esquisse l'artiste, au gré des espaces qu'il invente, sur les surfaces libres qu'il explore par le trait et la couleur.
Nombre de pages
144
Date de parution
05/05/2022
Poids
500g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782362294242
Titre
Peindre les mots - Gestes d’artiste, voix de poètes. GESTES D’ARTISTE, VOIX DE POÈTE
Auteur
Lobet Robert ; Doucey Bruno ; Butor Michel ; Chedi
Editeur
BRUNO DOUCEY
Largeur
200
Poids
500
Date de parution
20220505
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
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Sortir, dépoussiérer ses habits, Agiter son corps de l'intérieur, Pour retrouver la route, Ouvrir les placards, Agiter les momies sans âge Et recréer le temps, Pousser les espaces au bord de la falaise, Fermer les yeux et défaire les images [...] Sortir et inventer un autre alphabet."
La beauté invisible du monde ; Attend en chancelant ; Briser l'oracle tel un pavot rebelle ; Enfermer la beauté dans la beauté ; Attendre le printemps ; Un seul battement de cils et mille papillons ; Trouver les mots qui réconfortent ; Et ne vouloir jamais mourir. Acrostiche réalisé à partir de fragments de poèmes de : Hélène Cadou, Breyten Breytenbach, Laurence Verrey, Christian Viguié, Dahlia Ravikovitch, François Cheng, Fabienne Swiatly, Frédéric Jacques Temple.
Construire une arche avec les mots... Le verbe pour gouvernail, des noms a bâbord et tribord, des adjectifs pour definir la profondeur des cales, la couleur de la coque ou la hauteur des voiles, tout un bric-a-brac d'articles et de prepositions en lieu et place des anneaux et des cordes. La ligne de flottaison du texte et le roulis du sens. Le point d'ecoute aussi, tant il est vrai que la voix d'un poete n'existe que par l'oreille qui lui est tendue. A Sete, chaque ete, la poesie est affaire de pavillons ! Et l'on aime ici les pavillons etrangers. Les voiles qui accostent pour le festival Voix Vives de mediterranee en mediterranee ne sont pas seulement latines : elles viennent aussi d'Afrique du Nord, des Balkans et du Moyen- Orient, elles viennent de toutes parts pour inviter le public au voyage. D'ailleurs ce dernier ne s'y trompe pas : dans la ville de Brassens et de Paul Valery, la poesie est un territoire de dialogue et de paix, un havre, une arche d'alliance, un viatique pour affronter les temps difficiles que nous connaissons. Montez a bord ! Ici tout le monde est admis, personne n'est laisse en rade.
Vallès-Bled Maïthé ; Lobet Robert ; Catzaras Maria
Et si la poésie était précisément celle qui entend la plainte du monde « et la transforme en poème », ainsi que l'écrit la poétesse occitane Aurélia Lassaque ? Si elle servait justement « à garder le cap de la belle espérance », comme le suggère l'écrivain et slameur camerounais Marc Alexandre Oho Bambe ? Si elle était « notre toit, notre nourriture, notre chanson », la poésie, comme le clame haut et fort la Syrienne Hala Mohammad ? Malgré les guerres et la haine, malgré les pogroms et les vengeances aveugles, malgré le piétinement de l'Histoire à notre porte, l'art, l'écriture, la poésie continuent inlassablement à dire qu'une autre voie est possible. À Sète, depuis plus de quinze ans, le festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée offre un écrin à cette espérance. Pendant dix jours, des poètes venus d'Europe, d'Afrique du Nord, des Balkans et du Moyen-Orient, invitent le public à partager le pain du poème. Voyez, le vent se lève, qui emporte avec lui le pollen des mots. Écoutez, écoutez, juste le temps d'une trêve? Elle porte en elle tous les rêves du monde.
il est bientôt l'heure/ de nouer ma voix/ aux lumières vives/ au soleil de joie/ à la chaleur bleue/ du feu des anciennes/ être un tout/ enfin/ caresse des ans/ réconciliée/ pour mieux m'effacer
Ceux qui l'ont vécu vous le diront : voir un de ses propres poèmes traduit en langue des signes procure une émotion incomparable. C'est parce que j'ai vécu cette émotion que j'ai souhaité devenir l'éditeur de la première anthologie de poésie en langue des signes française. Ce livre et le DVD qui l'accompagne donnent à lire, à voir et à entendre cinquante poètes contemporains venus de tous les horizons. Une mosaïque vouée à la polyphonie des cultures et des voix. Les poètes de cette anthologie se trouvent reliés par une interprétation gestuelle devenue un acte poétique en soi. Les captations ? réalisées en studio ou lors de grands festivals de poésie, comme le festival Voix vives de méditerranée en méditerranée de Sète ou le festival de poésie de Saint-Martin d'Hères ? ne restituent pas seulement l'expressivité des textes. Elles étendent aussi le territoire du poème aux dimensions du corps, révélant une langue au-delà des mots. Cette émotion rare, je souhaite aujourd'hui la faire partager.
Pendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle-Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs de peau différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l'une à Nouméa, tantôt chez l'autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l'embouchure d'un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, les accords de Nouméa, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité "imposée ou non", l'éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre, aucun sujet n'a été écarté, aucun tabou n'a fait taire leur "parole jumelle". C'est pour publier de tels livres que je suis devenu éditeur. Un appel à résister par la poésie.